Auteur/autrice : PGUINARD@dm1n

Instance collégiale DH du 25 janvier 2024 : le CHFO vous informe

Lors de cette séance, les membres de l’instance devaient examiner les candidatures pour les emplois publiés les 31 octobre et 8 novembre 2023  :
 
8 emplois fonctionnels de groupe II
  • Directeur du Centre hospitalier de Brive-la-Gaillarde ; EHPAD du Pays de Brive (Corrèze)
  • Directeur des Centres hospitaliers de Bastia, Corté Tattone, Calvi Balagne (Haute-Corse)
  • Directeur du Centre hospitalier Sud-Gironde, centre hospitalier de Bazas, centre hospitalier spécialisé de Cadillac, ESPASS de Podensac, Pôle Public médicosocial de Monségur (Gironde)
  • Directeur des Centre hospitaliers de l’Agglomération de Nevers, de Cosne-sur-Loire, de la Charité-sur-Loire, de Decize, de Château-Chinon, de Lormes, centres de long séjour de Luzy et Saint Pierre-le-Moûtier et le CHS de La Charité-sur-Loire (Nièvre)
  • Directeur du Centre hospitalier de Dunkerque (Nord)
  • Directeur du Centre hospitalier de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) 
  • Centres hospitaliers de Pau, de Mauléon-Licharre ; Centre gérontologique de Pontacq (Pyrénées-Atlantiques)
  • Directeur des Centres hospitaliers de Créteil et de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) 

8 emplois fonctionnels de Groupe III

  • Directeur du Centre hospitalier de Millau et centre hospitalier Emile Borel à Saint-Affrique (Aveyron)
  • Directeur du Centre hospitalier Alès Cévennes, Centre hospitalier de Ponteils, (Gard)
  • Directeur du Centre hospitalier Intercommunal de Redon-Carentoir (Ille-et-Vilaine)
  • Directeur des Centres hospitaliers de Vienne, de Beaurepaire, de Condrieu, du Pilat Rhodanien (Isère)
  • Adjoint au directeur des Centres hospitaliers de Valenciennes et de Fourmies (Nord)
  • Adjoint au directeur  du Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace (Haut-Rhin)
  • Directeur de l’hospitalisation à domicile de l’AP-HP (Paris)
  • Directeur de l’Etablissement public de santé Barthélemy Durand à Etampes (Essonne)

3 emplois non fonctionnels

  • Directeur du Centre hospitalier Gabriel Déplante – Rumilly (Haute-Savoie)
  • Directeur du Centre hospitalier Sud Charente, EHPAD « Talleyrand » à Chalais
  • Directeur du Centre hospitalier Irénée de Bruyn Gustavia – Saint-Barthélemy (Guadeloupe)

Au total, 91 personnes se sont portées candidates sur les 19 emplois, dont 31 femmes et 60 hommes.

L’instance collégiale a adopté les listes courtes pour 18 emplois  ; les listes comptent de 1 à 9 candidats.

L’emploi d’adjoint au directeur  du Groupe hospitalier de Mulhouse sera republié. Les candidatures aux emplois publiés le 22 décembre seront examinées lors de l’instance collégiale du 29 février 2024.

Vous trouverez ci-après la déclaration des représentants du CHFO et une synthèse des débats.

Déclaration liminaire du CHFO

Madame la Directrice générale,

Mesdames et messieurs les membres de l’instance collégiale,

Chers collègues,

Cette première instance collégiale de l’année 2024 pour l’accès aux emplois supérieurs de DH doit examiner les candidatures aux 19 emplois de la publication du 31 octobre 2023 complétée le 8 novembre.

Je concentrerai mon propos aujourd’hui sur le contexte de ces candidatures, sur leur traitement actuel par l’Instance collégiale, et sur quelques enjeux à venir.

L’instance collégiale doit arrêter aujourd’hui les listes courtes pour 8 emplois fonctionnels de groupe II, 8 de groupe III, et 3 chefferies non fonctionnelles.

Ces emplois ont générés 116 candidatures, si l’on déduit les collègues retenus au mouvement précédent et les désistements dont nous étions informés avant l’Instance.

Même si le nombre de candidats par emploi varie fortement (de 1 à 17), cela n’empêche pas de constater une lente mais régulière tendance à la diminution des candidatures.

Une baisse d’attractivité des emplois supérieurs

Cela traduit tout d’abord une baisse d’attractivité de ces emplois supérieurs pour les DH, alors que les candidatures de non fonctionnaires restent très marginales.

Pour les collègues en poste, il y a une difficulté  grandissante à se projeter, dans leur emploi actuel, et a fortiori dans un emploi futur. Qu’il soit attendu de nous une capacité à développer une stratégie et à relever des défis est dans la logique du métier. Mais il vient un moment où l’accumulation des obstacles et la multiplication des écrans de fumée devient une entrave personnelle et collective.

Obstacles et écrans de fumée

Le premier prix de l’écran de fumée a été attribué à l’unanimité à l’annonce par le premier ministre d’un formidable effort de 32Mds en 5 ans, complétée par la promesse d’un prochain budget historique. Il s’agit alors de démontrer la priorité donnée à l’hôpital par le gouvernement, et aussi de laisser courir la petite musique « qu’ils arrêtent de se plaindre ». Mais rapidement le fact-checking fait son œuvre sur ce qui est une pure production de communicants : les 32 Mds ne sont pas pour l’hôpital mais pour les système de santé, ils correspondent à la trajectoire déjà inscrite dans la loi de programmation des finances publiques et le prochain budget historique c’est pour 2025 car le PLFSS 2024 vient d’être promulgué et le précédent ministre de la santé doit être bien soulagé de ne pas avoir à l’appliquer.

En « réalité », la croissance de l’ONDAM établissements de santé pour 2025-2026-2027 est inscrite dans cette loi de programmation à un niveau inférieur à la combinaison des prévisions d’inflation et de croissance. On cherche encore où est la priorité, voire même la soutenabilité de telles prévisions.

Non, décidément cela n’améliore en rien la visibilité pour les établissements et leurs directeurs. Ils en sont encore à jouer les prolongations de la campagne tarifaire 2023, qui chaque année déborde largement malgré les promesses d’en revenir à l’annualité. Ils sont de plus en plus nombreux à devoir prioriser les factures les plus urgentes face aux impasses de trésorerie. Il faut d’ailleurs s’interroger sur le caractère allusif, voire silencieux des fiches de postes publiées, en ce qui concerne la situation budgétaire et financière des établissements.

A cela, s’ajoute la corvée de la nouvelle procédure des autorisations. En la matière, une fois de plus s’illustre l’adage, ce qui est en retard devient urgent. Il faut donc produire des dossiers en masse, sur des activités stratégiques, sans compter les décrets manquants et sans avoir la moindre idée de la façon dont tout cela va pouvoir être analysé par les agences.

Le rôle du CNG et de l’Instance collégiale

Certes, la solution à ces impasses et à cette perte d’attractivité ne se trouve pas dans l’instance collégiale mais elle ne peut les ignorer. Un certain nombre de dispositifs sont déjà à l’œuvre pour préparer ou accompagner les directeurs aux emplois supérieurs. Ils doivent être préservés et même amplifiés. On notera au passage que le CHESP dans sa nouvelle orientation ne répond plus vraiment à l’objectif puisqu’il cible des directeurs qui sont déjà en situation.

Mécaniquement, la raréfaction des candidatures peut conduire à des listes vraiment très courtes, car l’Instance collégiale ne peut se dispenser de son travail de sélection de candidatures adaptées aux postes. Aussi, l’impact de la pratique actuelle consistant à ne pas inscrire les postulants sur plusieurs listes courtes, même avec ses exceptions, peut les conduire  à restreindre leurs candidatures pour faire valoir leur priorité. Il faudra en évaluer l’impact.

Le point sur les nominations équilibrées

Un autre élément de contexte évolue, il s’agit de l’objectif de nominations équilibrées aux emplois. Pour l’actuel mouvement, nous avons dénombré 39 candidatures déposées par 31 femmes, et 77 candidatures déposées par 61 hommes, soit une répartition 1/3 et 2/3, que ce soit pour le nombre de candidats ou de candidatures.

La loi du 19 juillet 2023 a modifié les dispositions du code général de la fonction publique ; elle a été précisée et complétée par un décret du 28 décembre 2023.

L’objectif actuel demeure un équilibre 40/60 dans les nominations. Le périmètre pour les corps de direction est celui des emplois supérieurs : les emplois fonctionnels et les emplois de chefs d’établissements des corps DH et D3S. L’atteinte de l’objectif s’apprécie globalement par année civile et concerne seulement les primo-nominations (exclusion des renouvellements ou des nouvelles nominations dans un même type d’emploi).

Le CNG doit publier le résultats en termes de nominations équilibrées chaque année avant le 30 juin de N+1 ; la non atteinte du résultat entraîne le paiement d’une contribution désormais forfaitaire de 90 000 €.

Même si l’Instance collégiale n’intervient que pour une phase du processus du recrutement, il sera du plus haut intérêt que le CNG lui présente les résultats au titre de l’année 2023, et l’évolution par rapport aux années antérieures en distinguant bien sûr la répartition pour les emplois supérieurs DH et D3S.

Il convient de se souvenir que la loi de juillet 2023 prévoit que l’objectif de nominations équilibrées soit de 50% en 2026, et qu’à partir de 2027, la proportion de personnes de même sexe parmi les personnes occupant les emplois supérieurs ne puisse être inférieure à 40 % (en clair, on passe des flux au stock !).

Evaluer l’action de l’instance collégiale

Pour prolonger sur la question de l’impact du travail de l’instance collégiale, il faut aussi revenir sur un point évoqué au mois de novembre. Le règlement intérieur de l’Instance prévoit dans son article 16 que le procès-verbal de la réunion est transmis à chacun des membres en vue de l’approbation pour la prochaine instance. Cette approbation constitue le premier point de l’ordre du jour de la réunion suivante.

Il ne s’agit pas de pur formalisme mais bien de pouvoir échanger sur les suites données aux décisions.

Ainsi, lors de la séance du mois de novembre, l’Instance a adopté après débat une liste de candidats pour l’emploi de directeur du Centre gérontologique départemental des Bouches-du-Rhône. Or ce sont les candidats qui ont appris fin novembre que les entretiens n’auraient pas lieu, sur décision de l’ARS. Lors de la communication des choix, il a été fait état d’un retrait de publication.

Les retraits de publication ne sont pas nouveaux, mais ils font l’objet d’un rectificatif au Journal officiel. Ici rien de tel, mais une décision inexpliquée, prise plus de 2 mois après la publication du poste. Cela interroge sur l’attention portée par les Agences au processus d’accès aux emplois, et aux collègues chargés d’assurer les intérims. En outre cela néglige  les conséquences pour les intéressés alors que l’instance collégiale refuse par exemple d’inscrire les candidats sur plusieurs listes. Ce point doit être rappelé fermement pour revenir à un cadre plus transparent.

Améliorer l’agenda

Enfin, je souhaite aussi évoquer le calendrier de travail de l’instance collégiale. Tout d’abord pour signaler que de nombreux collègues se sont plaints de la longueur du présent mouvement, les candidatures étant examinées près de trois mois après la publication. Hors la césure estivale, un délai d’instruction de deux mois devrait être le maximum raisonnable. Je crois que ce long délai se reproduit à nouveau pour la publication d’octobre 2024.

Par ailleurs, l’Instance avait convenu qu’il lui était nécessaire de connaître les résultats du mouvement précédent pour élaborer les listes courtes. Ce sera le cas pour la prochaine instance collégiale du 29 février, les résultats de l’actuel mouvement seront connus. Mais le problème se pose à nouveau pour l’instance du 21 mars, qui devrait se tenir avant les résultats du tour précédent.

Je vous remercie de votre attention.

Pour les représentants CHFO à l’instance collégiale

Philippe GUINARD

Hélène THALMANN

SYNTHESE DES DEBATS

Le constat a été partagé sur la baisse du nombre de candidatures et sur la conséquence en termes de listes « très courtes ». 

Pour le CHFO, cela implique que les moyens de valoriser la prise de responsabilités et les postes très exposés soient instaurés dans les discussions statuaires en cours.

Il a été convenu aussi qu’il fallait évaluer l’impact de la pratique consistant à limiter strictement les inscriptions sur plusieurs shortlistes dans ce contexte. Le second axe est de renforcer les actions pour aider et inciter les candidatures, dont les candidatures féminines pour arriver à des nominations équilibrées.

Le CNG a confirmé qu’il communiquerait au mois de mars sur la situation actuelles en regard des obligations légales.

Il a été insisté aussi sur la distinction des rôles respectifs de l’instance collégiale et des ARS, et sur l’intérêt de rétablir le « groupe contact » qui organisait in échange périodique entre  les OS, les ARS et le CNG sous l’égide du ministère.

Il est prévu un travail d’actualisation des lignes directrices de gestion au cours de cette année.

Enfin plusieurs ajustements du calendrier 2024 de l’instance collégiale sont envisagés, nous vous les communiquerons dès finalisation.

PS : la sélection CHESP 2024 devrait être publiée cette semaine…

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Ingénieur en chef : le Centre Hospitalier Intercommunal Aix-Pertuis recrute

Rattaché à la Direction des ressources opérationnelles, l’ingénieur en chef  est en charge de la mise en oeuvre du plan directeur travaux et encadre les services travaux, exploitation-maintenance, et gestion des accès.

Les candidatures peuvent être déposées sur le site du Centre hospitalier : https://www.ch-aix.fr/emplois-non-medicaux 

Consulter la fiche de poste

D3S : résultats du mouvement 2023-4 Chefs d’établissements

Pour les emplois publiés les 22 et 29 septembre 2023, l’instance collégiale du 21 novembre 2023 avait arrêté les listes courtes.

Le CNG a pu nous communiquer les résultats ce jour.

Consultez les résultats

Pour ce tour de recrutement, 24 emplois étaient proposés, dont 1 emploi fonctionnel, et 5 emplois donnant accès à l’échelon fonctionnel. Sur le total, 8 emplois restent non pourvus à l’issue du mouvement. Parmi les 16 candidats retenus, 7 sont D3S, 2 sont DH, 2 sont inscrits sur la liste d’aptitude et 5 sont non fonctionnaires.

L’instance collégiale pour les emplois publiés le 30 novembre et le 8 décembre 2023 aura lieu le 26 janvier 2024, et la prochaine publication aura lieu le 9 février.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité : 

Prendre contact    01 47 07 22 34 (permanence)

Tableaux d’avancement Directeurs des soins 2024

Pour la promotion à la Hors classe

Le tableau d’avancement pour 2024 sera très prochainement mis en ligne par le CNG.

Nos félicitations aux 53 promus.

Lors des échanges préparatoires, le CHFO a pu clarifier et faire résoudre plusieurs situations qu’il faut connaître. En effet, nous constatons chaque année que des directeurs des soins qui remplissent les conditions ne sont pas proposés, par ignorance de l’évaluateur et/ ou de l’évalué. De plus, nous avons obtenu qu’un Tableau complémentaire soit élaboré pour les situations restant à valider.

Nous invitons donc tous les Directeurs des soins de Classe normale qui ont 4 ans d’ancienneté (dont l’année à Rennes) à nous contacter systématiquement pour examiner si leur changements de fonction répondent aux critères de mobilité fonctionnelle. (La ligne directrice de gestion sur le site du CNG)

De plus, nous constatons encore que certaines de ces mobilités fonctionnelles ne sont pas bien tracées par des décisions du chef d’établissement ou dans le support d’évaluation. Chacun doit être particulièrement vigilant sur cette traçabilité.

Pour la promotion à la classe exceptionnelle

Pour le tableau d’avancement 2024, il reste 2 semaines pour que les propositions de promotion soient transmises au CNG (échéance au 29 décembre). Tous les documents et supports sont en ligne sur le site du CNG.

Lors du tableau d’avancement 2023, nous avions constaté que tous les DS promouvables n’avaient pas fait de dossier ou été proposés. Même si l’impact immédiat de la promotion est faible, nous vous invitons à ne pas le négliger car c’est le nombre de promus en classe exceptionnelle qui conditionne les possibilités d’avancement de fin de carrière avec l’échelon spécial.

Le CHFO est à votre disposition pour répondre à vos questions et vous conseiller sur la constitution du dossier. Il est encore temps.

Signez la pétition pour demander à la Première ministre d’arbitrer pour une réforme statutaire à la hauteur.

Grilles indiciaires qui plafonnent à un niveau repoussoir. Grade de classe exceptionnelle indigent, emplois fonctionnels non reconnus. Les motifs d’insatisfaction et les revendications ne manquent pas. Depuis le mois de mars, aucun de ces sujets n’a avancé, alors qu’il y a urgence.

C’est la raison de l’appel intersyndical à la Première ministre. Participez en signant vous aussi la pétition lancée hier. Pas un DS ne doit manquer !

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Attention : carrefour dangereux pour les DS

En janvier 2023, les ministres de la santé et de la fonction publique nous annoncent qu’il sont l’objectif de mener ce chantier de réforme statutaire dans l’année pour une mise en œuvre début 2024, au bénéfice des trois corps de direction.

Nous sommes en décembre 2023 et tous les clignotants sont au rouge.

1er clignotant L’AGENDA LUI-MEME

Pour ce grand chantier, une réunion réalisée en mars 2023 et une seul programmée le 18 décembre prochain, 8 réunions DH sur la même période. Chers DS, le ministère vous aime et vous le prouve.

2ème clignotant LE CONTENU DE L’AGENDA

En mars 2023, sont évoquées les modalités d’accès au corps (concours, tour extérieur) et les modalités de formation. Les syndicats font des contre-propositions. Aucun retour depuis.

Pour décembre, sont annoncés « Voies d’accès et autres sujets statutaires (dont emplois fonctionnels) ». Il suffit de lire en creux : les termes revalorisation indiciaire et indemnitaire ne sont pas inscrits, par différence avec les autres corps !

Cela veut dire que nous nous dirigeons vers des grilles indiciaires et des régimes indemnitaires qui vont complètement diverger entre DH et DS, à rebours de 20 ans d’évolution

3ème clignotant UN SEGUR INACHEVE DANS L’INDIFFERENCE

Dès la parution des décrets en avril 2022, nous alertons sur le fait que les Directeurs des soins sur emploi fonctionnel ne peuvent même pas bénéficier de leur promotion au 3ème grade. Il faut ajouter une phrase dans le décret « emplois fonctionnels », tout le monde est d’accord, nous sommes 20 mois plus tard ! De toute façon, ce troisième grade est à refaire, ceux qui peuvent y accéder n’y gagnent rien, ceux qui pourraient y gagner n’y accèdent pas !

4ème clignotant LE MYSTERE du PLAFOND DE VERRE enfin Elucidé ?

Lors de la déclinaison du SEGUR, on nous explique que le plafond de la Hors échelle A en hors classe est infranchissable car les DS ne relèvent pas de la catégorie A+ (celle qui a vocation aux emplois de chefs d’établissement). Au mois de novembre le nouveau statut des ingénieurs en chefs est présenté, avec une grille en Hors échelle Bbis pour la hors classe et en hors échelle E pour la classe exceptionnelle ! Tant mieux pour eux, l’attractivité est en jeu. Mais cherchez l’erreur et demandez vous quelle est la différence avec les DS ?

5ème clignotant LE TRONC COMMUN A LA TRONCONNEUSE

Depuis 2 ans est instauré un tronc commun des Ecoles du service public, recommandation du rapport Thiriez. Il s’agit de modules thématiques (valeurs de la République et principes du service public, transition écologique, transition numérique, inégalités et pauvreté, rapport à la science) et de temps de partage et d’échange inter-écoles se déroulant sur le terrain des stages. Il est déployé à l’EHESP et les EDS y sont intégrés comme les élèves des autres filières. Un arrêté du 28 novembre fixe la liste des corps participants : Bienvenue aux conservateurs du patrimoine de la Ville de Paris, aux inspecteurs de santé publique vétérinaire, et Exit les Directeurs des soins !

Erreur ou volonté, c’est de toute façon révélateur.

En résumé, sur l’insertion des DS dans la réforme de la haute fonction publique nous ne recevons que des signaux négatifs.

Pendant ce temps, la place des DS dans la gouvernance reste un sujet invisible et fragilisant pour la pérennité du corps. Le focus reste sur le binôme directeur médecin, pendant que certains établissements cassent le lien entre DS et encadrement des pôles, comme à Nice, ou que d’autres considèrent que DS et DRH font double emploi comme M Hirsch il n’y a pas si longtemps.

Pendant ce temps, le nombre de DS continue inexorablement de diminuer et bons nombre de postes vacants ne sont plus publiés au prétexte de manque de candidats, ou sont occupés de manière pérenne par des cadres de santé supérieurs.

 

A tous ceux qui cachent leur inaction par des propos lénifiants, compatissants, voire condescendants, nous disons : HYPOCRITES !

Par ce communiqué, le CHFO assume d’abord son devoir de tous vous informer.

Prenez la mesure de la gravité du moment, il nous reste peu de temps pour réagir.

Nous devons répliquer en nous MOBILISANT TOUTES ET TOUS massivement pour garantir :

  • la pérennité de la cohérence de la filière soignante,
  • la pérennité du corps des DS qui ont prouvé leur efficacité reconnue de tous les acteurs de la Santé en temps de crise et démontrent tous les jours leur capacité à mobiliser et fédérer les équipes dans un contexte contraint, morose, avec une perte d’attractivité.
  • la qualité des soins,
  • la recherche en soins et son développement

Nous prendrons et vous proposerons rapidement des initiatives communes.

D’ici là, partagez ces informations et réagissez.

Les Directeurs des soins CHFO 

Un carrefour dangereux pour les directeurs de la Fonction publique hospitalière

Les concertations sur la révision des statuts des trois corps de direction sont en cours. Le peu d’informations qui filtrent peut conduire à l’inquiétude comme à l’indifférence. 

Le CHFO considère que nous arrivons aujourd’hui à un carrefour dangereux pour nos métiers. C’est pourquoi il estime de son devoir de vous informer. C’est pourquoi nous vous communiquons l’interpellation que nous exprimons ce matin devant le comité consultatif national :

Notre comité consultatif se réunit aujourd’hui dans le contexte particulièrement tendu des travaux statutaires en cours.

La création en 2016 du CCN commun marquait une étape dans un mouvement lent de convergence des trois corps de direction de la FPH ; il installait le CNG dans son rôle d’interlocuteur global, ce qui obligeait collectivement à une cohérence d’approche.

Or nous sommes à un carrefour dangereux.

En effet, ce qui devait s’annoncer comme une perspective positive avec la transposition dans la fonction publique hospitalière de la réforme de la haute fonction publique voit se multiplier les risques d’accidents avec « dommages corporels ».

Au lieu de poursuivre le mouvement de convergence, les paramètres actuels posés par la DGOS pour cette réforme conduisent au creusement des écarts, voire à la séparation de corps ou au séparatisme.

Nous plaidons pour l’unicité statutaire DH-D3S comme une nouvelle étape de la convergence. Ceci est écarté sans le moindre argument.

Mais les prérequis imposés pour cette réforme vont beaucoup plus loin.

Poser que seuls les DH sont concernés par la transposition de la réforme de la haute fonction publique, cela signifie renvoyer les D3S dans un no man’s land où sont déjà confinés les DS, après le refus d’obstacles du SEGUR. Les données statistiques présentées ce jour sur le nombre de candidats au concours et en établissement pour les D3S et les DS confirment une hémorragie de ces deux corps qui ne fera que s’amplifier avec ces perspectives. Le CNG lui-même sonne l’alerte pour les D3S. 

Ce choix d’exclusion entraînera des conséquences en cascades qui vont élever des murs de séparation entre les corps.

S’agissant du régime indemnitaire,

C’est une rupture qui est envisagée : les DH passeraient de la PFR au RIFSEEP immédiatement avec la réforme, alors que cette transformation n’est même pas inscrite à la programmation 2024 pour les D3S et les DS. Ainsi, tout l’édifice commun, sur lequel nous devons encore travailler aujourd’hui, serait mis par terre, avec la désorganisation du processus d’évaluation, tant dans les établissements et en ARS qu’au CNG.

Et tout cela bien sûr, c’est sans compter avec le creusement des écarts qui sont déjà consistants, et surtout peu soutenables pour des fonctions comparables. Nous devons à nos collègues la vérité et donc d’alerter sur le fait que le sujet du régime indemnitaire des DS n’est même pas encore inscrit à l’agenda des discussions.

Le régime indemnitaire actuel est à bout de souffle pour les 3 corps, nous en avons l’illustration aujourd’hui en examinant les bilans 2022. Il doit être refondé pour les trois corps dans le même mouvement, il y va de la cohérence et de la cohésion des équipes de direction.

S’agissant des emplois fonctionnels et de chefs d’établissement

Les propositions de réécritures du décret emplois supérieurs commun aux DH et D3S proposent de ne rien changer pour les D3S et là encore de dissocier les mécanismes. Et pour les DS, chacun sait depuis début 2022 que le décret emplois fonctionnels doit être corrigé. Mais les DS peuvent bien attendre !

S’agissant des grilles indiciaires

Impossible de dire aujourd’hui à quel point les écarts vont se creuser. En effet des propositions soi-disant améliorées pour les D3S seraient travaillées depuis cet été, mais elles sont tellement alléchantes que conservées sous le sceau du secret. Et pour les DS, il n’y a même pas la promesse d’y avoir travaillé.

Pour les DH, les débats en cours de travaux sur les textes montrent une volonté de rompre avec ce qui avait été acté sur l’équivalence entre les trois versants de la fonction publique. Les administrateurs territoriaux font la même alerte, c’est bien le signe qu’il y a une résistance bureaucratique à rebours des intentions affichées par le gouvernement. Les administrateurs de la fonction publique de l’État ne veulent pas accorder à ceux de la territoriale et de l’hospitalière les éléments favorables de cette réforme. Le risque est réel et sérieux d’aboutir à une contre-réforme, avec la fin de l’alignement des trois versants, l’élévation de murs de séparation entre les corps, le placement sous curatelle du CNG et le retour du suprématisme de l’État.

Le CHFO ne cédera pas sur l’exigence de cohérence et de convergence dans la gestion des carrières et des rémunérations.

 

Nous le disons ici en CCN car cela entraîne des conséquences majeures pour le travail de l’instance, et pour le fonctionnement même du CNG, ce dont il n’a pas besoin.

Même si la révision statutaire se mettait en œuvre de manière coordonnée et cohérente, de nouveaux chantiers très importants vont devoir s’engager avec le CCN pour sa déclinaison, par exemple :

  • Revoir les lignes directrices de gestion pour la promotion de grade
  • Revoir une nouvelle fois le dispositif d’évaluation en lien avec le régime indemnitaire
  • Organiser une nouvelle cartographie des emplois connectée avec leur classement en groupes de niveaux.

Sans attendre, le CHFO réitère sa demande formulée encore au mois de juin, et qui correspondait à un engagement du CNG : il est urgent d’élaborer une ligne directrice de gestion pour les détachements entrants et sortants, pour les fins de détachement, et nous ajoutons pour les intégrations directes. Les pratiques actuelles pour le détachement n’ont aucune lisibilité pour les collègues et méritent d’être actualisées.

Quant aux intégrations directes, elles sont purement et simplement refusées, sans aucun critère ou motif. Cela équivaut à un refus d’application de la loi, alors que l’article L511-5 du code général de la fonction publique édicte : « Tous les corps et cadres d’emplois de la fonction publique sont accessibles aux fonctionnaires relevant du présent code par la voie de l’intégration directe ».

Enfin, le CHFO s’étonne de devoir encore attendre une communication de la DGOS sur la protection fonctionnelle qui est pourtant annoncée depuis 6 mois. Dans une période où les mises en cause sont multiples, et dans un contexte où le sujet de la responsabilité financière à été reconfiguré, le silence de notre administration afflige les collègues.

Une fois de plus.

SYNTHESE DE LA SEANCE DU 7 OCTOBRE

Les avis du CCN :

1/ Nombre de places aux concours des directeurs en 2024

Après le relèvement significatif en 2023, le CCN s’est prononcé en faveur de la proposition du CNG pour le maintien du nombre de places offertes aux concours 2024 : 113 DH, 133 D3S, 85 DS.

Le CHFO a questionné sur le maintien du nombre de place DH alors que ce concours fait le plein et que le nombre de postes restant vacants après publication est significatif, sans compter ceux pourvus par des contractuels. Le CNG répond que l’effectif remonte progressivement et qu’il n’est pas possible de combler brutalement le déficit pour ensuite diminuer fortement.

 2/ Evolution du dispositif de recherche d’affectation

Le CNG a présenté ses propositions formulées après plusieurs séances d’un groupe de travail issu du CCN. Le CHFO présentera plus en détail ces propositions dans une communication spécifique. On peut retenir :

  • la possibilité d’entrée dans le dispositif à l’issue d’un détachement, sachant que le droit à la réintégration reste prioritaire ;
  • la limitation plus stricte à une durée de 2 ans, Le CHFO a obtenu cependant  cependant la suspension de cette durée quand l’intéressé effectue des missions ;
  • la présentation de toutes les demandes de placement en RA devant la commission paritaire ; 
  • des engagements plus soutenus du CNG dans l’accompagnement des directeurs en RA ;
  • le tout devant être précisé dans une ligne directrice de gestion qui sera élaborée avec le CCN

Le CCN s’est prononcé en faveur des propositions. Celles-ci nécessitent des modifications des décrets statutaires. Le CHFO a demandé que ces modifications soient inscrites dans les décrets et entrent en vigueur de manière simultanée pour les 3 corps. Le Vœu a été adopté à la majorité (CHFO et SYNCASS).

3/ Révision du support d’évaluation 

Les propositions CNG résultent aussi d’un groupe de travail du CCN. Il s’agit avant tout d’une adaptation pour permettre la mise en place d’un formulaire en ligne. Des précisions sont apportées sur la nature du poste occupé, sur les perspectives de carrière de l’évalué.

Le CHFO a demandé que soit distinguées les rubriques qui ont vocation à suivre l’évalué dans ses candidatures, dans ses promotions, et celles qui ont une vocation plus locale. Sur ce plan d’autres point sur le fonctionnement d’équipe et sur les conditions de travail devraient être évoquées. Par ailleurs de nouvelles modifications devront intervenir en lien avec le changement des régimes indemnitaires.

Le CCN a donné un avis favorable.

Les informations 

1/ Bilan de la PFR 2022 pour les 3 corps de direction.

Ce bilan permet aussi de faire le point sur les taux de retour des évaluations au CNG, et de relever les ARS ou établissements défaillants. Le meilleur taux de retour concerne les Directeurs des soins. Les taux 2022 sont en léger recul sauf pour les DH. 

La plupart des autres constats sont ceux des années précédentes, en particulier la saturation au plafond de la part résultats pour de nombreux collègues. Pour les autres, on relève que le coefficient de variation annuelle est équivalent pour les DH et D3S et un peu supérieur pour les DS.

Le CNG effectue une analyse genrée des PFR, qui doit être approfondie pour servir de base à une évaluation de l’impact en écarts de rémunération.

2/ Mise en place d’un Conseil médical  national.

Le projet a été examiné pour avis par la formation spécialisée santé et conditions de travail. Le CNG a confirmé la parution prochaine des textes, pour une effectivité au 1er janvier 2024. Dès cette date, les Conseils médicaux départementaux ne seront plus compétents pour les corps de direction.

Le PLFSS 2024 bien loin du compte !

Après quelques années de quoi qu’il en coûte, revoilà un PLFSS en deçà des besoins à financer dans un contexte de reprise de l’inflation à un haut niveau alors que l’hôpital continue à être en crise même si le système hospitalier résiste grâce à la résilience de ses équipes.

La fragilisation financière s’ajoute à la crise d’attractivité

La crise de l’hôpital se manifeste par un manque critique d’attractivité de certains emplois (médecins, soignants, cadres, directeurs), un absentéisme préoccupant croissant du fait de l’épuisement des professionnels, une vague de départs sans précédent qui grossit d’année en année, des déficits qui se creusent sans perspective de vrai retour à l’équilibre, et une dette des hôpitaux qui s’accroît et freine l’investissement hospitalier plus que jamais pourtant nécessaire.

Sur le terrain la crise se traduit par des fermetures de lits de plus en plus nombreuses partout sur l’ensemble du territoire avec des fragilités plus marquées dans certains départements, des réductions subies dans les programmes opératoires faute de personnels IBODE, une fragilisation silencieuse du service public hospitalier avec des déports d’activité vers le privé quand l’offre privée existe ou des renoncements des patients aux soins quand l’offre publique est seule dans son territoire et n’est plus en capacité de répondre à la demande de soins.

Certaines disciplines sont plus que d’autres en difficulté : les urgences, la pédiatrie, la psychiatrie adulte et la pédopsychiatrie pour ne citer qu’elles. Mais sur le terrain on sait que bien des établissements peinent à recruter ou à retenir les professionnels de santé.

Le PLFSS 2024 n’apporte pas le choc d’attractivité attendu pour l’hôpital et renoue avec une logique comptable qui s’est pourtant montrée délétère lors de la crise sanitaire du Covid.

Les contradictions ministérielles

Alors que pour la fonction publique d’Etat le ministre Stanislas Guérini vante un budget 2024 (cf. PLF 2024) pour « relever le défi de l’attractivité » et permettre le « réarmement de la fonction publique » en annonçant un programme s’appuyant sur 3 axes : l’augmentation des rémunérations, l’amélioration des conditions de travail, et « la levée d’un certain nombre de verrous et d’entraves pour libérer les énergies ». Comme on aimerait que cette logique inspirât aussi Ségur dans son PLFSS 2024 !

Lors du congrès de la FEHAP le 16 novembre 2023, le ministre Aurélien Rousseau a lui-même reconnu que la provision de 750 M€ pour compenser l’inflation n’est pas suffisante et entendu la demande des établissements de « donner à tous les acteurs des éléments le plus vite possible de visibilité sur ce que la puissance publique sera en mesure de faire pour accompagner le choc inflationniste de cette année ». Mais au-delà des belles paroles, on attend des actes !

De son côté la FHF a demandé à la Première ministre la restitution de la sous-exécution de l’ONDAM et des crédits mis en réserve 2023 alors qu’une large part d’établissements publics de santé anticipent un déficit sur l’exercice en cours.

La valse des milliards

Bercy et la DSS nous objecteront certainement le niveau élevé de déficit de la branche maladie, projeté à -9,3Mds€ en 2024. C’est d’ailleurs sans compter les déficit des établissements ; l’annexe 6 du PLFSS l’estime déjà à 1,2Mds€ en 2022 pour les EPS, et admet 50% d’EHPAD autonomes déficitaires en 2022, sans publier de déficit global. Mais c’est aussi sans compter le niveau sans précédent des exonérations de charges, estimées à 72,7Mds€ tous régimes en 2022 !

 

Une certaine unanimité

Si le PLFSS 2024 peine à trouver une majorité au Parlement, l’ONDAM 2024 n’est pas loin de faire l’unanimité contre lui. Outre les fédérations d’établissements et les syndicats, ce sont toutes les caisses nationales de sécurité sociale qui se sont prononcées contre.

Pour le CHFO attaché à défendre notre service public hospitalier et vigilant au maintien de l’offre de soins dans tous les territoires, il est clair que le Gouvernement a pris des engagements financiers dans la loi de programmation des finances publiques qui sont en réalité incompatibles avec ce qu’il affiche par ailleurs en termes d’objectifs de santé publique, de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé ou d’attractivité des métiers de la santé.

C’est donc un PLFSS en trompe l’œil qui risque de passer en force une nouvelle fois avec le recours au 49-3, et une année 2024 qui sera bien difficile pour nos établissements publics, leurs équipes de direction et leurs personnels.

C’est en ce sens que le CHFO interpelle les parlementaires, pour que cesse le double discours et la fiction du « tout est dans l’ONDAM, tout est dans les tarifs ».

Suppression de l’AME : médecins et cadres hospitaliers solidaires

Lors de l’examen du projet de loi sur l’immigration, présenté par le ministre de l’Intérieur, le Sénat a adopté un amendement qui supprime l’AME pour la remplacer par un dispositif aussi absurde qu’inapplicable.

La Première ministre se déclare opposée à cette disposition, le ministre de la santé également. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités.

De toute évidence, ces déclarations ne rassurent pas les professionnels de santé, craignant un marchandage indigne.

Le Syndicat national des médecins hospitaliers SNMH FO appelle tous ses confrères à signer la pétition lancée par les Prs PELISSOLO et BALEYTE et intitulée « déclaration de désobéissance médicale ». (communiqué)

Le CHFO est solidaire de ces démarches. Les valeurs du service public hospitalier, les exigences de la santé publique rejoignent le code de déontologie. Aucune disposition législative ne peut venir interdire l’accès de nos établissements à un patient. C’est le refus de soins qui engagerait leur responsabilité pénale !

C’est pourquoi Cadres et Médecins hospitaliers sont en phase pour refuser un dispositif qui ne vise qu’à effrayer des patients dans le besoin.

Son principal résultat sera de creuser un peu plus le déficit des hôpitaux et de mettre en difficulté les établissements et services sociaux qui accompagnent les personnes sans titres.

Le projet de loi immigration en discussion au Parlement est le 29ème texte sur ce sujet depuis 1980 ! Il est présenté par le ministre comme « le plus ferme depuis 30 ans ». L’amendement AME n’est donc pas le seul recul envisagé. L’article 3 sur les régularisations, notamment sur les métiers en tension, multiplie les restrictions et constituera une véritable usine à gaz. 

C’est pourquoi Force ouvrière dans son ensemble dénonce l’intention de ce texte et appelle l’Assemblée nationale à la raison (le communiqué).

Instance collégiale DH du 16 novembre 2023 : le CHFO vous informe

Lors de cette séance, les membres de l’instance devaient examiner les candidatures pour les emplois publiés les 17 et 23 septembre  :
1 emploi fonctionnel de groupe I
  • Directeur des CH de Verdun, St-Dizier, Bar-le-Duc, Vitry-le -François (Meuse)
3 emplois fonctionnels de groupe II
  • Directeur du CH Centre hospitalier de Douai (Nord)
  • Directeur des CH de Mâcon, CH de Paray, du Clunisois, de Tournus et 5 EHPAD (Saône et Loire)
  • Directeur de l’EPSM de La Réunion et du CH « Gabriel Martin » à Saint-Paul (La Réunion)

7 emplois fonctionnels de Groupe III

  • Directeur du Centre hospitalier Aunay-Bayeux (Calvados)
  • Directeur général adjoint du CHU de Dijon (Côte-d’Or)
  • Directeur du Centre hospitalier de Cambrai (Nord)
  • Directeur des CH du Puy-en-Velay, de Craponne-sur-Arzon et 3 EHPAD (Haute-Loire)
  • Directeur général adjoint du CHR de Metz -Thionville (Moselle)
  • Adjoint au directeur Groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace (Haut-Rhin)
  • Directeur général adjoint du Centre hospitalier universitaire de Pointe à Pitre (Guadeloupe)

3 emplois non fonctionnels

  • Directeur du Centre gérontologique départemental à Marseille (Bouches-du-Rhône)
  • Directeur du Centre hospitalier de Saint-Flour (Cantal)
  • Directeur des CH « G. Daumézon » à Bouguenais et CH « Bel Air » à Corcoué (Loire-Atlantique)

Au total, 70 personnes se sont portées candidates sur les 14 emplois, dont 18 femmes et 52 hommes.

L’instance collégiale a adopté les listes courtes pour 13 emplois  ; l’emploi du GH Mulhouse Sud-Alsace est republié ; les listes comptent de 2 à 8 candidats.

Les candidatures aux emplois publiés le 31 octobre seront examinées lors de l’instance collégiale du 25 janvier 2024.

Vous trouverez ci-après la déclaration des représentants du CHFO,  et la composition actualisée de l’Instance collégiale qui siégeait pour la première fois dans sa nouvelle formation.

Déclaration liminaire du CHFO

Madame la Directrice générale,
Mesdames et messieurs les membres de l’instance collégiale,
Chers collègues,

Cette séance de l’instance collégiale revêt un caractère particulier, puisque pour la troisième fois elle accueille de nouvelles personnalités qualifiées.

Pour le CHFO, c’est l’occasion de rappeler dans cette assemblée, et pour les collègues qui nous liront, les origines de l’instance collégiale, et les objectifs, officiels ou non, auxquels elle répond.

L’instance collégiale a été créée dans la vague des textes d’application de la loi de transformation de la fonction publique du 6 aout 2019. Derrière l’objectif bien-pensant de réduction des rigidités, se met en œuvre une intention de marginaliser le rôle des représentants du personnel, avec en particulier l’effacement radical des compétences des commissions paritaires. Le Conseil d’Etat dans son avis sur le projet de loi ne s’y trompait pas en pointant le risque d’appauvrissement du dialogue social.

Dans cette vague, le comité de sélection pour l’accès aux emplois était balayé, frappé du péché originel du paritarisme. Place donc à l’instance collégiale, avatar du nouveau dispositif instauré pour les emplois de direction de l’Etat. La transposition intervient avec les articles 9 à 13 du décret 959 du 31 juillet 2020.

Peut-être en écho à la colère des collègues, le ministère valide la présence à titre consultatif de représentants des directeurs à l’instance. C’est ce qui fait que vous devez endurer mon propos aujourd’hui, propos lucide sur le poids et la précarité de cette place.

La loi du 6 aout 2019 introduit une autre mesure de compensation avec l’extension du dispositif des lignes directrices de gestion. Une fois de plus, l’avis du Conseil d’Etat sur le projet de loi situe parfaitement la place de cet instrument de droit souple, mais invocable devant le juge.

Il rappelle la nécessité d’organiser le principe d’égal accès aux emplois publics énoncé à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Il souligne aussi le besoin de mieux prévenir le risque de conflit d’intérêts pouvant résulter de parcours professionnels plus fluides, il appelle à une doctrine accessible, permettant de rendre prévisibles les règles applicables.

L’instrument Ligne directrice de gestion est donc aujourd’hui essentiel pour le travail de l’instance. La LDG pour l’accès aux emplois adoptée en 2020 reprend pour l’essentiel les critères appliqués de longue date par le comité de sélection.

La dérogation décidée sur commande par le CNG début 2012, quelques semaines après l’adoption de la LDG, produit encore ses effets aujourd’hui.

Pour mémoire, dans sa première version, l’instance collégiale comptait 4 personnes qualifiées, à parité avec les membres de l’administration, mais il a été décidé depuis de ne plus s’encombrer avec les apparences.

Sans doute les personnalités qualifiées désignées en 2021, vos prédécesseurs, ont-ils accepté la mission avec la perception, voire l’assurance, que la décision de début 2021 était une incartade mais « qu’on n’y reviendrait plus ». Et c’est vrai qu’il a fallu 2 ans pour qu’on y revienne, mais comble de la provocation, ce fut sur le même emploi que la première fois.

J’imagine que cette fois, aucune promesse ne vous a été faite car, comme on dit, elle n’engagerait que celles et ceux qui l’écoutent.

La petite musique du passons à autre chose s’est faite entendre aussitôt après l’instance collégiale du 14 septembre. Et c’est donc délibérément que je m’y arrête aujourd’hui.

Passer outre serait faire fi du trouble créé par la décision, bien au-delà des 4 personnes qualifiées démissionnaires, mais auprès d’une grande part des collègues. Le trouble est majoré par la récidive des pouvoirs publics et de l’administration, après un jugement sévère du Tribunal administratif de Paris. C’est en vain qu’une personnalité qualifiée a appelé le 14 septembre à l’exemplarité.

En effet, en se pourvoyant en appel contre la décision du Tribunal administratif, et en contestant tous les moyens retenus par le juge, le CNG affiche une bonne conscience à toute épreuve et vous promet d’y revenir.

Mais ce cas particulier n’est qu’un épiphénomène et j’en reviens à mon propos introductif sur le sens des réformes engagées en 2019. S’agissant de l’encadrement supérieur, les grands objectifs de souplesse et de fluidité sont déclinés en nombre d’instruments modernes sur l’accompagnement des parcours, la promotion des talents, la constitution de viviers, etc. Tout cela permet au demeurant d’avoir les mains libres pour rendre des services et renvoyer des ascenseurs. Et quand il y a contradiction, on passe outre. C’est à peu près la définition du cynisme.

Ainsi, est-ce pour être moderne et fluide que l’on attend 4 mois pour publier 2 emplois de directeurs généraux de CHU ? Après tout, la publication d’un emploi, n’est-ce pas encore une rigidité qui ne fait pas assez appel à la performance relationnelle des collègues intéressés ?

La contagion du cynisme dépasse bien sûr notre petit microcosme, avec une bonne dose d’aveuglement face à l’approfondissement des fractures françaises, comme viennent encore de le mesurer le CEVIPOF avec la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne.

A notre place, ne négligeons donc pas notre rôle pour préserver l’image du service public et de ses dirigeants.

C’est pour prendre part à ce rôle que nous restons :

Pour l’examen des candidatures aux emplois, nos alertes ou informations peuvent éviter des erreurs plus ou moins manifestes.

Nous sommes présents aussi pour faire le lien avec les débats en Comité consultatif national sur les LDG. Les lignes directrices peuvent légitimement évoluer, et nous avons déjà constaté et constaterons à nouveau ce besoin en Instance collégiale.

Il en va de même pour la bonne application du règlement intérieur de l’Instance et son évolution. Nous continuons à demander que l’Instance collégiale soit plus mobilisée sur l’impact de ses propres décisions ; ainsi la suite donnée à ses shortlistes devrait être discutée à chaque fois à l’instance suivante, dans un but d’amélioration.

C’est bien à cette modeste place et en toute lucidité que le CHFO participe à cette instance.

Nouvelle composition de l'Instance collégiale

Titulaires

Membres avec voix délibérative

 

      Suppléants

Représentants l’administration

  • Marie Noëlle GERAIN-BREUZARD
  • Alban NIZOU
  • Arnaud VIDAL
  • Christel PIERRAT
  • Philippe TOUZY
  • Florence GIRAUD

Personnalités qualifiées

  • Gérard COTTELLON
  • Nadiège BAILLE
  • Michel LOUAZEL
  • Michèle PORTAL

Membres avec voix consultative

  • Maxime MORIN SYNCASS CFDT
  • Catherine LATGER SMPS UNSA
  • Philippe GUINARD CHFO
  • Denis VALZER FHF
  • Lionel PAILHE SYNCASS CFDT
  • Corinne SENESCHAL SMPS UNSA
  • Richard DALMASSO CHFO
  • Quentin HENAFF FHF
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Amérique latine : vacance d’un emploi de conseiller pour les affaires sociales

Le poste est basé à Brasilia et compétent pour la sous-région Brésil, Argentine, Chili, Paraguay et Uruguay.

Pour plus d’informations : consulter l’avis 

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