Auteur/autrice : PGUINARD@dm1n

Parution des postes réservés aux EDH de la promotion Madeleine RIFFAUD

Le Centre national de gestion vient de publier la liste d’emplois réservés aux 88 élèves DH qui prendront leur poste en janvier 2027.

Sur ces 94 postes, 23 sont en CHU (près de 25%),9 en CHS ( près de 10%) et 62 au sein d’équipes de CH (près de 66%).

Si la quasi-totalité des régions propose des postes, à noter cette année l’absence de postes ouverts aux élèves par les établissements ultra-marins.

  • 14 postes en région Ile-de-France (dont 5 à l’AP-HP)
  • 13 postes dans le Grand- Est
  • 10 postes en Auvergne- Rhône-Alpes
  • 10 postes en Centre-Val-de-Loire
  • 10 postes dans les Hauts-de-France
  •  9 postes en Bourgogne- Franche-Comté
  •  8 postes en Occitanie
  •  6 postes en Nouvelle- Aquitaine
  •  4 postes en Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse
  •  4 postes en Pays-de -la- Loire
  •  3 postes en Bretagne
  •  3 postes en Normandie

Si le compte y est (94 postes), « il n’y a rien de trop » pour que chacune et chacun puisse concilier appétence professionnelle et vie personnelle …

Mais pour le CHFO , ce constat ne doit pas conduire à déclencher, chez certains,  des réflexes malthusiens  excessifs sur le calibrage des futures promotions …

Dès 2025, le CHFO a formulé des propositions pour que les causes de cette situation soient analysées et l’ensemble des sujets abordés : la gestion des vacances de postes en établissements et le recours aux contractuels, l’organisation du recensement par le CNG, le calendrier de publication, etc.

Le CHFO est mobilisé pour apporter aide et conseil aux élèves dans leur démarche de candidature.

Le CHFO demande la publication de listes complémentaires si des offres tardives sont identifiées. 

Consulter l’avis initial

Consulter l’additif du 5 septembre 2026

Consulter l’additif du 12 septembre 2026

Consulter l’additif du 19 septembre 2026

Lien vers notre guide de la première prise de poste

Promotion au deuxième grade de DH : le CNG confirme ses intentions néfastes.

L’instance était convoquée ce mardi 15 septembre pour une séance supplémentaire consacrée principalement à l’examen de la ligne directrice de gestion relative à la promotion au deuxième grade de DH.

Celle-ci résulte directement de la réforme statutaire. En effet, cette réforme modifie les conditions de promotion et confie aux LDG la définition de la mobilité attendue pour être promouvable.

La condition de mobilité

Dans la version de LDG proposée au CCN, le CNG a maintenu ses exigences :

Seule une mobilité qui conduit à changer d’établissement ou de direction commune vers un département et un GHT différent sera validée.

Les deux conditions (changement de département et changement de GHT) sont cumulatives.

Nous avons déjà exprimé notre opposition à une telle exigence et expliqué pourquoi dans un communiqué du 28 juillet 2026 :

  • Un déficit majeur d’attractivité du statut DH par rapport aux autres corps comparables
  • Une exigence disproportionnée alors que la condition de mobilité est uniquement justifiée par l’acquisition d’expérience.
  • Une contrainte qui va peser majoritairement sur les collègues avec charge de famille et freiner encore l’avancée de l’égalité professionnelle
  • Des iniquités multiples puisque les collègues qui ont effectué leurs mobilités antérieurement ne sont pas soumis à la contrainte kilométrique, tout comme ceux qui sont détachés, ou ceux qui ont exercé antérieurement comme Cadres A pendant 4 ans avant d’être DH.
  • Enfin un diktat qui répond à aucun objectif d’intérêt général, car il n’y a pas de logique à refuser de valider une mobilité entre Guéret et Tulle, et à l’accepter entre Montreuil et l’APHP !

Le CHFO a exposé à nouveau ses arguments, il a proposé un amendement consistant à reprendre comme définition de la mobilité celle signée de Jean CASTEIX pour la LDG équivalente des administrateurs de l’Etat, qui reconnaît les mobilités géographiques, fonctionnelles et de contexte d’exercice.

Il est donc rude de se faire traiter d’irresponsables en séance.

Vote de l’amendement CHFO :

Pour : CHFO ; Contre : SMPS et SYNCASS

Le CHFO a ensuite proposé un amendement de repli consistant à limiter l’exigence de mobilité à un changement d’établissement.

Une telle restriction ne nous convient pas car elle écarte la valorisation de toute mobilité fonctionnelle, mais le choix du CHFO était de tout faire pour limiter les restrictions et, au moins temporairement, aligner l’exigence sur celle faite aux D3S.

Les autres OS se sont déclarées favorables au maintien de la condition de changement de département.

Vote de l’amendement de repli du CHFO :

Pour : CHFO ; Contre : SMPS et SYNCASS

Le SYNCASS a ensuite proposé un amendement consistant à retirer l’exigence de changement de GHT, en particulier du fait de l’étendue de certains d’entre eux.

Le CHFO s’est abstenu en considérant que c’était un moindre mal.

Le SMPS a formulé en séance un amendement proposant que les conditions de changement de département et de GHT soient alternatives et non plus cumulatives. Il n’a pas été adopté.

Les autres précisions apportées par la LDG :

La condition des 2 ans de mobilité

Dans le statut il est demandé que la mobilité remonte à 2 ans pour être promouvable.

La LDG proposée indique que cette condition est vérifiée au 31 décembre précédent l’année du tableau d’avancement.

Le CHFO a proposé l’amendement suivant :

La condition des 2 ans peut être vérifiée tout au long de l’année du tableau d’avancement.

Ainsi pour la tableau d’avancement 2027, un collègue qui a effectué sa mobilité au 15 janvier 2025 serait promouvable au 15 janvier 2027. A l’inverse, la rédaction du CNG fait qu’il devra attendre 2028.

Vote de l’amendement CHFO :

Pour : CHFO ; Contre : SMPS et SYNCASS

Il est regrettable que cette proposition soit rejetée alors qu’elle revenait simplement à la rédaction initiale du CNG ; mais il est vrai que la nouvelle formule résulte d’une suggestion malheureuse du SYNCASS.

Le nombre de promus

Dès avant la parution du décret statutaire, l’administration avait annoncé que, malgré la suppression du taux de promotion, une régulation du volume de promus serait effectuée.

Face à nos demandes réitérées, le CNG a fait mention de ce point dans la LDG :

« Chaque année, le CNG détermine le volume des promotions au deuxième grade et en informe le CCN »

Le CHFO a demandé par un amendement qu’a minima le mécanisme de fixation soit connu.

Le CNG a proposé sa propre rédaction alternative d’un amendement par lequel il s’engage à communiquer le mode de calcul du nombre de promus. Le CHFO a donc retiré son amendement et la version proposée par le CNG a reçu l’avis favorable du CCN.

En outre, compte tenu de la date avancée, le CHFO a demandé que soient communiqués ces volumes pour les tableaux 2026 et 2027 ; il n’a pas été apporté de réponse, mais une séance supplémentaire est annoncée dans quelques semaines.

Les critères de classement des promouvables

Considérant la possibilité que le nombre de promouvables proposés par leurs évaluateurs soit supérieur au volume prédéfini par le CNG, il revient à celui-ci de classer les intéressés sur la base de critères qu’il affiche dans la ligne directrice de gestion.

Les critères proposés sont globalement stables par rapport à la version antérieure. Le CNG a confirmé qu’il appliquerait la pondération des différents critères, déjà utilisée en 2025.

L’avis global sur la LDG

In fine, le CNG a soumis à l’avis du CCN le projet de LDG intégrant uniquement son propre amendement sur le calcul du volume des promus, sans aucun des autres amendements examinés.

Votre sur la LDG 2ème grade DH :

Contre : CHFO et SYNCASS ; Abstention : SMPS

Le 15 septembre 2026 est donc un jour amer.

Pour les DH bien sûr, mais il y a tout à craindre de l’extension de telles exigences à d’autres corps, vu les arguments utilisés.

Qu’à cela ne tienne. Le CHFO a déjà connu une telle situation lors de la précédente LDG sur la promotion à la « hors classe ».

Il s’y est opposé seul, mais tout le monde est revenu à la raison en 2024, compte tenu des injustices générées.

La parole vous sera bientôt donnée : tous les DH du premier grade, tous les directeurs soucieux de l’attractivité du corps et des conditions d’exercice feront des élections professionnelles un référendum contre cette LDG.

D’ici là, le CHFO n’exclut aucun mode d’action.

La tenue de ce Comité consultatif national du 15 septembre est aussi une leçon en matière de fragilité du dialogue social : un CCN convoqué à 13H, le distanciel imposé à tous en dépit du règlement intérieur, un refus d’entendre des déclarations liminaires avec l’assentiment du SYNCASS. Tout cela ressemble à une intention de faire dans l’expéditif et le discret.

En responsabilité, le CHFO assume sa tâche qui est de défendre vos intérêts :

  • en préparant l’examen des projets,
  • en diffusant et soumettant ses amendements
  • et en vous informant.

C’est ainsi que nous entendons promouvoir :

  • l’amélioration des conditions d’exercice, avec l’objectif de mieux concilier la vie professionnelle et la vie personnelle
  • l’accompagnement et la valorisation des parcours et de la promotion professionnelle ;

Le CHFO, votre syndicat au travail.

Conflit et Diplomatie : 9ème journée nationale de formation des directeurs

Conflits et diplomatie
le talent des dirigeants hospitaliers à l’épreuve !

Tout un programme à résonnance multiple et pas seulement sur la scène internationale ! Les collègues dans les établissements sanitaires et médico-sociaux nous témoignent régulièrement de leurs préoccupations à cet égard.

L’objectif est aussi de mettre en exergue le « talent des dirigeants hospitaliers » à l’aune de ces réalités contextuelles et des savoir-faire qu’elles exigent en réponse.

En construisant le programme, notre ambition est d’abord d’interroger nos pratiques, de repérer quelles sont les conditions qui font conflit et comment les pratiques diplomatiques peuvent permettre d’y remédier.

Comment ces notions s’invitent-elles dans le management de nos quotidiens et de nos institutions ?

Comme à chaque édition, des universitaires de renom dans ces domaines incarneront  le« monde académique » et proposeront leur regard.

 

Notre journée débutera par l’intervention de Bertrand BADIE, Professeur émérite à Sciences Po. Il a enseigné à des générations d’étudiants la théorie des relations internationales.

Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, dont notamment « Nous ne sommes plus seuls au monde » en 2016, « L’art de la paix » en 2024 et « Par-delà la puissance et la guerre. La mystérieuse énergie sociale » en 2026.  Ouvrages aux titres évocateurs d’une lecture pointue des réalités du monde actuel et de ses turpitudes.

 

 

C’est Danielle TOUPILLIER, médiatrice nationale qui viendra animer le 2ème temps fort de la matinée.

Après avoir dressé son état des lieux des conflits, elle nous délivrera les conclusions issues de la réflexion de toute l’équipe de médiateurs régionaux au gré de ce qu’ils ont eu à rencontrer.

 

 

Une seconde partie de journée tout aussi intense avec comme 3ème temps fort  l’intervention d’Henri Bergeron, intitulée  « La crise contemporaine du travail : une question de coopération ». 

Sociologue, directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de sociologie des organisations de Sciences Po et titulaire de la Chaire « Transformation des organisations et du travail »,  il consacre ses travaux aux transformations des organisations, de l’action publique et du travail, avec une attention particulière portée au secteur de la santé. Il est également doyen de l’École d’affaires publiques de Sciences Po depuis 2025. 

 

Le 4ème temps fort de cette rencontre réunira autour d’une table ronde celles et ceux qui préparent, analysent, accompagnent et interviennent auprès des dirigeants hospitaliers pour permettre notamment l’évolution des pratiques en matière de gestion des conflits .

Avec Isabelle RICHARD, Directrice de l’EHESP, Frédéric PIGNY Directeur général du CNG, Alain MERCUEL Psychiatre, PU-PH, ancien PCME, médiateur et  Matthieu GIRIER Directeur d’hôpital, président de l’ADHRESS, nous débattrons des constats et perspectives « A propos des talents des dirigeants hospitaliers » !

                    

Cette journée de formation est totalement ouverte et se veut  avant tout être un moment de rassemblement et de partage sur les conditions concrètes des métiers de Direction.

 Rendez-vous le jeudi 8 octobre 2026 à PARIS

LE PROGRAMME

Pour s’inscrire quelques clics suffisent :

Site d’inscription

 

Instance collégiale DH du 10 septembre 2026 : communiqué CHFO

En introduction, le CHFO s’est exprimé sur le contexte généré par la circulaire du 29 juillet relative aux GHT. Son impact sur les parcours des collègues et les conditions d’exercice de l’ensemble des équipes de direction a sans doute été mal mesuré…

LA DECLARATION LIMINAIRE DU CHFO

Monsieur le Directeur général,
Mesdames et messieurs les membres de l’instance,
Chers collègues,

Lors de l’instance collégiale du mois de juillet, nous annoncions de nouvelles sueurs froides pour les collègues.

Comme certains prévisionnistes météo, nous avons parfois peur de ne pas nous tromper.

La séquence estivale nous a malheureusement donné raison, en particulier avec la circulaire du 29 juillet relative aux GHT.

Ouverture anticipée de la chasse ?

Si le climat de cet été a conduit à démarrer précocement les vendanges, il semblerait qu’il ait poussé la Ministre de la santé à une ouverture anticipée de la chasse…aux directeurs. Et cette ouverture vise aussi bien grand et petit gibier, puisque le « permis » est accordé aux ARS de surseoir à la publication de tout poste vacant, pour mise en œuvre d’une direction commune « dans les meilleurs délais ».

Ce n’est pas faire injure aux collègues qui se démènent pour faire réussir des directions communes que de dire qu’il y a la place pour plusieurs modèles de gouvernance de GHT.

Plusieurs modèles

Ce serait au contraire faire injure aux ARS que de croire que si ces directions communes généralisées ne sont pas mises en œuvre au bout de 10 ans c’est parce qu’elles n’y ont pas pensé…

Pourrait-on admettre qu’elles ont considéré que ce n’était pas faisable, voire que ce n’était pas pertinent ?

Alors pourquoi ériger un outil qui n’est pas fait pour cela en modèle systématique, et via une circulaire ? C’est en tous cas faire injure au Parlement qui s’y était refusé, en écartant une telle disposition de la proposition de loi RIST à l’époque..

Si le seul impact d’une telle orientation était la mise au chômage technique de l’instance collégiale, il est douteux que les collègues portent longtemps le deuil, et ce n’est pas faire injure à la qualité de ses membres.

Un impact professionnel délétère

Nous parlerons d’abord de l’impact à long terme d’un modèle généralisé de direction commune intégrale à l’échelle de chaque GHT.

L’application du modèle laisserait donc subsister 137 chefferies d’établissements publics de santé. Soit l’effacement de plus de 300 emplois de chefs d’établissements, qu’il s’agisse d’établissements fonctionnels ou non, d’établissements MCO ou spécialisés en santé mentale, ou d’hôpitaux de proximité.

Bravo au passage pour le nouvel élan ainsi donné à l’attractivité du corps des D3S. 98 directions d’établissements sanitaires de proximité seraient donc promises à la disparition du champ D3S, sachant que 13 ont déjà été effacées en 2026.

S’agissant des DH, l’encre de la réforme n’est pas encore sèche que la création d’emplois supérieurs supplémentaires est aussitôt passée au corrector. Pour les adjoints, aucun problème, ils vont se ruer pour candidater dans les établissements parties des GHT, dont l’organigramme est promis au démantèlement prochain. Mais le CNG va vous réguler cela grâce à une exigence « forte » de mobilité.

Et enfin, pour les Directeurs des soins, car pour les directeurs des soins, c’est toujours « enfin », et bien la question de la démographie du corps sera donc réglée. Voire, car plus de 600 DS en poste pour 136 GHT, c’est peut-être un peu trop…

Pour les chefs d’établissement survivants, une nouvelle circulaire GHT annoncera une campagne d’autorisation d’un nouvel équipement lourd, le combi Volkswagen ID. Buzz, électrique, car on ne badine pas avec le développement durable ; afin de permettre aux intéressés de rebondir du cinquième conseil de surveillance vespéral à la neuvième CME nocturne, et ce dans la fraîcheur et la bonne humeur, le véhicule sera équipé d’une douche au gaz hilarant.

Mais cessons de rêver, et passons à l’impact immédiat de l’annonce.

Une annonce contraire à la dynamique territoriale

Il y a un grand paradoxe à vouloir relancer la dynamique territoriale en annonçant à 300 collègues qu’ils sont les derniers de l’espèce, bientôt empaillés.

Le choix de pousser la transformation au moment de la vacance de poste laisse un goût amer : le directeur en poste se trouve désigné comme le verrou, sans aucune reconnaissance du travail accompli à travers les multiples directions communes et fusions déjà patiemment tissées. La position du directeur de l’établissement support n’est guère plus enviable, sa capacité d’un dialogue sincère avec les partenaires étant on ne peut plus amoindrie.

De plus la méthode préconisée via la vacance du poste met le doute sur la cohérence de la méthode : si le modèle est certain, si l’action est urgente, pourquoi s’en remettre à cet aléa de calendrier ? Cela évite sans doute de concevoir un vrai dispositif d’accompagnement, repositionnement reclassement des collègues.

D’ailleurs, les ARS auront-elles la patience d’attendre le terme des détachements ? Plusieurs expériences récentes montrent le contraire, via des non renouvellements au bout de 4 ans, des refus de prolongation, des fins anticipées. Avec un accompagnement des collègues concernés proche du zéro absolu.

Si l’on se focalise sur le travail à venir de l’instance collégiale, le modèle proposé conduirait à supprimer la notion de parcours de carrière avec acquisition d’expertise à la tête d’établissements plus modestes. Les risques sont multiples, en termes d’erreurs de casting, de perte de diversité, de ralentissement de l’égalité professionnelle. Un simple regard rétrospectif sur les choix récents de l’instance ou des recruteurs illustrerait combien c’est à une destruction que l’on nous conduit.

D’autres modèles de parcours sont peut-être à construire, mais à ce stade nous en sommes au niveau zéro de la réflexion managériale.

Le débat porte sur le fond, pas sur la méthode

Vous l’aurez compris, pour le CHFO, il ne s’agit pas de critiquer la méthode ou la communication, mais d’exprimer un désaccord de fond avec un nouveau dogmatisme, alors que les impacts n’ont pas été mesurés, ni les alternatives évaluées.

Je vous remercie de votre attention

DH : résultats du mouvement 2026-4 emplois fonctionnels

La publications comportait 5 emplois emplois fonctionnels de groupe i et 1 de groupe j.

L’instance collégiale s’est réunie le 9 juillet 2026 pour arrêter les listes de candidats présélectionnés.

Le CNG publie le 4 septembre la liste des candidats retenus pour 4 emplois dont 2 femmes et 2 hommes. 1 emploi avait été retiré avant l’instance collégiale,  1 emploi a été retiré en cours de processus alors que la liste courte était arrêtée.

Résultats Mouvement 2026-4 emplois fonctionnels

Les candidatures aux emplois fonctionnels publiés les 10 et 16 juillet 2026 seront examinées le 10 septembre prochain, en instance collégiale.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité : 

    01 47 07 22 34 (permanence)
Posted in DH

Liste d’aptitude 2027 pour le corps des DH : ouverture des inscriptions

L’essentiel à retenir

25 places ouvertes pour la liste d’aptitude 2027

Date limite de dépôt des dossiers au CNG : 24 septembre

Date de décision d’admissibilité : non communiquée

Période des auditions : fin novembre au plus tôt

Ce qui change :

accès uniquement par le premier grade

30 mn d’audition par la commission d’admission 

plus de répartition a priori des places entre FPH et autres versants

7 places en liste complémentaire

Pour en savoir plus

LE NOUVEAU CONTEXTE REGLEMENTAIRE

Cette parution historiquement tardive intervient alors même qu’ un arrêté du 6 août publié au Journal Officiel du 09 août dernier, vient préciser les dispositions de l’article 7 du nouveau statut des DH  relatives au recrutement par la liste d’aptitude.

Rappelons à cet égard  l’action du CHFO pour permettre -à l’instar de ce qui a été mis en oeuvre pour les administrateurs de l’Etat- que le nombre d’emplois à pourvoir chaque année par cette voie de recrutement soit sensiblement augmenté.

C’est l’article 3 du nouveau décret statutaire des DH qui permet désormais que 20% au moins du total des recrutements  de l’année (par concours et liste d’aptitude) soient ouverts au titre du « tour extérieur ».

Le nombre des postes ouverts aux différents concours et par conséquent celui à fixer pour les recrutements au titre de la liste d’aptitude devrait faire l’objet d’un arrêté du directeur général du CNG fixant pour une période de 3 ans le nombre de postes à pourvoir au titre de chacune de ces voies d’accès.

A titre exceptionnel et pour cette 1ère année d’application, seul le nombre de postes à pourvoir pour 2027 par ces différentes voies a été déterminé.

LES ETAPES PRINCIPALES: CE QUI DEMEURE ET CE QUI CHANGE

Pour s’y présenter

Outre le volume des recrutements à prévoir par cette voie, l’évolution la plus notable réside en un accès limité au 1er grade dans les conditions prévues par l’article 6 du  nouveau décret statutaire.

Les prérequis et conditions à réunir pour se présenter à cette sélection demeurent analogues à ce qui était antérieurement prévu :

« Peuvent être inscrits sur cette liste d’aptitude :
1° Les fonctionnaires titulaires d’un corps de catégorie A ou assimilé de la fonction publique de l’Etat, de la fonction publique territoriale ou de la fonction publique hospitalière ou accueillis en détachement dans l’un de ces corps, ainsi que les fonctionnaires et agents en fonctions dans une organisation internationale intergouvernementale justifiant, dans les deux cas, au 1er janvier de l’année considérée, de huit ans au moins de services effectifs dans un cadre d’emplois, corps, ou un emploi de catégorie A ou assimilé ;
2° Les praticiens hospitaliers ayant atteint le 6e échelon de leur grille de rémunération. »

Le Centre National de Gestion (CNG) recueille les candidatures et apprécie leur recevabilité.

Pour le déroulement de la sélection :

La nature des modalités de sélection demeurent les mêmes qu’antérieurement sous la forme de 2 étapes : une présélection sur dossier et une sélection sur entretien. 

La composition de la commission d’accès en charge de l’examen et de la sélection des candidats reste identique à ce qu’elle était auparavant, à savoir :

– un représentant de l’inspection générale des affaires sociales, président ;

– deux représentants de la direction générale de l’offre de soins ;

– un représentant du Centre national de gestion ;

– quatre représentants désignés sur proposition des organisations syndicales représentées à la commission administrative paritaire nationale.

Les membres titulaires et suppléants de la commission sont nommés par arrêté du ministre chargé de la santé.

Les critères de la présélection sur dossier pris en compte par la commission d’accès sont :

  • la nature, la diversité et la durée des missions exercées ;
  • les compétences acquises ;
  • le niveau de responsabilités exercées ;
  • le cas échéant, la taille des équipes encadrées ; l’aptitude à exercer des fonctions supérieures de direction, d’encadrement et d’expertise.

A l’issue de cette 1ère étape, la commission d’accès établit la liste des candidats présélectionnés, qui est publiée sur le site internet du CNG.

Si la nature de l’épreuve de sélection reste inchangée,  la durée de l’entretien avec les membres de la commission d’accès sera désormais de 30 minutes, intégrant :

1° Une présentation du candidat et de son projet professionnel de dix minutes au plus permettant d’apprécier sa capacité à se projeter dans des missions d’encadrement supérieur ;
2° Un échange sur son parcours, ses motivations, ses réalisations professionnelles et les compétences acquises, et permettant d’apprécier sa maîtrise du cadre et des grands enjeux de la gestion hospitalière, et incluant au moins une mise en situation professionnelle.

A l’issue des entretiens, la commission d’accès établit la liste des candidats susceptibles d’être inscrits sur la liste d’aptitude qui est ensuite établie et publiée par le directeur général du CNG sur le site internet de cet organisme.

A l’issue de votre sélection :

Votre inscription sur la liste d’aptitude vous permet de candidater sur les postes de directeurs adjoints vacants ou susceptibles de l’être régulièrement publiés au JO à compter du 1er janvier de l’année pour laquelle vous avez été inscrit-e sur la liste et jusqu’au terme de l’année considérée.

Le calendrier annuel des publications est consultable sur le site du CNG.

Votre nomination en tant que stagiaire n’interviendra qu’à partir du moment où votre candidature sur l’un de ces emplois aura été retenue par le chef de l’établissement recruteur et sa décision transmise au CNG.

Dans cette hypothèse, vous serez nommé-e et classé-e dans le corps des directeurs d’hôpital selon les modalités prévues par l’article 6 du décret statutaire des DH.

La modification la plus notable à cette étape est l’interdiction désormais prévue au dernier alinéa de l’article 7 du statut d’occuper pour votre 1ère affectation et ce pendant au moins 3 ans, un emploi dans l’établissement dans lequel vous exerciez vos fonctions précédentes.

Enfin, votre nomination en tant que titulaire du corps de directeur d’hôpital  de 1er grade ne pourra intervenir qu’à l’issue de votre année de stage et après que vous ayez satisfait à l’obligation de formation dispensée par l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP). 

VOUS ETES CANDIDAT POUR 2027 : CE QU’IL FAUT SAVOIR

 Le délai de 4 semaines à compter de l’avis d’ouverture est impératif
 

La note d’information détaillée ainsi que les modèles de documents constitutifs du dossier d’inscription peuvent être obtenus auprès du CNG. 

Consulter l’avis d’ouverture des inscriptions

Consulter la page Tour extérieur sur le site du CNG

Consulter la note d’information du CNG qui inclut les notices individuelles d’inscription

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’explications et pour préparer votre candidature. 

Partagez cette information dans votre environnement et votre réseau professionnel. 

Le CHFO défend l’accès par le tour extérieur, c’est à la fois une voie de promotion professionnelle et un instrument de diversification des parcours

Pour nous contacter (cliquer sur l’enveloppe)

ou appelez-nous 

01 42 07 22 34

Conflit et Diplomatie : 9ème journée nationale de formation des directeurs

Conflits et diplomatie
le talent des dirigeants hospitaliers à l’épreuve !

L’édition 2026 de la Journée nationale de Formation des Directrices / Directeurs a pour thématique : Conflit et Diplomatie : le talent des dirigeants hospitaliers à l’épreuve. 

Après Bertrand BADIE et Danielle TOUPILLIER, Le troisième temps fort de la journée donne la parole Henri BERGERON, avec une intervention intitulée : « penser la crise du travail à partir de la coopération. ».

Sociologue, directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de sociologie des organisations de Sciences Po et titulaire de la Chaire « Transformation des organisations et du travail », Henri Bergeron consacre ses travaux aux transformations des organisations, de l’action publique et du travail, avec une attention particulière portée au secteur de la santé. Il est également doyen de l’École d’affaires publiques de Sciences Po depuis 2025. 

Ses recherches mobilisent principalement la sociologie des organisations et de l’action publique pour comprendre les transformations institutionnelles, les relations entre savoir, expertise et décision, ainsi que les recompositions des pratiques professionnelles.

Son intervention, « La crise contemporaine du travail : une question de coopération », entre ainsi directement en résonance avec la thématique de cette journée consacrée au conflit et à la diplomatie dans les établissements hospitaliers.

Car si le conflit est souvent appréhendé comme ce qui vient perturber le fonctionnement ordinaire d’une organisation, il peut aussi être envisagé comme le révélateur de difficultés plus profondes dans les relations de travail, les interdépendances professionnelles et les modes de coordination.

Cette question prend une acuité particulière à l’hôpital, organisation complexe par excellence, où la réalisation de la mission de soin repose sur la coopération entre des professionnels aux cultures, aux responsabilités et aux intérêts parfois différents.

Dans un article consacré à l’organisation des soins, Henri Bergeron et Patrick Castel soulignent ainsi que la coopération en médecine constitue un problème central, qui ne peut être réduit aux seules appartenances professionnelles ou institutionnelles.

Les travaux d’Henri Bergeron invitent dès lors à déplacer le regard : coopérer ne va pas de soi. La coopération doit être construite, entretenue, négociée, parfois réparée. Elle suppose des arrangements entre acteurs, des formes de coordination et des espaces permettant de rendre compatibles des logiques professionnelles différentes.

Cette perspective rejoint particulièrement les préoccupations des dirigeants hospitaliers.

Diriger ne consiste pas seulement à décider, arbitrer ou gérer les conflits : il s’agit aussi de créer les conditions organisationnelles permettant aux différents acteurs de continuer à travailler ensemble malgré les désaccords, les tensions et les contraintes. La diplomatie hospitalière pourrait ainsi être pensée non comme l’art d’éviter le conflit, mais comme une compétence de gouvernement des interdépendances.

En promouvant ce thème de la journée, nous partageons une ambition modeste mais réaliste :sécuriser les établissements et celles et ceux qui les font vivre.

Cette journée de formation est totalement ouverte et se veut avant tout être un moment de rassemblement et de partage sur les conditions concrètes des métiers de Direction.

 
 
 

LE PROGRAMME

Pour s’inscrire quelques clics suffisent :

https://evenium.events/formation-directeurs-fph-chfo-2026/ 

Rendez-vous le jeudi 8 octobre 2026 à PARIS

GHT : « on achève bien les chevaux »

GHT : "On achève bien les chevaux"

La signature le 29 juillet 2026 d’une circulaire aux ARS relative aux groupements hospitaliers de territoires vous a peut-être échappé.

Ce texte expose la conception ministérielle de ce que doit être le temps II des GHT, 10 ans après leur création.

Un programme dense et urgent

La date de parution, la discrétion de la méthode, le réalisme de l’agenda de travail ont déjà fait l’objet de critiques, mais ce serait faire injure aux pouvoirs publics de considérer que ce ne sont pas des choix. Reste que, comme souvent, ce qui est en retard devient urgent.

Il faut surtout s’attacher au fond. Le cadre du temps II des GHT est donc fixé : c’est la consolidation.

Les résultats attendus sont simples : mobiliser les marges d’efficience existantes. Même si dans le corps de la circulaire, sont mis en balance l’amélioration de la réponse graduée aux besoins des patients et la juste utilisation des crédits de l’assurance maladie.

Les plans d’action attendus portent sur :

  • Le périmètre géographique des GHT
  • L’organisation des parcours de soins
  • Les équipes médicales de territoires
  • Les directions communes
  • Les activités mutualisées et les dispositifs de mutualisation

Alors qu’il s’agit de relancer une dynamique de coopération territoriale, de répondre à la crise financière de nombreux établissements et aux tensions de recrutement, le choix est de le faire « à droit constant ».

L’existence de la loi Valletoux qui ouvrait la voie à des évolutions du cadre est donc passée par pertes et profits. En revanche, une disposition rejetée à plusieurs reprises par la représentation nationale veut être réintroduite par voie de circulaire.

Le détail qui tue

La ministre demande aux ARS de surseoir à la publication de tout emploi vacant de chef, la mise en place d’une direction commune devant être la règle.

Le modèle attendu est celui de l’unité managériale intégrale par une direction commune à l’échelle du GHT, qui concerne aujourd’hui un quart des GHT.

Le mouvement de constitution de directions communes a précédé les GHT et s’est amplifié depuis. Début 2026, selon les données utilisées par la DGOS pour élaborer les listes de chefferies d’établissement, on dénombrait plus de 600 entités juridiques sanitaires en directions communes contre moins de 200 en direction autonome.

Début 2026, on comptait 292 emplois fonctionnels de chefs d’établissement, et environ 160 chefferies sanitaires non fonctionnelles.

Si le modèle préconisé devait prospérer, ce serait donc plus de 300 emplois de chefs d’établissement qui devraient être effacés, dont près d’une centaine réservés aux D3S.

Un enjeu démocratique

C’est la première question qui se pose : est-il légitime d’introduire par voie de circulaire une disposition rejetée par le Parlement lors de l’examen de la loi…RIST ? Drôle de conception du droit constant. Il est vrai que la hausse des franchises médicales rejetée lors du PLFSS peut être réintroduite par décret…

Enjeu démocratique aussi vis-à-vis des élus et des conseils de surveillance : la convention de direction commune est de leur compétence. Les ARS sont invitées à utiliser tous les leviers dans le dialogue avec les présidents de conseil de surveillance. En clair, il faudra tordre des bras dans un contexte de vacance à la tête de l’établissement, en évitant d’infliger ce sort à certains «gros bras» qui pourraient bien faire basculer «le bras de fer».

Un enjeu statutaire et de carrière

La réforme du statut de directeur d’hôpital est encore en train de se mettre en œuvre. Elle a été vendue avec la promesse d’une centaine d’emplois fonctionnels supplémentaires. Et quelques semaines plus tard contre-ordre : plus de 150 d’entre eux sont promis à la disparition.

Oui on achève une réforme comme on achève bien les chevaux.

De plus la méthode préconisée via la vacance du poste met le doute sur la cohérence de la méthode : si le modèle est certain, si l’action est urgente, pourquoi s’en remettre à cet aléa de calendrier ? Cela évite sans doute de concevoir un vrai dispositif d’accompagnement, repositionnement reclassement des collègues.

D’ailleurs, les ARS auront-elles la patience d’attendre le terme des détachements ? Plusieurs expériences récentes montrent le contraire, via des non renouvellements au bout de 4 ans, des refus de prolongation, des fins anticipées. Avec un accompagnement des collègues concernés proche du zéro absolu.

Un enjeu de métier

Dans le système préconisé, il resterait donc 137 chefferies d’établissements publics de santé. Se trouverait ainsi supprimée la notion de parcours de carrière avec acquisition d’expertise à la tête d’établissements plus modestes. Les risques sont multiples, en termes d’erreurs de casting, de perte de diversité, et à terme de scission du statut.

D’autres modèles de parcours sont peut-être à construire, mais à ce stade nous en sommes au niveau zéro de la réflexion managériale.

Un enjeu de conditions d’exercice

Depuis des années le CHFO demande que soit pris en compte l’impact de la dimension territoriale et multisite sur les conditions de travail. Cela concerne tant les chefs d’établissement que les adjoints. Ici, on nous annonce une massification sans plus de réflexion sur les risques : multiplication des instances, trajets, pertes de reconnaissance par les équipes, etc. Il est faux de dire que concentration et proximité peuvent se marier sans méthode, sans outils, sans reconnaissance.

Et le moral des troupes ?

Il y a un grand paradoxe à vouloir relancer le dynamique territoriale en annonçant à 300 collègues, et à leurs équipes, qu’ils sont les derniers de l’espèce, bientôt empaillés.

Le choix de pousser la transformation au moment de la vacance de poste laisse un goût amer : le directeur en poste se trouve désigné comme le verrou, sans aucune reconnaissance du travail accompli à travers les multiples directions communes et fusions déjà patiemment tissées. La position du directeur de l’établissement support n’est guère plus enviable : la direction commune et ses charges devient l’horizon perpétuel, et sa capacité d’un dialogue sincère avec les partenaires est on ne peut plus amoindrie.

Nos propositions

Pour le CHFO, il n’est jamais trop tard pour ouvrir le dialogue. L’évolution de la position de la ministre sur les franchises médicales montre qu’elle peut entendre et lire plusieurs partitions.

La diversité des périmètres et contenus des GHT a été un choix politique des ARS. Il en est de même de la gestion des autorisations d’activités. Chacun doit assumer ses responsabilités.

Compte tenu de cette diversité, la direction commune intégrale ne saurait être le modèle unique pour faire avancer l’intégration de l’offre et l’amélioration de l’efficience. Cela paraît évident par exemple pour les GHT comptant un CHU. Il reste la place, dans de multiples territoires, pour un vrai modèle coopératif qui ne se limite pas à débattre avec soi-même !

Pour ouvrir le débat, le CHFO va saisir les maires, les parlementaires. Il demandera qu’un échange soit organisé entre les syndicats représentatifs des directeurs et le ministère sur les impacts et les risques et sur les scénarii alternatifs.

Conflit et Diplomatie : 9ème journée nationale de formation des directeurs

Conflits et diplomatie
le talent des dirigeants hospitaliers à l’épreuve !

L’édition 2026 de la Journée nationale de Formation des Directrices / Directeurs a pour thématique : Conflit et Diplomatie : le talent des dirigeants hospitaliers à l’épreuve. 

Le jeudi 8 octobre prochain débutera par l’intervention de Bertrand BADIE, Professeur émérite à Sciences Po. Il a enseigné à des générations d’étudiants la théorie des relations internationales.

Bertrand BADIE est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, dont notamment « Nous ne sommes plus seuls au monde » en 2016, « L’art de la paix » en 2024 et « Par-delà la puissance et la guerre. La mystérieuse énergie sociale » en 2026.  Ouvrages aux titres évocateurs d’une lecture pointue des réalités du monde actuel et de ses turpitudes.

Sa pensée se distingue des théories anglo-saxonnes dominantes, insistant sur la nécessité d’un multilatéralisme inclusif et d’une approche sociale, à l’opposé des tentations vaines d’hégémonie et de domination. En ce sens Bertrand BADIE incarne aussi tout au long de ses années de recherche des positions originales et ambitieuses pour saisir le « Réel ».

Dans un contexte où la réalité de nos métiers implique naturellement de gérer des conflits, il est parfois complexe de placer le curseur entre fermeté et négociation, et la recherche du consensus représente tout un art.

Dans ce contexte, notre journée de formation souhaite favoriser un « rapprochement d’univers » en invitant des universitaires dont les thématiques sont susceptibles de résonner à notre échelle micro, en essayant d’en tirer quelques leçons utiles. 

La vie des établissements connait ses tensions, ses remous, ses heurts et ses conflits de toute nature, parfois inattendus et de prime abord pas toujours compréhensibles, ou encore relevant de rationalités  surprenantes. Chacun sait aussi que pour faire avancer les choses, obtenir  des conditions de sérénité est une clé de réussite collective.

Le regard de Bertrand BADIE devient intéressant pour mieux saisir les clés d’une « Paix » indispensable à la conduite de nos missions : Tout un art !

Cette première approche fera sens pour aborder très vite un échange fructueux avec l’intervenant.

LE PROGRAMME

Pour s’inscrire quelques clics suffisent :

https://evenium.events/formation-directeurs-fph-chfo-2026/ 

Rendez-vous le jeudi 8 octobre 2026 à PARIS

EVALUATION 2026: « COUP DOUBLE » POUR UN COUP D’ENVOI TARDIF

Le CNG a  enfin mis en ligne sur son site deux notes d’information relatives à la campagne d’évaluation 2026 en distinguant les informations à destination des DH ( note d’information CNG /DGD/2026-115) de celles destinées aux D3S et DS (note d’information CNG/DGD/2026-116).

Cette parution qui a battu cette année tous les records de tardiveté aura contraint les collègues D3S  et DS d’ attendre la « digestion » de la réforme statutaire des DH et notamment de son volet indemnitaire pour que puissent être publiés pour tous le calendrier (commun aux 3 corps) et les modalités de cette campagne annuelle.

Le ralentissement et la complexification de la campagne d’évaluation confirment l’absurdité qu’il y a eu à dissocier le régime indemnitaire des 3 corps. Il est urgent de réunifier , le travail en séquentiel n’a fait que ralentir la réforme. Tout le monde en convient aujourd’hui, même ceux qui rejetaient notre amendement en ce sens en juillet 2025…

LES CONSTANTES COMMUNES AUX 3 CORPS

1/ Le passage par SAGA pour récupérer votre support d’évaluation nominatif  .

2/ Un calendrier impératif pour les évaluateurs :

  • réaliser les entretiens d’ évaluation avant le vendredi 30 octobre au plus tard et d’adresser au CNG par voie dématérialisée les supports pour le 30 novembre au plus tard.

3/ Une prise en compte analogue  aux années antérieures des changements éventuels intervenus en cours d’année pour les 3 corps (mobilité notamment) :

  • l’autorité en charge de l’évaluation est celle de l’établissement dans lequel la durée d’affectation a été la plus longue.
    Dans l’hypothèse où un changement de fonction ou d’affectation de l’évalué intervient au 1er juillet de l’année N, l’autorité en charge de l’évaluation est celle qui était compétente pour les six premiers mois de l’année.
    En cas de départ de l’évaluateur, il appartient à la nouvelle autorité compétente de procéder à l’évaluation et, si elle le souhaite, de se rapprocher de son prédécesseur.

4/La communication à l’évalué à l’issue de l’entretien du montant de sa part résultats (pour les D3S et DS) ou de son CIA (pour les DH).

5/ La notification à l’évalué de sa décision individuelle de part R ou de CIA  dans un délai d’un mois après l’entretien:

  • Modèles de décision annexés aux notes d’information respectives DH (pour le CIA) et D3S/DS (pour la PFR).

6 / La fiche B5  du support d’évaluation à compléter impérativement par l’évaluateur, le cas échéant, pour formuler et motiver sa proposition ou non-proposition d’avancement au 2ème grade (pour les DH) et à la hors-classe (pour les D3S et DS ).

7/ Les délais et modalités de recours  analogues pour les 3 corps et inchangés par rapport aux années précédentes.

LES  MODIFICATIONS

Elles découlent  quasi-exclusivement de l’application aux DH des nouvelles dispositions statutaires et indemnitaires les concernant. 

Ceci explique d’ailleurs le retard pris pour communiquer ces notes puisque le CNG ne disposait pas à la date habituelle de leur publication, de l’ensemble des textes  concernant les DH. En effet, chacun aura noté que le dernier texte cité en référence de la note du CNG  date du 28 juillet dernier (à savoir  l’instruction dite « pérenne » relative à leur nouveau régime indemnitaire RIFSEEP) !

Pour les 3 corps :

– N’est pas mentionné en texte de référence dans les notes du CNG mais s’applique le décret du 1er août 2026 relatif à l’évaluation des directeurs : il « légalise » la possibilité pour les DG d’ARS de déléguer la conduite de l’entretien  à un autre directeur de l’Agence ( DGA. DOS…), y compris au directeur de la délégation départementale compétente, à l’exception du cas où il concerne un directeur général de centre hospitalier régional ou universitaire.

Dans les faits , cette pratique était déjà largement répandue avec de grandes variations d’organisation selon l’Agence, mais si ce nouveau décret l’officialise, il permet aussi de préciser que seul l’entretien peut-être délégué…

– les notes d’informations n’intègrent plus d’annexe relative au calendrier  de l’entretien d’évaluation. Mais à la lecture du corps des notes, les délais restent identiques à ceux des années précédentes.

–  la modification du support d’évaluation qui reste commun aux 3 corps de direction mais qui intègre – par rubrique – des champs spécifiques aux DH ou aux D3S/DS :

  1. sur la fiche A2 relative à la situation de l’évalué,
  2. sur la fiche B4 relative à l’attribution de la part variable qui distingue bien sur les encadrés désormais respectifs des D3S et DS toujours soumis au régime de la PFR de ceux prévus pour les DH relevant du RIFSEEP.
  3. sur la fiche B5 relative à la proposition d’inscription au tableau d’avancement, identique pour tous mais qui précise bien qu’il s’agit de motiver l’accès à la hors classe pour les D3S et DS et au 2eme grade pour les DH.

Pour les DH :

–  Les évolutions par rapport aux années précédentes sont inhérentes à l’entrée en vigueur du nouveau statut des DH et du régime indemnitaire (RIFSEEP). Les règles de détermination et d’évolution des 2 composantes du RIFSEEP que sont l’IFSE et le CIA et leurs impacts, dans le cadre de cette première évaluation annuelle post-réforme, sont explicitées en ANNEXE 2 de la note d’information CNG dédiée aux DH.

C’est à l’occasion de votre entretien d’évaluation et en fonction de l’atteinte des objectifs et constats faits en commun sur  votre manière de servir  que votre évaluateur doit, à l’issue de l’échange, vous préciser le montant du CIA qu’il va vous attribuer : toute attribution d’un CIA inférieur à la moitié du montant de référence ou supérieur d’au moins 30% au montant de référence donne lieu à la production d’un rapport à l’appui de la décision. 

Attention, le barème encadrant ces montants de référence pour les emplois classés dans le corps sont définis par groupes d’emplois ainsi que les plafonds : ceci suppose que la décision de classement de votre emploi précède celle d’attribution du CIA. 

Pour les D3S et DS : Pas d’évolution notable par rapport aux années antérieures mais les préconisations du CHFO demeurent, notamment sur la bonne observance par les évaluateurs comme par les évalués des principes mêmes d’un bon entretien d’évaluation.

LES CONSEILS DU CHFO

Sur les aspects techniques

L’usage de SAGA pour récupérer votre support d’évaluation devrait désormais ne plus poser de problèmes majeurs pour cette 3eme itération de l’utilisation d’un support dématérialisé . dans le cadre de l’évaluation annuelle.

Attention,  si vous ne retrouvez pas votre identifiant, mot de passe ou les 2, ne vous aventurez pas pour autant à créer un nouveau compte comme si de rien n’était. « PLAGE » se souvient de vous si vous tentez de créer un compte homonyme. Il faut donc suivre le circuit de recherche de votre compte, de récupération d’identifiant puis de réinitialisation de mot de passe. Puis pensez à vraiment vous déconnecter pour ensuite activer votre accès.

En bref, soyez zen, et ne vous y prenez pas au dernier moment pour récupérer votre support d’évaluation…

Le support d’évaluation prend donc le format d’un fichier pdf interactif : ce fichier
doit impérativement être maintenu au format pdf interactif et ne pas être imprimé et/ou scanné.
Le CNG précise bien que le maintien du format pdf interactif conditionne ensuite son intégration dans SAGA-Directeurs puis l’extraction des données en vue de statistiques (statistiques sur la PFR, le CIA, sur les corps, et pour la GPMC) et d’établissement de viviers.
Une copie de l’évaluation est conservée par l’évaluateur et l’évalué. Avant de cocher les cases  bloquant le contenu de l’évaluation, il est impératif d’enregistrer une copie du pdf interactif en cas de nécessité de modifier le contenu de l’évaluation (erreur dans le contenu, suites données à un recours, etc.). Le blocage du contenu suite à la coche de la case est définitif.
Une fois totalement signé, le fichier est transmis au CNG au format PDF interactif pour classement dans le dossier administratif de l’intéressé au sein de l’outil SAGA-Directeurs.
Les notes du CNG insistent sur le fait qu’il s’agit d’une obligation réglementaire pouvant engager la responsabilité de l’évaluateur. 

Sur le contenu du support d’évaluation

Le CHFO maintient sa réserve initiale sur  la rubrique « évaluation des compétences ». Mettre en regard une autoévaluation et une appréciation de l’évaluateur qui seraient divergentes et tracées définitivement dans le support parait inopportun. L’autoévaluation devrait avoir un caractère uniquement préparatoire pour aboutir à une version concertée. Quant à la possibilité de s’autoévaluer « exceptionnel » seulement cinq fois, nous n’en sommes toujours pas  remis !

Sur la partie projet professionnel (perspectives de carrière) , le CHFO est également très réservé. Outre l’interrogation sur l’exploitation réelle que pourra en faire le CNG, il est douteux que les collègues détaillent tous azimuts leurs projets à deux ans ; si la réflexion est utile, il n’est pas forcément pertinent de l’insérer dans la relation évaluateur/ évalué au moment de l’entretien. Quant à la question posée à l’évaluateur d’apprécier un projet de chefferie de son adjoint, non  merci. Il y a déjà un avis demandé  sur la capacité à exercer des responsabilités supérieures. N’oubliez pas, cette rubrique est facultative

Pour le CHFO il y a confusion des genres entre l’évaluation annuelle et un entretien de carrière périodique, demandé par nous, et encore trop peu pratiqué par le CNG. en raison notamment de l’insuffisance des moyens dédiés à ce dispositif.

En revanche, le CHFO rappelle sa proposition que puissent être intégrées aux thématiques abordées lors de l’entretien annuel d’évaluation celles relatives à l’entretien annuel sur la charge de travail prévu par le code du travail (article L3121-46) pour les salariés du privé et du monde associatif au forfait jours.

La charge de travail, l’organisation, les horaires des réunions, la programmation des congés, le fonctionnement de la garde de direction et tous les sujets qui impactent l’articulation entre vie professionnelle et vie personnelle peuvent bien être évoqués au moins une fois l’an !

C’est pourquoi le CHFO propose de transposer l’article L3121-46 dans le code général de la fonction publique.

Que vous soyez chef d’établissement ou adjoint, rappelons que c’est votre activité qui est évaluée et non l’établissement ou votre pôle 

Que vous soyez évaluateur ou évalué, DS,D3S ou DH, le CHFO est à votre écoute pour vous accompagner  avant, pendant et après ce processus exigeant relatif à l’entretien annuel d’évaluation !

N’hésitez pas à nous faire part de vos interrogations ou difficultés éventuelles à titre individuel .

Nous restons également à l’écoute de toutes vos remarques pour contribuer à l’amélioration du dispositif.

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