Auteur/autrice : henmu

Mise à jour 2026 des listes d’emplois D3S

Le CHFO décrypte la liste et vous informe des principaux changements.

EPS dirigés par des D3S

L’arrêté du 8 octobre fixe le nombre d’Etablissements Publics de Santé qui peuvent être dirigés par un directeur d’établissements sanitaire, social et médico-social à 97 établissements.

Aucun établissement n’intègre la liste et 14 présents dans le précédent arrêté en sont retirés (pour la quasi-totalité, suite à la mise en œuvre d’une direction commune avec un autre centre hospitalier.

Rappel des critères qui déterminent l’inscription sur cette liste d’emplois : l’établissement ne doit pas comporter de service de chirurgie, d’obstétrique ou d’hospitalisation sous contrainte. La nature et l’importance de leur activité sanitaire s’apprécient également selon les critères suivants non cumulatifs :

  • En médecine, sur la base d’un équipement maximal de 30 lits et d’un taux d’occupation de 85 % : jusqu’à 9 300 journées et/ou séances par an ;
  • En soins de suite et de réadaptation, sur la base d’un équipement maximal de 250 lits et d’un taux d’occupation de 85 % : jusqu’à 77 500 journées et/ou séances par an.

Si vous souhaitez connaitre le détail des postes retirés ou ajoutés, ou avoir plus d’explications sur les critères, n’hésitez pas à prendre contact avec nous. 

ED3S : avis de vacance d’emplois réservés aux élèves, modificatifs et additifs

Au total, 115 emplois (26 de chefs d’établissement et 89 d’adjoints) sont proposés aux 105 ED3S de la promotion constance PASCAL :

Initialement 108 emplois (26 de chefs d’établissement et 82 d’adjoints) étaient proposés le 4 septembre.


Consulter l’avis de chefs du 4 septembre

Consulter l’avis d’adjoints du 4 septembre

Consulter l’avis modificatif de chefs du 5 septembre

Consulter l’avis modificatif d’adjoints du 5 septembre

Consulter l’avis d’adjoints du 11 septembre

Consulter l’avis d’adjoints du 15 septembre

Consulter l’avis d’adjoints du 30 septembre

Consulter l’avis d’adjoints du 6 octobre

Les candidates et candidats à ces emplois doivent adresser leur dossier de candidature, composé de leur curriculum vitae et de leur lettre de motivation :

  • pour les emplois de chefs d’établissement

    – aux ARS où ils sont candidats ;

    – au Centre national de gestion par courriel à l’adresse suivante : 

cng-mobilite-d3s-chef@sante.gouv.fr

  • pour les emplois d’adjoints 

    – aux chefs des établissements de santé ou médicosociaux où ils sont candidats ;
    – au centre national de gestion par courriel à l’adresse suivante : 

cng-mobilite-d3s-da@sante.gouv.fr

Le CHFO est à l’écoute de chacune et chacun des ED3S de la promotion Constance PASCAL pour répondre à leurs questions, leur apporter aide et conseil et les accompagner à cette étape importante de leur devenir. N’hésitez pas à nous solliciter!

Lien vers notre guide de la première prise de poste

01  47 27 02 34

DS : avis de vacance d’emploi du 2 octobre 2026

L’avis propose 2 emplois de directeur des soins en gestion.

consulter l’avis

Ce qu’il faut retenir en substance de la procédure de recrutement :

Le délai de candidature court jusqu’au 23 octobre 2026. 

L’envoi de la candidature se fait par messagerie à :

  • cng-mobilite-dirsoins@sante.gouv.fr, (CV + lettre de motivation) avec copie au supérieur hiérarchique
  • et au chef d’établissement recruteur (CV + lettre de motivation + 3 évaluations)

La communication de la fiche de poste est à demander à l’établissement recruteur.

La prochaine publication d’emplois est programmée le 4 novembre 2026 pour les emplois fonctionnels et le 18 novembre 2026 pour les emplois de DS.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité : 

    01 47 07 22 34 (permanence)

D3S : avis de vacance d’emplois de chefs d’établissement du 25 septembre 2026

L’avis du 25 septembre propose 5 emplois dont 2 donnant accès à l’échelon fonctionnel

consulter l’avis du 25 septembre

Ce qu’il faut retenir en substance de la procédure de recrutement :

Le délai de candidature court  jusqu’au 16 octobre 2026.

Les candidatures reçues seront examinées lors de l’instance collégiale du 26 novembre 2026 pour arrêter les listes courtes. Les choix définitifs seront communiqués par le CNG le 08 janvier 2027.

L’envoi du dossier de candidature se fait uniquement par messagerie à : cng-mobilite-d3s-chef@sante.gouv.fr, avec copie au supérieur hiérarchique. 

En complément de la publication de “l’offre d’emploi”, il est conseillé de consulter la fiche de poste complète. Aussi, nous vous invitons à télécharger les fiches de postes sur le site du CNG.

La prochaine publication de chefs d’établissements est programmée pour le 27 novembre 2026 et le 29 octobre prochain pour les emplois d’adjoints.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité : 

01  47 27 02 34

DS : avis de vacance d’emploi du 23 septembre 2026

L’avis propose 22 emplois de directeur des soins en gestion et 13 emplois de directeur d’institut de formation.

consulter l’avis

Ce qu’il faut retenir en substance de la procédure de recrutement :

Le délai de candidature court jusqu’au 14 octobre 2026. 

L’envoi de la candidature se fait par messagerie à :

  • cng-mobilite-dirsoins@sante.gouv.fr, (CV + lettre de motivation) avec copie au supérieur hiérarchique
  • et au chef d’établissement recruteur (CV + lettre de motivation + 3 évaluations)

La communication de la fiche de poste est à demander à l’établissement recruteur.

La prochaine publication d’emplois est programmée le 4 novembre 2026 pour les emplois fonctionnels et le 18 novembre 2026 pour les emplois de DS.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité : 

    01 47 07 22 34 (permanence)

AAH : parution au JO des emplois réservés aux élèves AAH

La publication d’avis de vacance d’emplois spécifique pour les élèves AAH était initialement programmée entre le 07 et le 11 septembre 2026. L’arrêté du CNG du 15 septembre est paru ce 19 septembre au JO.

Il propose 113 emplois.

Voir l’arrêté du 15 septembre 2026 

Les 48 élèves attachés d’administration hospitalière de la promotion Pr Pauline Saint-Martin doivent adresser leur choix d’affectation au plus tard le mercredi 7 octobre 2026, au Centre national de gestion par voie électronique, à l’adresse de courriel suivante :

dorothee.duffet@sante.gouv.fr

ainsi que sur la plateforme dédiée au recensement des postes à partir du site internet du Centre national de gestion :

www.cng.sante.fr, rubrique « Candidats/concours », « Devenir Attaché d’administration hospitalière (AAH) », « Postes vacants et procédure d’affectation (AAH) ».

DH : avis d’emplois fonctionnels du 18 septembre 2026

L’avis du 18 septembre propose 33 emplois fonctionnels : 

  • 9 emplois de directrices ou directeurs chefs fonctionnels :

    – En groupe f : 2 emplois

    – En groupe g : 5 emplois 

    – En groupe i : 2 emplois

  • 1 emploi de directrice ou directeur des services centraux ou de groupe hospitalier :

    – En groupe i : 1 emploi

  • 3 emplois de directrice générale adjointe ou directeur général adjoint :

    – En groupe j : 3 emplois

  • 20 emplois d’ajointe ou d’adjoint au directeur ou à la directrice :

    – En groupe j : 20 emplois 

Consulter l’avis d’emplois fonctionnels du 18 septembre

Ce qu’il faut retenir en substance de la procédure de recrutement :

Le délai de candidature court jusqu’au 9 octobre 2026.

Les candidatures reçues seront examinées lors de l’instance collégiale du 5 novembre 2026 pour arrêter les listes courtes. Les choix définitifs seront communiqués par le CNG le 15 décembre 2026.

L’envoi du dossier de candidature se fait uniquement par messagerie à : cng-MOBILITE-DH-CHEF@sante.gouv.fr, avec copie au supérieur hiérarchique ; les documents composant le dossier sont transmis en pièces jointes au format PDF.

En complément de la publication de “l’offre d’emploi”, il est conseillé de consulter la fiche de poste complète. Aussi, nous vous invitons à télécharger les fiches de postes sur le site du CNG.

La prochaine publication d’emplois fonctionnels et de chefs d’établissements est programmée pour le 26 novembre 2026 et le 22 octobre prochain pour les emplois d’adjoints.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité :

Prendre contact

01 42 07 22 34

Instance collégiale D3S du 17 septembre 2026

Les décisions de l’Instance collégiale 

Lors de cette séance, les membres de l’instance ont examiné les candidatures pour les 15 emplois résultant de plusieurs publications entre le 9 juillet et le 2 septembre. Ces 15 emplois avaient recueilli un nombre variable de candidatures, entre 1 et 6.

Les membres de l’instance collégiale ont étudié les 42 candidatures émanant des 22 professionnels qui se sont portés candidats, dont 9 femmes et 13 hommes et parmi lesquels on dénombre 13 D3S, 2 DH et 7 non-fonctionnaires.

Plusieurs emplois avaient été retirés de la liste initialement proposée. Ainsi aucun emploi ne s’est-il retrouvé sans candidature et on note que :

  • 2 emplois recueillent 1 candidature unique,
  • 5 emplois en recueillent 2,
  • 5 en recueillent 3,
  • 1 en recueille 4,
  • 1 en recueille 5,
  • et 1 en recueille 6.

A l’issue de l’instance, on ne relève aucun emploi non pourvu de candidature. 

L’instance a retenu des candidats pour 15 emplois : 

  • 6 emplois ont 1 candidat,
  • 7 emplois ont 2 candidats,
  • 1 emploi a 3 candidats,
  • 1 emploi a 4 candidats.

Sur les 28 candidatures retenues, 14 concernent des hommes et 14 des femmes.

L’échéance de communication des choix définitifs est fixée au 30 octobre 2026.

La déclaration liminaire des représentants du CHFO

 

TITANIC MÉDICO-SOCIAL :

RAMEZ, ON REPEINT ! 

 

 Monsieur le Directeur général, 

Mesdames et Messieurs les membres de l’instance, 

Chères et chers collègues, 

 

Nous voici réunis en cette toute fin d’été, à bord d’un navire médico-social qui prend l’eau de toutes parts alors même que ce bien précieux a fait défaut partout. Alors que la mer est démontée et que les machines surchauffent, l’Amirauté semble convaincue qu’il suffira d’une couche de peinture fraîche sur la coque pour éviter le naufrage. Pour le corps des directeurs d’établissements sanitaires et médico-sociaux (D3S) et leurs équipes, le temps n’a plus été aux exercices d’évacuation fictifs mais plus tôt « au sauve qui peut » sur tous les fronts ! 

 Plan « Chalex » : un dé à coudre pour vider l’océan 

Cet été 2026 restera dans les annales maritimes de notre secteur comme la traversée de tous les dangers. Nous avons essuyé 52 jours de canicule intense, qui se sont soldés par une surmortalité dramatique de plus de 7 300 décès en excès à l’échelle du pays. Durant le seul épisode du 17 juin au 2 juillet, Santé publique France a enregistré  5 764 décès de plus que la «norme», dont les deux tiers frappaient nos aînés de 75 ans et plus. 

Dans nos entreponts et nos chambres, la température a grimpé entre 30 et 35 °C, au milieu des pannes de climatiseurs et d’ascenseurs, et face à l’impossible débarquement vers des lits d’aval hospitaliers, eux-mêmes complètement saturés. La grande manœuvre de secours du gouvernement ? Le déploiement du plan « Chalex » et une enveloppe de 100 millions d’euros pour larguer 30 000 climatiseurs et ventilateurs : autant dire que si l’initiative peut paraître louable, elle a tout juste permis de « colmater les brèches » et d’équiper de quelques rames le Titanic à la dérive… 

A la chaleur estivale s’est cumulé, dans plusieurs de nos régions, l’embrasement des forêts et ses menaces sur nos équipements médico-sociaux. En Nouvelle-Aquitaine, les incendies ont poussé l’équipage à bout : l’évacuation d’urgence de 45 ESMS (EHPAD, MAS, FAM) et le sauvetage de plus de 2 500 résidents et patients ont nécessité leur héliportage et transfert vers Bordeaux et Toulouse. Avec les services de secours et d’incendie, nos officiers de direction et leurs équipes ont sauvé les passagers avec héroïsme, mais on ne gouverne pas une flotte avec des bouées crevées. 

Mutinerie à bord : l’illusion « France Autonomie » 

Pendant que la cale se remplit, la diplomatie du pont supérieur nous offre des illusions d’optique fascinantes. 

Le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Michael O’Flaherty, s’est pourtant posté à la vigie pour alerter sur le manque de bras, le roulement infernal des équipes et la vétusté des coques. La réponse de notre ministère ? Rebaptiser nos structures en « Maisons France Autonomie » ! C’est le grand principe du ravalement de façade : changer l’enseigne du navire pendant qu’il touche le fond. 

Pendant ce temps, le rationnement budgétaire bat son plein : 

  • Le gel du point d’indice est maintenu pour 2026 et 2027, entraînant la journée « FPH morte » du 8 septembre. 
  • Sur la Protection Sociale Complémentaire (PSC), l’Amirauté promet 489 millions d’euros le 9 septembre, mais ne distribuera les rations qu’en… 2028 ! 
  • 42,7 % des ESMS ont bouclé 2025 sous l’eau, accumulant un déficit moyen de 166 134 € par structure, pendant que les hôpitaux publics enregistrent un trou de 2,3 milliards d’euros. 

Et pour remercier l’équipage qui écope, la HAS rend la vaccination antigrippale annuelle obligatoire pour le personnel, tandis que le décret du 8 août alourdit la tenue du journal de bord avec trois nouveaux indicateurs RH via l’outil « Vigie RH ». Si le capitaine oublie de mettre à jour le ROR ou ViaTrajectoire, l’administration lui promet des pénalités financières dès le 1ᵉʳ janvier 2028. Une sanction idéale pour punir les naufragés ! 

Sabordage D3S : la disparition programmée des capitaines 

Plutôt que d’envoyer des renforts en salle des machines, l’administration orchestre la réduction drastique du nombre d’officiers. 

Pour piloter les nouveaux GTSMS, on propose au commandant une obole pour diriger toute la flotte — un pourboire de moussaillon pour des responsabilités écrasantes. Nul doute que les capitaines vont continuer de déserter. Le corps des D3S a perdu plus de 16 % de ses effectifs en dix ans. 

Mais la torpille décisive provient de la circulaire GHT du 29 juillet dont les incidences ne concernent pas que nos collègues DH….  

En autorisant les ARS à geler la publication de tout poste vacant dans les EPS pour imposer des directions communes, l’administration prépare un modèle intégré ne laissant subsister à terme que 137 chefferies d’établissements publics de santé sur tout le territoire national. 

Le bilan de ce sabordage organisationnel ? L’effacement à terme de plus de 300 emplois de chefs d’établissement, dont 98 directions d’hôpitaux de proximité confiées à des D3S qui passent par-dessus bord (après 13 déjà envoyées par le fond entre 2025 et 2026). Ce n’est plus une rationalisation de la flotte, c’est de la piraterie institutionnelle ! 

Quel est l’avenir des collègues qui vont prendre la direction des 3 centres hospitaliers proposés sur les listes étudiées aujourd’hui ? 

PLFSS 2027 : lancez les canots de sauvetage ! 

L’équipage des D3S refuse de couler en silence en écoutant l’orchestre jouer des valses administratives. Avant que le secteur ne sombre définitivement, des fusées de détresse ont déjà été envoyées pour le PLFSS 2027 : 

  • fusion immédiate et intégrale des sections soins et dépendance au 1ᵉʳ janvier 2027, réclamée d’une seule voix par neuf fédérations pour colmater les fuites comptables, 
  • un ONDAM médicosocial réévalué à au moins +4.3 % (4,8% pour les personnes âgées et 3,6% pour les personnes handicapées) et la création d’un « Fonds vert » d’un milliard d’euros par an pour permettre l’adaptation climatique indispensable du parc immobilier pour la FHF. 

On ne sauve pas un navire en perdition en confisquant les bouées et en supprimant les postes de commande. Les D3S réclament du carburant budgétaire, des cartes de navigation claires et le respect dû à ceux qui tiennent la barre dans la tempête. 

Le CHFO demande en outre le dégel du point d’indice, la préservation de l’ancrage territorial des chefferies d’établissement médico-sociales et sanitaires de proximité ainsi que l’ouverture de négociations statutaires pour une revalorisation indiciaire et indemnitaire des D3S (avec passage au RIFSEEP) à la hauteur des responsabilités qui leur sont confiées. 

Nous vous remercions pour votre attention.

LE SERVICE PUBLIC A UNE HISTOIRE, 

DONNONS-LUI UN AVENIR  

Statut des Directeurs des soins : Halte aux satisfécits

Les récentes Journées de l’AFDS ont été le théâtre d’un exercice de communication bien rôdé, où les interventions de la DGOS et du CNG se sont drapées dans une posture moralisatrice, renvoyant paradoxalement les Directeurs de Soins à une « légitimité » qu’ils devraient aller chercher eux-mêmes sur le terrain.

Lire la suite »
Posted in D3S

CAPN DS du 16 septembre 2026 : le CHFO vous informe

 

DECLARATION LIMINAIRE DES REPRESENTANTS DU CHFO

 

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

Chers collègues,

 

En cette rentrée de septembre 2026, le corps des Directeurs des Soins n’a plus seulement le souffle court mais se trouve majoritairement à bout de souffle

Après un été de tensions dans les établissements de santé marqué par des fermetures  et des transferts de lits, des urgences saturées et des rappels incessants de personnels , ce sont une fois de plus les Directeurs des Soins, qu’ils soient en gestion hospitalière ou en direction d’instituts de formation, qui ont porté à bout de bras la continuité du service public de santé et la mise en place de la réforme des études en soins infirmiers.

Le CHFO tient à le réaffirmer ici: si certains pensent  encore que «nul n’est indispensable», le rôle assumé par les directeurs des soins demeure en tous points essentiel pour «faire tenir» l’édifice hospitalier et son devenir.

Pas de « nouvelle vague » statutaire pour des DS « à bout de souffle »

Pourtant, ces responsabilités hospitalières mais aussi pédagogiques, s’exercent aujourd’hui dans des conditions inadmissibles marquées par un contexte de mépris caractérisé et un aveuglement  de nos autorités ministérielles qui est inacceptable.

Que nos collègues exercent à l’hôpital ou en instituts de formation, l’extension des périmètres de responsabilité est aujourd’hui la norme tant au plan territorial que sur le contenu des missions confiées

Au sein des établissements et des GHT, le DS est devenu le chef d’orchestre de la ressource soignante et de la sécurité des prises en charge. Cet été l’a encore prouvé : face aux pénuries médicales et paramédicales, ce sont notamment  les DS qui ont été en 1ère ligne et ont dû adapter les capacitaires, organiser les suppléances, gérer les crises sécuritaires dans les services et maintenir la cohésion des équipes.

Cette charge s’est considérablement alourdie avec d’une part, la généralisation des exercices multisites due notamment à la démultiplication des directions communes et d’autre part, l’attribution de directions fonctionnelles transversales (Qualité, Gestion des risques, Patient, RH) en sus des missions traditionnelles de direction des soins.

Des exercices XXL aux conséquences délétères

A force de contraindre les directeurs des soins « à faire le grand écart », leur exercice pousse de plus en plus d’entre eux à se tourner vers d’autres horizons professionnels. C’est d’ailleurs peut-être le but recherché par les pouvoirs publics malgré des discours lénifiants tenus par les mêmes à certains des représentants des associations professionnelles…

Si la prose estivale de notre Ministère et notamment la circulaire ministérielle du 29 juillet relative aux GHT a déjà suscité l’émotion parmi nos collègues des équipes de direction et notamment des chefs d’établissement , elle n’est pas passée inaperçue non plus auprès des directeurs de soins. Sans avoir l’esprit mal placé , on ne peut que légitimement s’interroger sur les intentions réelles de notre Ministère quant à la nécessité de mieux reconnaître notre corps au plan statutaire pour enrayer son érosion massive.

Du « point trop n’en faut » en guise de reconnaissance ?

Car nul besoin d’être « grand clerc » pour voir dans ce mouvement d’hyper concentration les impacts possibles sur les directeurs des soins  en termes de démographie : car avec plus de 600 DS en poste pour 136 GHT, certains pourraient assez aisément conclure que c’est peut-être un peu trop…

Et pourtant, la circulaire sur le « nouvel élan » des GHT réorganise en profondeur le travail de 80 % des personnels de l’hôpital en exigeant la création d’« Équipes Soignantes Territoriales », l’harmonisation des maquettes organisationnelles et la fluidification des parcours de stage.

Mais qui va concrètement opérationnaliser la mobilité soignante inter-sites ? Qui va gérer les pools de remplacement territoriaux et arbitrer les conflits de culture d’établissement ? Qui va réorganiser les terrains de stage à l’échelle de tout un département ? Ce sont les Directeurs des Soins !

Et pourtant, la circulaire ne contient pas un mot, pas une ligne sur la Direction des Soins. Elle renforce la gouvernance du Directeur Général et des médecins, mais laisse le DS assumer la charge d’exécutant en chef de la restructuration territoriale, sans la moindre définition de poste, sans emploi fonctionnel de Coordonnateur Général de GHT, et sans la protection d’un statut adapté.

On exige de nous le travail d’un haut fonctionnaire de territoire, mais on nous refuse les attributs et la reconnaissance statutaire qui vont avec !

« Couteaux suisses » sont encore et de plus en plus les directeurs des soins si l’on en juge par le nombre de celles et ceux qui assument aujourd’hui la responsabilité de domaines fonctionnels antérieurement confiées à des DH ou D3S adjoints.

En atteste le nombre de postes publiés à leur intention qui en sus des missions de coordination générale des soins proposent que leur soient également adjoint la gestion de la qualité,  la direction des usagers, voire des ressources humaines ou la responsabilité de sites.

A l’ère du développement durable, on ne peut s’étonner de l’éventuel développement de processus de recyclage,  mais ici ils ne s’accompagnent d’aucun signe de valorisation , même le plus infime !

Des DS en instituts « sous le joug « 

Les DS en Institut de formation ne sont pas davantage considéré(e)s .

En première ligne pour soutenir l’indispensable effort démographique à consentir pour permettre que perdurent et se développent les professions du soin, les DS directeurs d’instituts et coordinateurs portent la responsabilité d’un maillon vital pour l’avenir de notre système de soins.

Or pour les y encourager, ils se doivent  aujourd’hui  d’affronter une pression d’ingénierie pédagogique hors norme. Alors que la réforme des études infirmières entre dans sa phase critique, les instituts sont sommés d’absorber toutes les contraintes liées à une universitarisation qui démultiplie un travail colossal d’ingénierie pédagogique sur chaque bassin universitaire.

La liberté et l’autonomie annoncées pour les instituts sont un leurre ! Elles demandent à chaque groupement d’instituts d’envisager le déploiement d’un référentiel sans assistance méthodologique, avec des recommandations floues et trop tardives de la DGOS, et sans aucune aide en ressources humaines.

Parallèlement, dans cette universitarisation, les DS doivent souvent engager un bras de fer pour préserver leur ancrage hospitalier et leur autonomie pédagogique face aux appétits d’annexion universitaires.

Quels que soient leurs domaines d’exercice, les DS partagent donc un même constat : une surcharge d’activité très significative, une polyvalence imposée non reconnue et la responsabilité juridique et managériale de structures complexes.

Le tout sans la moindre amorce de discussions sur les leviers statutaires d’un niveau A+ rénové, ni même l’ouverture de discussions légitimes sur l’extension promise du nouveau régime indemnitaire du RIFSEEP.

Mettre fin au mépris statutaire et au blocage indiciaire

Autant dire qu’il est plus que temps de mettre fin au mépris statutaire et au blocage indiciaire qui caractérisent le sort réservé à notre corps

Pendant que le Ministère et le CNG déroulent la réforme des Directeurs d’Hôpital (DH) et la refonte des Lignes Directrices de Gestion (LDG) dont certaines concernent pourtant les 3 corps de direction, la filière des Directeurs des Soins est tenue à l’écart, renvoyée au statut de « sous-direction » ou de simple prolongement de la filière paramédicale. C’est une aberration juridique et managériale !

Le CHFO dénonce des LDG qui continuent à verrouiller les promotions et à ignorer la charge réelle du multisite, du cumul de directions (Soins + Qualité / RH / Risk Management) et du pilotage des instituts.

L’absurdité de la grille statutaire actuelle perdure. Comment expliquer à nos collègues Cadres Supérieurs de Santé (CSS) que leur passage au corps des DS se traduira par un sacrifice financier et managérial ? Le télescopage indiciaire avec les CSS de classe exceptionnelle neutralise toute incitation à la promotion interne et explique très largement l’effondrement démographique du corps (-31 % d’effectifs en 12 ans).

Il est intolérable pour les DS de culminer à un indice terminal HEA3 après avoir fait l’effort de présenter un concours, d’avoir suivi une scolarité d’un an et d’avoir effectué plusieurs mobilités alors même que pour la plupart, le même résultat pécuniaire aurait pu être atteint sans tous ces efforts en prolongeant une carrière de cadre supérieur de santé jusqu’à nomination en classe exceptionnelle

A mêmes contraintes et sujétions, mêmes indemnités

Quant à l’application du RIFSEEP dans la Fonction Publique Hospitalière, il contribue pour l’heure à  mettre à nu les iniquités de traitement réservées au corps des DS.

Le CHFO exige l’alignement immédiat du régime indemnitaire des Directeurs des Soins sur les standards des corps de direction A+. Il est inadmissible que les primes de résultat (PFR/RIFSEEP) soient minorées ou remises à zéro en première année de fonction, punissant financièrement les cadres de santé qui font le choix de la promotion interne et de l’EHESP.

Nous réclamons la refonte de notre grille indiciaire, la mise en place équitable du RIFSEEP, et une bonification spécifique pour le multisite (que cela soit en gestion ou en formation)

Si l’Administration s’obstine à faire la sourde oreille, la réalité du terrain et la voix des employeurs nous donnent aujourd’hui raison.

Le courrier adressé à la DGOS par la Conférence des Directeurs Généraux de CHU et l’Association des Directeurs d’Hôpital (ADH) marque un tournant historique : les employeurs eux-mêmes constatent l’obsolescence du statut des Directeurs des Soins et tirent la sonnette d’alarme. Ils reconnaissent que l’absence d’une structure statutaire rénovée et valorisante bloque les recrutements, fragilise la gouvernance des hôpitaux et menace l’organisation des instituts de formation.

Monsieur le Président, pour enrayer l’effondrement démographique de notre corps (-31 % d’effectifs en 12 ans), les mesurettes ne suffiront plus.

Le CHFO porte un projet clair, soutenu par l’ensemble du terrain : la refonte globale du statut dans la logique de la réforme de la Haute Fonction Publique , intégrant notamment la comparabilité avec les autres corps de direction de la FPH. Il faut décoller le régime indiciaire des DS de celui des CSS. Un directeur des soins n’est pas un cadre supérieur « + » de la fonction publique hospitalière : c’est un directeur ! Il faut une grille pensée en fonction des responsabilités réelles des DS, avec une vraie reconnaissance des postes fonctionnels et une reconfiguration de ces derniers, dont ni le nombre ni l’architecture ne correspondent aux réalités du terrain.

Avec seulement 600 Directeurs des Soins en France, cette réforme représente un coût d’impact minime pour les finances publiques, mais un gain managérial et sécuritaire inestimable pour les hôpitaux et les instituts.

Le CHFO ne laissera pas les Directeurs des Soins servir de variable d’ajustement des politiques de santé ou de caution managériale dans les Directoires. Nous attendons de cette instance des réponses concrètes et l’engagement ferme du Ministère d’ouvrir sans délai la refonte statutaire globale.

 

D3S : avis de vacance d’emplois de chefs d’établissement du 9 juillet et avis modificatifs des 16 juillet et 2 septembre 2026

Alors que la période pour candidater est close depuis le 6 août, l’avis paru le 2 septembre retire 3 postes précédemment proposés dont 1 donnant accès à l’échelon fonctionnel :

consulter l’avis du 2 septembre

L’avis paru le 16 juillet proposait 3 emplois supplémentaires dont 2 donnant accès à l’échelon fonctionnel et modifiait un emploi AEF 

consulter l’avis du 16 juillet

Pour mémoire, l’avis du 9 juillet proposait 17 emplois dont 8 donnant accès à l’échelon fonctionnel

consulter l’avis du 9 juillet

Ce qu’il faut retenir en substance de la procédure de recrutement :

Le délai de candidature court pour l’avis paru le 9 juillet jusqu’au 30 juillet 2026.

Le délai de candidature court pour l’avis paru le 16 juillet jusqu’au 6 août 2026.

Les candidatures reçues seront examinées lors de l’instance collégiale du 17 septembre 2026 pour arrêter les listes courtes. Les choix définitifs seront communiqués par le CNG le 30 octobre 2026.

L’envoi du dossier de candidature se fait uniquement par messagerie à : cng-mobilite-d3s-chef@sante.gouv.fr, avec copie au supérieur hiérarchique. 

En complément de la publication de “l’offre d’emploi”, il est conseillé de consulter la fiche de poste complète. Aussi, nous vous invitons à télécharger les fiches de postes sur le site du CNG.

La prochaine publication de chefs d’établissements est programmée pour le 24 septembre prochain et le 29 octobre 2026 pour les emplois d’adjoints.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité : 

01  47 27 02 34

Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.