Auteur/autrice : PGUINARD@dm1n

ASSEZ DE LA MUSIQUE DE CHAMBRE : IL FAUT UNE DIRECTION D’ORCHESTRE POUR LES DIRECTEURS DES SOINS

Cela n’est en réalité pas nouveau puisque nous avons été officiellement informés depuis de longs mois que le gouvernement avait arbitré favorablement pour étendre le RIFSEEP aux directeurs des soins et aux D3S. Cette mesure était autorisée malgré la consigne du premier ministre du gel de toute revalorisation salariale, car considérée comme la continuité d’un chantier ouvert.

Cela nous conforte dans l’idée que nous avons prônée depuis le début d’un traitement global du dossier. L’amendement en ce sens du CHFO lors du Conseil supérieur de la FPH de juillet 2025 avait reçu un avis défavorable du gouvernement, et aussitôt un vote négatif du SMPS.

Nous avons confirmé notre disponibilité pour ouvrir ces discussions dès le printemps, dans un courrier intersyndical le 30 avril 2026.

Dans un échange avec la ministre lors de sa venue au stand CHFO au mois de mai, elle nous confirmait son objectif d’y parvenir pour la fin de l’année.

Depuis, nous avons surtout vu s’accumuler les « retards à l’arbitrage » sur la mise en œuvre de la réforme pour les seuls DH, et nous avons, semble-t-il, à faire à une administration qui n’est pas multitâches.

Il va de soi que dans la période de réserve « préélectorale » l’administration va se garder d’annoncer à tel ou tel syndicat l’ouverture des discussions.

Mais l’immobilisme ministériel a une date de péremption : la tribune offerte par les prochaines journées d’études des directeurs des soins

Une occasion rêvée pour démontrer que la petite musique n’est pas interprétée au pipeau, qu’il y a bien une partition, une formation, un chef d’orchestre, des interprètes, et des dates de représentation.

Nous attendons des actes, pas des larmes de crocodiles, ni les discours compassionnels délivrés habituellement dans ce genre d’enceinte.

Car soyons lucides, il va de soi que la réunification du régime indemnitaire, si elle répare une injustice, ne suffira pas à restaurer l’attractivité du corps des directeurs des soins.

Il faut encore un effort pour passer de la petite musique de chambre à la symphonie en quatre mouvements :

  • Allegro Revalorisation du régime indemnitaire des élèves Directeurs des soins pour qu’il entre en application dès janvier 2027
  • Adagio Réunification du régime indemnitaire des corps de direction avec classification commune des emplois pour une mise en œuvre au plus tôt en 2027 (le crash-test effectué sur les DH doit simplifier les répétitions).
  • Menuet avec 3 grades  Refonte radicale de la grille de rémunération du statut, car c’est cela que regarde les postulants pour savoir si cela vaut le coup de s’engager dans la carrière. Il faut donc une distinction significative par rapport à la grille des cadres supérieurs de santé, avec un modèle du type des grilles appliquées aux DH, car elle permet d’intégrer aussi bien de jeunes collègues que des cadres supérieurs chevronnés, et évite d’avoir la moitié du corps qui plafonne au dernier échelon.
  • Allegro Refonte et extension des emplois supérieurs en 4 niveaux, avec application du principe de réduction des durées d’échelons quand on est sur emploi fonctionnel.

Que le concert commence sans tarder serait un 1er signe positif.

L’interpréter dans son intégralité  est une nécessité pour répondre aux  attentes des vrais mélomanes que sont nos collègues directeurs des soins !

Presto, presto…

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CAPN DH du 24 septembre 2026

Consultez la déclaration du CHFO :

DECLARATION LIMINAIRE DES REPRESENTANTS CHFO

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

Chers collègues,

Notre déclaration sera aujourd’hui centrée sur ce qui relève de notre instance tant le contexte de nos établissements et l’exercice de nos collègues méritent de plus longs développements. Et surtout des réponses pour lesquelles régulièrement ici nos interlocuteurs nous disent ne pas être en mesure de pouvoir nous les apporter.

Mauvais présage….

Les travaux de préparation des EPRD 2027 et les données économiques et budgétaires qui les sous-tendent ne laissent présager rien de bon.

L’annonce, sans surprise et pour la 5ème année consécutive, du gel du point d’indice des fonctionnaires, alors même que l’inflation continue d’augmenter, risque d’amplifier les difficultés d’attractivité et de fidélisation des hospitaliers au-delà même des métiers jusqu’alors identifiés « en tension »…

Anecdotiques pourront peut-être paraître, pour les édiles parisiens, les difficultés de nombreux agents hospitaliers pour rejoindre leur lieu de travail en milieu rural ou montagneux, là où ni métro, ni tram ne circule à 6h du matin ou à 22h le soir. Et pour qui, il faut désormais choisir entre manger et conduire…

Temps II des GHT pour les directeurs: le tube de l’été!

Nous ne reviendrons pas non plus trop longuement sur le « tube de l’été » pour les directeurs hospitaliers, sorti des bacs de notre Ministère le 29 juillet dernier. Ce texte destiné aux ARS expose la conception ministérielle de ce que doit être le temps II des GHT, 10 ans après leur création. Mais un détail n’aura bien sûr échappé à personne lorsque la Ministre demande aux ARS de surseoir à la publication de tout emploi vacant de chef d’établissement, la mise en place d’une direction commune devant être la règle.

Nos collègues, chefs d’établissements sanitaires, qu’ils soient DH ou D3S auront apprécié ce « couplet », pouvant rapidement se traduire par un véritable couperet…

Ce n’est pas noircir le tableau que de le dire ici tant ces derniers mois nous ont donné à entendre cette petite musique à l’occasion notamment des échéances de détachement de certains de nos collègues.

Pour revenir à l’ordre du jour de cette séance, nous pouvons noter qu’en son premier point, nous sont soumis enfin pour approbation les procès- verbaux de nos réunions de décembre 2024 à juin 2026 ce qui nous permettra d’avoir trace de nos travaux et débats avant que la mandature des membres de notre instance ne s’achève. Que votre équipe soit remerciée d’avoir rattrapé ce retard.

Au secours des recours: suite et …fin!

Mais le satisfecit s’arrête là : l’ordre du jour ne comporte aucun examen de recours en évaluation alors même que nous savons qu’un certain nombre de ceux à examiner au titre de la campagne 2025 ont été déposés par nos collègues en tout début d’année 2026.

Si nous ne méconnaissons pas les difficultés d’instruction, y compris dues aux retards des évaluateurs à transmettre leurs observations, le CHFO ne peut se résoudre à expliquer à ses mandants que certains sont tenus par des délais quand d’autres s’acharnent « à en faire fi ».

A cet égard, nous vous rappellerons notre demande formulée lors de la CAPN de décembre 2024 à laquelle une suite favorable avait été donnée…

Pour éviter que des recours ne soient traités près de 2 ans après la période d’évaluation qu’ils concernent, le CHFO a proposé et le CNG retenu qu’un point puisse être fait lors de chaque séance sur les demandes en cours et le stade de leur traitement.

Le nombre de recours annuel tel que présenté en mars dernier pour l’année 2024 (17 au total) – certes incomplet puisque le jour de sa présentation étaient encore examinés 3 recours au titre de cette année-là – et de leur suivi ne devrait pas représenter une surcharge importante pour l’équipe qui les traite.

Nous le réaffirmons : de tels délais de traitement contribuent à accroître les conduites de renoncement pour nos collègues qui désespèrent d’un tel enkystement.

Evaluation des DH en 2026: la foire…aux questions !

Mais en matière d’évaluation, les marqueurs de l’usure perdurent en 2026 à un peu plus d’un mois de la fin officielle de la campagne annuelle d’entretiens, censée s’achever selon la note d’information du CNG, au vendredi 30 octobre prochain.

On ne peut à cette occasion que saluer le rappel fait par le CNG sur la jurisprudence du Conseil d’Etat qui dispose qu’« il relève de la compétence du Centre national de gestion d’imposer la tenue des entretiens d’évaluation et de s’assurer de la transmission des supports dans les délais impartis afin d’éviter tout préjudice dans la carrière des personnels concernés ».

Or la campagne d’évaluation 2026 risque fort de s’apparenter à un grand moment de confusion si l’on en juge déjà par le nombre de sollicitations qui affluent un peu plus chaque jour.

Parmi les renseignements les plus demandés, figurent au 1er rang ceux relatifs au CIA. Peut-être est-il normal qu’ils soient encore, à ce stade, confidentiels pour les emplois supérieurs du corps.

Ainsi la définition donnée par Henri Miller à la confusion prend tout son sens, s’agissant du « mot que nous avons inventé pour désigner l’ordre quand nous ne le comprenons pas ».

Si chacun peut entendre que la mise en œuvre de la réforme statutaire des DH induise pour cette 1ère année d’application des ajustements inévitables, ils ne peuvent survenir « au fil de l’eau » alors même que la procédure d’évaluation de l’ensemble des cadres de direction a déjà été cadrée par deux notes détaillées du CNG du 4 juillet dernier.

Inévitable, même si tout à fait regrettable, était donc cette année la dissociation des notes d’information sur la campagne d’évaluation d’une part pour les DH et d’autre part pour les D3S et DS.

Revendication prioritaire du CHFO, l’extension du RIFSEEP à tous les cadres des équipes de direction aurait permis d’éviter cette césure de l’information sur la campagne d’évaluation entre les membres d’une même équipe aux régimes indemnitaires désormais différents.

Gare aux souplesses, que personne ne se blesse…

Pour le corps des DH, la dislocation de la procédure et de ses délais ne peut être érigée en nécessaire souplesse lorsqu’elle emporte un risque non négligeable d’impossibilité de recours pour les collègues qui souhaiteraient en faire usage.

Cette question des modalités de recours n’est pas seulement posée pour les collègues évalués par les ARS. Les montants de référence du CIA, connus pour les emplois classés dans le corps, sont dépendants du groupe dans lequel l’emploi de chacun sera classé.

Et il convient de rappeler ici que « chaque directeur reçoit notification individuelle du classement de l’emploi sur lequel il est affecté » et que « cette décision peut faire l’objet de recours ».

Le CHFO demande donc que soient rapidement précisées les modalités de recours individuel sur le classement des emplois dans le corps.

Tableaux d’avancement 2026 et 2027 toujours sans cadre apparent 

Parmi les autres sujets de cette rentrée pour le moins confuse à mesure que la mise en œuvre de la réforme infuse, restent ceux du calendrier des tableaux d’avancement, du volume des promotions envisagées et bien sûr des critères de promouvabilité.

Inutile de rappeler ici que le CHFO s’est fermement opposé à la définition que le CNG et nos collègues des autres syndicats souhaitaient retenir pour la condition de mobilité requise pour accéder au 2ème grade, qui pour eux ne relevait soudain plus de la transposition à l’identique de celle mise en œuvre pour les administrateurs de l’Etat…

Au lieu de valoriser la mobilité lorsqu’elle est particulièrement significative comme l’avait proposé le CHFO, la position du CNG a finalement été d’exclure toutes celles et ceux qui n’auraient pas changé de département et de GHT pour prétendre au tableau d’avancement au 2ème grade…

Transposition de la réforme de l’Etat aux TA des DH: deux poids, deux mesures … 

En l’espèce, « comparaison ne fera pas loi ». Pourtant Monsieur CASTEIX, lorsqu’il était 1er Ministre, avait convenu que pour les administrateurs de l’Etat, affectés au sein d’ambassades, de consulats, d’administrations centrales mais aussi d’administrations déconcentrées ladite condition de mobilité pourrait être de triple nature : soit fonctionnelle, soit géographique, soit de changement d’environnement de travail.

Outre la quintessence de la LDG à paraître pour le tableau d’avancement au 2ème grade, les échéances devront être rapidement définies tant pour l’élaboration du tableau 2026 que pour celui de 2027. La LDG et le calendrier pour l’accès au 3ème grade restent également un chantier à finaliser.

Pour ces deux tableaux, le CHFO avait suggéré, dès la CAPN de septembre 2025, qu’ils puissent être élaborés avant la fin de l’année dernière puisqu’il est d’usage de conserver les tableaux d’avancement déjà adoptés, y compris lorsque surviennent des modifications statutaires dès le1er janvier.

Comme nous l’avions annoncé, cette possibilité a bien été intégrée aux nouveaux textes statutaires concernant les DH et le CHFO considère qu’une de fois de plus la tendance aurait pu être inversée en substituant « à l’imprévisibilité évitable la juste prévision ».

Des moyens pour le CNG pour gérer le « dégagisme » 

Pour conclure ce propos, nous serons particulièrement vigilants sur les moyens dont sera doté notre Centre National de Gestion en 2027 pour répondre aux demandes de nos collègues en matière de RA, d’affectation en surnombre et de congés spéciaux alors même que nous connaissons une accélération sans précédent des demandes de repositionnement pour celles et ceux en fin de détachement subi ou à échéance.

Le CHFO réitère sa demande de mars dernier d’un suivi régulier par la CAPN du nombre réel de demandes de RA par motif ainsi que le bilan annuel des affectations en surnombre, dont il est prévu la présentation en CAPN par l’article 3 du décret du 11 mars 2010 consacré à cette « position ».

Et comme Henri MICHAUX le suggérait dans une de ses œuvres, que nos collègues comptent sur nous pour « Ne désespérer jamais et faire infuser davantage  ».

Je vous remercie de votre attention

Vos représentantes CHFO à la commission paritaire nationale des directeurs d’hôpital

Florence BILLAULT, titulaire

Florence est directrice de la stratégie, des affaires générales et des relations avec les usagers au Centre Hospitalier d’Argenteuil(95)

Hélène THALMANN, suppléante

Hélène est déléguée nationale à la permanence du CHFO.

Quelques précisions sur notre rôle dans l’examen des recours sur évaluation en CAPN.

La CAPN joue un rôle de recours de deuxième niveau sur les évaluations. Le premier recours se fait auprès du CNG. (cf. la note de procédure)

La CAPN intervient donc à votre demande si la réponse du CNG est négative ou insuffisante selon vous. Le délai de deux mois dont dispose le CNG n’est pas toujours respecté et l’absence de réponse à temps n’équivaut pas toujours à un rejet.

De manière générale, syndiqué ou non, nous vous invitons à nous saisir dès le recours de premier niveau, même si le délai est très court ; cela peut permettre de mieux cibler ou formuler la demande et faciliter le suivi ensuite (cf. supra).

Parution des postes réservés aux EDH de la promotion Madeleine RIFFAUD

Le Centre national de gestion vient de publier la liste d’emplois réservés aux 88 élèves DH qui prendront leur poste en janvier 2027.

Sur ces 94 postes, 23 sont en CHU (près de 25%),9 en CHS ( près de 10%) et 62 au sein d’équipes de CH (près de 66%).

Si la quasi-totalité des régions propose des postes, à noter cette année l’absence de postes ouverts aux élèves par les établissements ultra-marins.

  • 14 postes en région Ile-de-France (dont 5 à l’AP-HP)
  • 13 postes dans le Grand- Est
  • 10 postes en Auvergne- Rhône-Alpes
  • 10 postes en Centre-Val-de-Loire
  • 10 postes dans les Hauts-de-France
  •  9 postes en Bourgogne- Franche-Comté
  •  8 postes en Occitanie
  •  6 postes en Nouvelle- Aquitaine
  •  4 postes en Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse
  •  4 postes en Pays-de -la- Loire
  •  3 postes en Bretagne
  •  3 postes en Normandie

Si le compte y est (94 postes), « il n’y a rien de trop » pour que chacune et chacun puisse concilier appétence professionnelle et vie personnelle …

Mais pour le CHFO , ce constat ne doit pas conduire à déclencher, chez certains,  des réflexes malthusiens  excessifs sur le calibrage des futures promotions …

Dès 2025, le CHFO a formulé des propositions pour que les causes de cette situation soient analysées et l’ensemble des sujets abordés : la gestion des vacances de postes en établissements et le recours aux contractuels, l’organisation du recensement par le CNG, le calendrier de publication, etc.

Le CHFO est mobilisé pour apporter aide et conseil aux élèves dans leur démarche de candidature.

Le CHFO demande la publication de listes complémentaires si des offres tardives sont identifiées. 

Consulter l’avis initial

Consulter l’additif du 5 septembre 2026

Consulter l’additif du 12 septembre 2026

Consulter l’additif du 19 septembre 2026

Lien vers notre guide de la première prise de poste

Promotion au deuxième grade de DH : le CNG confirme ses intentions néfastes.

L’instance était convoquée ce mardi 15 septembre pour une séance supplémentaire consacrée principalement à l’examen de la ligne directrice de gestion relative à la promotion au deuxième grade de DH.

Celle-ci résulte directement de la réforme statutaire. En effet, cette réforme modifie les conditions de promotion et confie aux LDG la définition de la mobilité attendue pour être promouvable.

La condition de mobilité

Dans la version de LDG proposée au CCN, le CNG a maintenu ses exigences :

Seule une mobilité qui conduit à changer d’établissement ou de direction commune vers un département et un GHT différent sera validée.

Les deux conditions (changement de département et changement de GHT) sont cumulatives.

Nous avons déjà exprimé notre opposition à une telle exigence et expliqué pourquoi dans un communiqué du 28 juillet 2026 :

  • Un déficit majeur d’attractivité du statut DH par rapport aux autres corps comparables
  • Une exigence disproportionnée alors que la condition de mobilité est uniquement justifiée par l’acquisition d’expérience.
  • Une contrainte qui va peser majoritairement sur les collègues avec charge de famille et freiner encore l’avancée de l’égalité professionnelle
  • Des iniquités multiples puisque les collègues qui ont effectué leurs mobilités antérieurement ne sont pas soumis à la contrainte kilométrique, tout comme ceux qui sont détachés, ou ceux qui ont exercé antérieurement comme Cadres A pendant 4 ans avant d’être DH.
  • Enfin un diktat qui répond à aucun objectif d’intérêt général, car il n’y a pas de logique à refuser de valider une mobilité entre Guéret et Tulle, et à l’accepter entre Montreuil et l’APHP !

Le CHFO a exposé à nouveau ses arguments, il a proposé un amendement consistant à reprendre comme définition de la mobilité celle signée de Jean CASTEIX pour la LDG équivalente des administrateurs de l’Etat, qui reconnaît les mobilités géographiques, fonctionnelles et de contexte d’exercice.

Il est donc rude de se faire traiter d’irresponsables en séance.

Vote de l’amendement CHFO :

Pour : CHFO ; Contre : SMPS et SYNCASS

Le CHFO a ensuite proposé un amendement de repli consistant à limiter l’exigence de mobilité à un changement d’établissement.

Une telle restriction ne nous convient pas car elle écarte la valorisation de toute mobilité fonctionnelle, mais le choix du CHFO était de tout faire pour limiter les restrictions et, au moins temporairement, aligner l’exigence sur celle faite aux D3S.

Les autres OS se sont déclarées favorables au maintien de la condition de changement de département.

Vote de l’amendement de repli du CHFO :

Pour : CHFO ; Contre : SMPS et SYNCASS

Le SYNCASS a ensuite proposé un amendement consistant à retirer l’exigence de changement de GHT, en particulier du fait de l’étendue de certains d’entre eux.

Le CHFO s’est abstenu en considérant que c’était un moindre mal.

Le SMPS a formulé en séance un amendement proposant que les conditions de changement de département et de GHT soient alternatives et non plus cumulatives. Il n’a pas été adopté.

Les autres précisions apportées par la LDG :

La condition des 2 ans de mobilité

Dans le statut il est demandé que la mobilité remonte à 2 ans pour être promouvable.

La LDG proposée indique que cette condition est vérifiée au 31 décembre précédent l’année du tableau d’avancement.

Le CHFO a proposé l’amendement suivant :

La condition des 2 ans peut être vérifiée tout au long de l’année du tableau d’avancement.

Ainsi pour la tableau d’avancement 2027, un collègue qui a effectué sa mobilité au 15 janvier 2025 serait promouvable au 15 janvier 2027. A l’inverse, la rédaction du CNG fait qu’il devra attendre 2028.

Vote de l’amendement CHFO :

Pour : CHFO ; Contre : SMPS et SYNCASS

Il est regrettable que cette proposition soit rejetée alors qu’elle revenait simplement à la rédaction initiale du CNG ; mais il est vrai que la nouvelle formule résulte d’une suggestion malheureuse du SYNCASS.

Le nombre de promus

Dès avant la parution du décret statutaire, l’administration avait annoncé que, malgré la suppression du taux de promotion, une régulation du volume de promus serait effectuée.

Face à nos demandes réitérées, le CNG a fait mention de ce point dans la LDG :

« Chaque année, le CNG détermine le volume des promotions au deuxième grade et en informe le CCN »

Le CHFO a demandé par un amendement qu’a minima le mécanisme de fixation soit connu.

Le CNG a proposé sa propre rédaction alternative d’un amendement par lequel il s’engage à communiquer le mode de calcul du nombre de promus. Le CHFO a donc retiré son amendement et la version proposée par le CNG a reçu l’avis favorable du CCN.

En outre, compte tenu de la date avancée, le CHFO a demandé que soient communiqués ces volumes pour les tableaux 2026 et 2027 ; il n’a pas été apporté de réponse, mais une séance supplémentaire est annoncée dans quelques semaines.

Les critères de classement des promouvables

Considérant la possibilité que le nombre de promouvables proposés par leurs évaluateurs soit supérieur au volume prédéfini par le CNG, il revient à celui-ci de classer les intéressés sur la base de critères qu’il affiche dans la ligne directrice de gestion.

Les critères proposés sont globalement stables par rapport à la version antérieure. Le CNG a confirmé qu’il appliquerait la pondération des différents critères, déjà utilisée en 2025.

L’avis global sur la LDG

In fine, le CNG a soumis à l’avis du CCN le projet de LDG intégrant uniquement son propre amendement sur le calcul du volume des promus, sans aucun des autres amendements examinés.

Votre sur la LDG 2ème grade DH :

Contre : CHFO et SYNCASS ; Abstention : SMPS

Le 15 septembre 2026 est donc un jour amer.

Pour les DH bien sûr, mais il y a tout à craindre de l’extension de telles exigences à d’autres corps, vu les arguments utilisés.

Qu’à cela ne tienne. Le CHFO a déjà connu une telle situation lors de la précédente LDG sur la promotion à la « hors classe ».

Il s’y est opposé seul, mais tout le monde est revenu à la raison en 2024, compte tenu des injustices générées.

La parole vous sera bientôt donnée : tous les DH du premier grade, tous les directeurs soucieux de l’attractivité du corps et des conditions d’exercice feront des élections professionnelles un référendum contre cette LDG.

D’ici là, le CHFO n’exclut aucun mode d’action.

La tenue de ce Comité consultatif national du 15 septembre est aussi une leçon en matière de fragilité du dialogue social : un CCN convoqué à 13H, le distanciel imposé à tous en dépit du règlement intérieur, un refus d’entendre des déclarations liminaires avec l’assentiment du SYNCASS. Tout cela ressemble à une intention de faire dans l’expéditif et le discret.

En responsabilité, le CHFO assume sa tâche qui est de défendre vos intérêts :

  • en préparant l’examen des projets,
  • en diffusant et soumettant ses amendements
  • et en vous informant.

C’est ainsi que nous entendons promouvoir :

  • l’amélioration des conditions d’exercice, avec l’objectif de mieux concilier la vie professionnelle et la vie personnelle
  • l’accompagnement et la valorisation des parcours et de la promotion professionnelle ;

Le CHFO, votre syndicat au travail.

Conflit et Diplomatie : 9ème journée nationale de formation des directeurs

Conflits et diplomatie
le talent des dirigeants hospitaliers à l’épreuve !

Tout un programme à résonnance multiple et pas seulement sur la scène internationale ! Les collègues dans les établissements sanitaires et médico-sociaux nous témoignent régulièrement de leurs préoccupations à cet égard.

L’objectif est aussi de mettre en exergue le « talent des dirigeants hospitaliers » à l’aune de ces réalités contextuelles et des savoir-faire qu’elles exigent en réponse.

En construisant le programme, notre ambition est d’abord d’interroger nos pratiques, de repérer quelles sont les conditions qui font conflit et comment les pratiques diplomatiques peuvent permettre d’y remédier.

Comment ces notions s’invitent-elles dans le management de nos quotidiens et de nos institutions ?

Comme à chaque édition, des universitaires de renom dans ces domaines incarneront  le« monde académique » et proposeront leur regard.

 

Notre journée débutera par l’intervention de Bertrand BADIE, Professeur émérite à Sciences Po. Il a enseigné à des générations d’étudiants la théorie des relations internationales.

Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, dont notamment « Nous ne sommes plus seuls au monde » en 2016, « L’art de la paix » en 2024 et « Par-delà la puissance et la guerre. La mystérieuse énergie sociale » en 2026.  Ouvrages aux titres évocateurs d’une lecture pointue des réalités du monde actuel et de ses turpitudes.

 

 

C’est Danielle TOUPILLIER, médiatrice nationale qui viendra animer le 2ème temps fort de la matinée.

Après avoir dressé son état des lieux des conflits, elle nous délivrera les conclusions issues de la réflexion de toute l’équipe de médiateurs régionaux au gré de ce qu’ils ont eu à rencontrer.

 

 

Une seconde partie de journée tout aussi intense avec comme 3ème temps fort  l’intervention d’Henri Bergeron, intitulée  « La crise contemporaine du travail : une question de coopération ». 

Sociologue, directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de sociologie des organisations de Sciences Po et titulaire de la Chaire « Transformation des organisations et du travail »,  il consacre ses travaux aux transformations des organisations, de l’action publique et du travail, avec une attention particulière portée au secteur de la santé. Il est également doyen de l’École d’affaires publiques de Sciences Po depuis 2025. 

 

Le 4ème temps fort de cette rencontre réunira autour d’une table ronde celles et ceux qui préparent, analysent, accompagnent et interviennent auprès des dirigeants hospitaliers pour permettre notamment l’évolution des pratiques en matière de gestion des conflits .

Avec Isabelle RICHARD, Directrice de l’EHESP, Frédéric PIGNY Directeur général du CNG, Alain MERCUEL Psychiatre, PU-PH, ancien PCME, médiateur et  Matthieu GIRIER Directeur d’hôpital, président de l’ADHRESS, nous débattrons des constats et perspectives « A propos des talents des dirigeants hospitaliers » !

                    

Cette journée de formation est totalement ouverte et se veut  avant tout être un moment de rassemblement et de partage sur les conditions concrètes des métiers de Direction.

 Rendez-vous le jeudi 8 octobre 2026 à PARIS

LE PROGRAMME

Pour s’inscrire quelques clics suffisent :

Site d’inscription

 

Instance collégiale DH du 10 septembre 2026 : communiqué CHFO

En introduction, le CHFO s’est exprimé sur le contexte généré par la circulaire du 29 juillet relative aux GHT. Son impact sur les parcours des collègues et les conditions d’exercice de l’ensemble des équipes de direction a sans doute été mal mesuré…

LA DECLARATION LIMINAIRE DU CHFO

Monsieur le Directeur général,
Mesdames et messieurs les membres de l’instance,
Chers collègues,

Lors de l’instance collégiale du mois de juillet, nous annoncions de nouvelles sueurs froides pour les collègues.

Comme certains prévisionnistes météo, nous avons parfois peur de ne pas nous tromper.

La séquence estivale nous a malheureusement donné raison, en particulier avec la circulaire du 29 juillet relative aux GHT.

Ouverture anticipée de la chasse ?

Si le climat de cet été a conduit à démarrer précocement les vendanges, il semblerait qu’il ait poussé la Ministre de la santé à une ouverture anticipée de la chasse…aux directeurs. Et cette ouverture vise aussi bien grand et petit gibier, puisque le « permis » est accordé aux ARS de surseoir à la publication de tout poste vacant, pour mise en œuvre d’une direction commune « dans les meilleurs délais ».

Ce n’est pas faire injure aux collègues qui se démènent pour faire réussir des directions communes que de dire qu’il y a la place pour plusieurs modèles de gouvernance de GHT.

Plusieurs modèles

Ce serait au contraire faire injure aux ARS que de croire que si ces directions communes généralisées ne sont pas mises en œuvre au bout de 10 ans c’est parce qu’elles n’y ont pas pensé…

Pourrait-on admettre qu’elles ont considéré que ce n’était pas faisable, voire que ce n’était pas pertinent ?

Alors pourquoi ériger un outil qui n’est pas fait pour cela en modèle systématique, et via une circulaire ? C’est en tous cas faire injure au Parlement qui s’y était refusé, en écartant une telle disposition de la proposition de loi RIST à l’époque..

Si le seul impact d’une telle orientation était la mise au chômage technique de l’instance collégiale, il est douteux que les collègues portent longtemps le deuil, et ce n’est pas faire injure à la qualité de ses membres.

Un impact professionnel délétère

Nous parlerons d’abord de l’impact à long terme d’un modèle généralisé de direction commune intégrale à l’échelle de chaque GHT.

L’application du modèle laisserait donc subsister 137 chefferies d’établissements publics de santé. Soit l’effacement de plus de 300 emplois de chefs d’établissements, qu’il s’agisse d’établissements fonctionnels ou non, d’établissements MCO ou spécialisés en santé mentale, ou d’hôpitaux de proximité.

Bravo au passage pour le nouvel élan ainsi donné à l’attractivité du corps des D3S. 98 directions d’établissements sanitaires de proximité seraient donc promises à la disparition du champ D3S, sachant que 13 ont déjà été effacées en 2026.

S’agissant des DH, l’encre de la réforme n’est pas encore sèche que la création d’emplois supérieurs supplémentaires est aussitôt passée au corrector. Pour les adjoints, aucun problème, ils vont se ruer pour candidater dans les établissements parties des GHT, dont l’organigramme est promis au démantèlement prochain. Mais le CNG va vous réguler cela grâce à une exigence « forte » de mobilité.

Et enfin, pour les Directeurs des soins, car pour les directeurs des soins, c’est toujours « enfin », et bien la question de la démographie du corps sera donc réglée. Voire, car plus de 600 DS en poste pour 136 GHT, c’est peut-être un peu trop…

Pour les chefs d’établissement survivants, une nouvelle circulaire GHT annoncera une campagne d’autorisation d’un nouvel équipement lourd, le combi Volkswagen ID. Buzz, électrique, car on ne badine pas avec le développement durable ; afin de permettre aux intéressés de rebondir du cinquième conseil de surveillance vespéral à la neuvième CME nocturne, et ce dans la fraîcheur et la bonne humeur, le véhicule sera équipé d’une douche au gaz hilarant.

Mais cessons de rêver, et passons à l’impact immédiat de l’annonce.

Une annonce contraire à la dynamique territoriale

Il y a un grand paradoxe à vouloir relancer la dynamique territoriale en annonçant à 300 collègues qu’ils sont les derniers de l’espèce, bientôt empaillés.

Le choix de pousser la transformation au moment de la vacance de poste laisse un goût amer : le directeur en poste se trouve désigné comme le verrou, sans aucune reconnaissance du travail accompli à travers les multiples directions communes et fusions déjà patiemment tissées. La position du directeur de l’établissement support n’est guère plus enviable, sa capacité d’un dialogue sincère avec les partenaires étant on ne peut plus amoindrie.

De plus la méthode préconisée via la vacance du poste met le doute sur la cohérence de la méthode : si le modèle est certain, si l’action est urgente, pourquoi s’en remettre à cet aléa de calendrier ? Cela évite sans doute de concevoir un vrai dispositif d’accompagnement, repositionnement reclassement des collègues.

D’ailleurs, les ARS auront-elles la patience d’attendre le terme des détachements ? Plusieurs expériences récentes montrent le contraire, via des non renouvellements au bout de 4 ans, des refus de prolongation, des fins anticipées. Avec un accompagnement des collègues concernés proche du zéro absolu.

Si l’on se focalise sur le travail à venir de l’instance collégiale, le modèle proposé conduirait à supprimer la notion de parcours de carrière avec acquisition d’expertise à la tête d’établissements plus modestes. Les risques sont multiples, en termes d’erreurs de casting, de perte de diversité, de ralentissement de l’égalité professionnelle. Un simple regard rétrospectif sur les choix récents de l’instance ou des recruteurs illustrerait combien c’est à une destruction que l’on nous conduit.

D’autres modèles de parcours sont peut-être à construire, mais à ce stade nous en sommes au niveau zéro de la réflexion managériale.

Le débat porte sur le fond, pas sur la méthode

Vous l’aurez compris, pour le CHFO, il ne s’agit pas de critiquer la méthode ou la communication, mais d’exprimer un désaccord de fond avec un nouveau dogmatisme, alors que les impacts n’ont pas été mesurés, ni les alternatives évaluées.

Je vous remercie de votre attention

DH : résultats du mouvement 2026-4 emplois fonctionnels

La publications comportait 5 emplois emplois fonctionnels de groupe i et 1 de groupe j.

L’instance collégiale s’est réunie le 9 juillet 2026 pour arrêter les listes de candidats présélectionnés.

Le CNG publie le 4 septembre la liste des candidats retenus pour 4 emplois dont 2 femmes et 2 hommes. 1 emploi avait été retiré avant l’instance collégiale,  1 emploi a été retiré en cours de processus alors que la liste courte était arrêtée.

Résultats Mouvement 2026-4 emplois fonctionnels

Les candidatures aux emplois fonctionnels publiés les 10 et 16 juillet 2026 seront examinées le 10 septembre prochain, en instance collégiale.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité : 

    01 47 07 22 34 (permanence)
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Liste d’aptitude 2027 pour le corps des DH : ouverture des inscriptions

L’essentiel à retenir

25 places ouvertes pour la liste d’aptitude 2027

Date limite de dépôt des dossiers au CNG : 24 septembre

Date de décision d’admissibilité : non communiquée

Période des auditions : fin novembre au plus tôt

Ce qui change :

accès uniquement par le premier grade

30 mn d’audition par la commission d’admission 

plus de répartition a priori des places entre FPH et autres versants

7 places en liste complémentaire

Pour en savoir plus

LE NOUVEAU CONTEXTE REGLEMENTAIRE

Cette parution historiquement tardive intervient alors même qu’ un arrêté du 6 août publié au Journal Officiel du 09 août dernier, vient préciser les dispositions de l’article 7 du nouveau statut des DH  relatives au recrutement par la liste d’aptitude.

Rappelons à cet égard  l’action du CHFO pour permettre -à l’instar de ce qui a été mis en oeuvre pour les administrateurs de l’Etat- que le nombre d’emplois à pourvoir chaque année par cette voie de recrutement soit sensiblement augmenté.

C’est l’article 3 du nouveau décret statutaire des DH qui permet désormais que 20% au moins du total des recrutements  de l’année (par concours et liste d’aptitude) soient ouverts au titre du « tour extérieur ».

Le nombre des postes ouverts aux différents concours et par conséquent celui à fixer pour les recrutements au titre de la liste d’aptitude devrait faire l’objet d’un arrêté du directeur général du CNG fixant pour une période de 3 ans le nombre de postes à pourvoir au titre de chacune de ces voies d’accès.

A titre exceptionnel et pour cette 1ère année d’application, seul le nombre de postes à pourvoir pour 2027 par ces différentes voies a été déterminé.

LES ETAPES PRINCIPALES: CE QUI DEMEURE ET CE QUI CHANGE

Pour s’y présenter : 

Outre le volume des recrutements à prévoir par cette voie, l’évolution la plus notable réside en un accès limité au 1er grade dans les conditions prévues par l’article 6 du  nouveau décret statutaire.

Les prérequis et conditions à réunir pour se présenter à cette sélection demeurent analogues à ce qui était antérieurement prévu :

« Peuvent être inscrits sur cette liste d’aptitude :
1° Les fonctionnaires titulaires d’un corps de catégorie A ou assimilé de la fonction publique de l’Etat, de la fonction publique territoriale ou de la fonction publique hospitalière ou accueillis en détachement dans l’un de ces corps, ainsi que les fonctionnaires et agents en fonctions dans une organisation internationale intergouvernementale justifiant, dans les deux cas, au 1er janvier de l’année considérée, de huit ans au moins de services effectifs dans un cadre d’emplois, corps, ou un emploi de catégorie A ou assimilé ;
2° Les praticiens hospitaliers ayant atteint le 6e échelon de leur grille de rémunération. »

Le Centre National de Gestion (CNG) recueille les candidatures et apprécie leur recevabilité.

Pour le déroulement de la sélection :

La nature des modalités de sélection demeurent les mêmes qu’antérieurement sous la forme de 2 étapes : une présélection sur dossier et une sélection sur entretien. 

La composition de la commission d’accès en charge de l’examen et de la sélection des candidats reste identique à ce qu’elle était auparavant, à savoir :

– un représentant de l’inspection générale des affaires sociales, président ;

– deux représentants de la direction générale de l’offre de soins ;

– un représentant du Centre national de gestion ;

– quatre représentants désignés sur proposition des organisations syndicales représentées à la commission administrative paritaire nationale.

Les membres titulaires et suppléants de la commission sont nommés par arrêté du ministre chargé de la santé.

Les critères de la présélection sur dossier pris en compte par la commission d’accès sont :

  • la nature, la diversité et la durée des missions exercées ;
  • les compétences acquises ;
  • le niveau de responsabilités exercées ;
  • le cas échéant, la taille des équipes encadrées ; l’aptitude à exercer des fonctions supérieures de direction, d’encadrement et d’expertise.

A l’issue de cette 1ère étape, la commission d’accès établit la liste des candidats présélectionnés, qui est publiée sur le site internet du CNG.

Si la nature de l’épreuve de sélection reste inchangée,  la durée de l’entretien avec les membres de la commission d’accès sera désormais de 30 minutes, intégrant :

1° Une présentation du candidat et de son projet professionnel de dix minutes au plus permettant d’apprécier sa capacité à se projeter dans des missions d’encadrement supérieur ;
2° Un échange sur son parcours, ses motivations, ses réalisations professionnelles et les compétences acquises, et permettant d’apprécier sa maîtrise du cadre et des grands enjeux de la gestion hospitalière, et incluant au moins une mise en situation professionnelle.

A l’issue des entretiens, la commission d’accès établit la liste des candidats susceptibles d’être inscrits sur la liste d’aptitude qui est ensuite établie et publiée par le directeur général du CNG sur le site internet de cet organisme.

A l’issue de votre sélection :

Votre inscription sur la liste d’aptitude vous permet de candidater sur les postes de directeurs adjoints vacants ou susceptibles de l’être régulièrement publiés au JO à compter du 1er janvier de l’année pour laquelle vous avez été inscrit-e sur la liste et jusqu’au terme de l’année considérée.

Le calendrier annuel des publications est consultable sur le site du CNG.

Votre nomination en tant que stagiaire n’interviendra qu’à partir du moment où votre candidature sur l’un de ces emplois aura été retenue par le chef de l’établissement recruteur et sa décision transmise au CNG.

Dans cette hypothèse, vous serez nommé-e et classé-e dans le corps des directeurs d’hôpital selon les modalités prévues par l’article 6 du décret statutaire des DH.

La modification la plus notable à cette étape est l’interdiction désormais prévue au dernier alinéa de l’article 7 du statut d’occuper pour votre 1ère affectation et ce pendant au moins 3 ans, un emploi dans l’établissement dans lequel vous exerciez vos fonctions précédentes.

Enfin, votre nomination en tant que titulaire du corps de directeur d’hôpital  de 1er grade ne pourra intervenir qu’à l’issue de votre année de stage et après que vous ayez satisfait à l’obligation de formation dispensée par l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP). 

VOUS ETES CANDIDAT POUR 2027 : CE QU’IL FAUT SAVOIR

 Le délai de 4 semaines à compter de l’avis d’ouverture est impératif. 
 

La note d’information détaillée ainsi que les modèles de documents constitutifs du dossier d’inscription peuvent être obtenus auprès du CNG. 

Consulter l’avis d’ouverture des inscriptions

Consulter la page Tour extérieur sur le site du CNG

Consulter la note d’information du CNG qui inclut les notices individuelles d’inscription

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’explications et pour préparer votre candidature. 

Partagez cette information dans votre environnement et votre réseau professionnel. 

Le CHFO défend l’accès par le tour extérieur, c’est à la fois une voie de promotion professionnelle et un instrument de diversification des parcours

Pour nous contacter (cliquer sur l’enveloppe)

ou appelez-nous 

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Conflit et Diplomatie : 9ème journée nationale de formation des directeurs

Conflits et diplomatie
le talent des dirigeants hospitaliers à l’épreuve !

L’édition 2026 de la Journée nationale de Formation des Directrices / Directeurs a pour thématique : Conflit et Diplomatie : le talent des dirigeants hospitaliers à l’épreuve. 

Après Bertrand BADIE et Danielle TOUPILLIER, Le troisième temps fort de la journée donne la parole Henri BERGERON, avec une intervention intitulée : « penser la crise du travail à partir de la coopération. ».

Sociologue, directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de sociologie des organisations de Sciences Po et titulaire de la Chaire « Transformation des organisations et du travail », Henri Bergeron consacre ses travaux aux transformations des organisations, de l’action publique et du travail, avec une attention particulière portée au secteur de la santé. Il est également doyen de l’École d’affaires publiques de Sciences Po depuis 2025. 

Ses recherches mobilisent principalement la sociologie des organisations et de l’action publique pour comprendre les transformations institutionnelles, les relations entre savoir, expertise et décision, ainsi que les recompositions des pratiques professionnelles.

Son intervention, « La crise contemporaine du travail : une question de coopération », entre ainsi directement en résonance avec la thématique de cette journée consacrée au conflit et à la diplomatie dans les établissements hospitaliers.

Car si le conflit est souvent appréhendé comme ce qui vient perturber le fonctionnement ordinaire d’une organisation, il peut aussi être envisagé comme le révélateur de difficultés plus profondes dans les relations de travail, les interdépendances professionnelles et les modes de coordination.

Cette question prend une acuité particulière à l’hôpital, organisation complexe par excellence, où la réalisation de la mission de soin repose sur la coopération entre des professionnels aux cultures, aux responsabilités et aux intérêts parfois différents.

Dans un article consacré à l’organisation des soins, Henri Bergeron et Patrick Castel soulignent ainsi que la coopération en médecine constitue un problème central, qui ne peut être réduit aux seules appartenances professionnelles ou institutionnelles.

Les travaux d’Henri Bergeron invitent dès lors à déplacer le regard : coopérer ne va pas de soi. La coopération doit être construite, entretenue, négociée, parfois réparée. Elle suppose des arrangements entre acteurs, des formes de coordination et des espaces permettant de rendre compatibles des logiques professionnelles différentes.

Cette perspective rejoint particulièrement les préoccupations des dirigeants hospitaliers.

Diriger ne consiste pas seulement à décider, arbitrer ou gérer les conflits : il s’agit aussi de créer les conditions organisationnelles permettant aux différents acteurs de continuer à travailler ensemble malgré les désaccords, les tensions et les contraintes. La diplomatie hospitalière pourrait ainsi être pensée non comme l’art d’éviter le conflit, mais comme une compétence de gouvernement des interdépendances.

En promouvant ce thème de la journée, nous partageons une ambition modeste mais réaliste :sécuriser les établissements et celles et ceux qui les font vivre.

Cette journée de formation est totalement ouverte et se veut avant tout être un moment de rassemblement et de partage sur les conditions concrètes des métiers de Direction.

 
 
 

LE PROGRAMME

Pour s’inscrire quelques clics suffisent :

https://evenium.events/formation-directeurs-fph-chfo-2026/ 

Rendez-vous le jeudi 8 octobre 2026 à PARIS

GHT : « on achève bien les chevaux »

GHT : "On achève bien les chevaux"

La signature le 29 juillet 2026 d’une circulaire aux ARS relative aux groupements hospitaliers de territoires vous a peut-être échappé.

Ce texte expose la conception ministérielle de ce que doit être le temps II des GHT, 10 ans après leur création.

Un programme dense et urgent

La date de parution, la discrétion de la méthode, le réalisme de l’agenda de travail ont déjà fait l’objet de critiques, mais ce serait faire injure aux pouvoirs publics de considérer que ce ne sont pas des choix. Reste que, comme souvent, ce qui est en retard devient urgent.

Il faut surtout s’attacher au fond. Le cadre du temps II des GHT est donc fixé : c’est la consolidation.

Les résultats attendus sont simples : mobiliser les marges d’efficience existantes. Même si dans le corps de la circulaire, sont mis en balance l’amélioration de la réponse graduée aux besoins des patients et la juste utilisation des crédits de l’assurance maladie.

Les plans d’action attendus portent sur :

  • Le périmètre géographique des GHT
  • L’organisation des parcours de soins
  • Les équipes médicales de territoires
  • Les directions communes
  • Les activités mutualisées et les dispositifs de mutualisation

Alors qu’il s’agit de relancer une dynamique de coopération territoriale, de répondre à la crise financière de nombreux établissements et aux tensions de recrutement, le choix est de le faire « à droit constant ».

L’existence de la loi Valletoux qui ouvrait la voie à des évolutions du cadre est donc passée par pertes et profits. En revanche, une disposition rejetée à plusieurs reprises par la représentation nationale veut être réintroduite par voie de circulaire.

Le détail qui tue

La ministre demande aux ARS de surseoir à la publication de tout emploi vacant de chef, la mise en place d’une direction commune devant être la règle.

Le modèle attendu est celui de l’unité managériale intégrale par une direction commune à l’échelle du GHT, qui concerne aujourd’hui un quart des GHT.

Le mouvement de constitution de directions communes a précédé les GHT et s’est amplifié depuis. Début 2026, selon les données utilisées par la DGOS pour élaborer les listes de chefferies d’établissement, on dénombrait plus de 600 entités juridiques sanitaires en directions communes contre moins de 200 en direction autonome.

Début 2026, on comptait 292 emplois fonctionnels de chefs d’établissement, et environ 160 chefferies sanitaires non fonctionnelles.

Si le modèle préconisé devait prospérer, ce serait donc plus de 300 emplois de chefs d’établissement qui devraient être effacés, dont près d’une centaine réservés aux D3S.

Un enjeu démocratique

C’est la première question qui se pose : est-il légitime d’introduire par voie de circulaire une disposition rejetée par le Parlement lors de l’examen de la loi…RIST ? Drôle de conception du droit constant. Il est vrai que la hausse des franchises médicales rejetée lors du PLFSS peut être réintroduite par décret…

Enjeu démocratique aussi vis-à-vis des élus et des conseils de surveillance : la convention de direction commune est de leur compétence. Les ARS sont invitées à utiliser tous les leviers dans le dialogue avec les présidents de conseil de surveillance. En clair, il faudra tordre des bras dans un contexte de vacance à la tête de l’établissement, en évitant d’infliger ce sort à certains «gros bras» qui pourraient bien faire basculer «le bras de fer».

Un enjeu statutaire et de carrière

La réforme du statut de directeur d’hôpital est encore en train de se mettre en œuvre. Elle a été vendue avec la promesse d’une centaine d’emplois fonctionnels supplémentaires. Et quelques semaines plus tard contre-ordre : plus de 150 d’entre eux sont promis à la disparition.

Oui on achève une réforme comme on achève bien les chevaux.

De plus la méthode préconisée via la vacance du poste met le doute sur la cohérence de la méthode : si le modèle est certain, si l’action est urgente, pourquoi s’en remettre à cet aléa de calendrier ? Cela évite sans doute de concevoir un vrai dispositif d’accompagnement, repositionnement reclassement des collègues.

D’ailleurs, les ARS auront-elles la patience d’attendre le terme des détachements ? Plusieurs expériences récentes montrent le contraire, via des non renouvellements au bout de 4 ans, des refus de prolongation, des fins anticipées. Avec un accompagnement des collègues concernés proche du zéro absolu.

Un enjeu de métier

Dans le système préconisé, il resterait donc 137 chefferies d’établissements publics de santé. Se trouverait ainsi supprimée la notion de parcours de carrière avec acquisition d’expertise à la tête d’établissements plus modestes. Les risques sont multiples, en termes d’erreurs de casting, de perte de diversité, et à terme de scission du statut.

D’autres modèles de parcours sont peut-être à construire, mais à ce stade nous en sommes au niveau zéro de la réflexion managériale.

Un enjeu de conditions d’exercice

Depuis des années le CHFO demande que soit pris en compte l’impact de la dimension territoriale et multisite sur les conditions de travail. Cela concerne tant les chefs d’établissement que les adjoints. Ici, on nous annonce une massification sans plus de réflexion sur les risques : multiplication des instances, trajets, pertes de reconnaissance par les équipes, etc. Il est faux de dire que concentration et proximité peuvent se marier sans méthode, sans outils, sans reconnaissance.

Et le moral des troupes ?

Il y a un grand paradoxe à vouloir relancer le dynamique territoriale en annonçant à 300 collègues, et à leurs équipes, qu’ils sont les derniers de l’espèce, bientôt empaillés.

Le choix de pousser la transformation au moment de la vacance de poste laisse un goût amer : le directeur en poste se trouve désigné comme le verrou, sans aucune reconnaissance du travail accompli à travers les multiples directions communes et fusions déjà patiemment tissées. La position du directeur de l’établissement support n’est guère plus enviable : la direction commune et ses charges devient l’horizon perpétuel, et sa capacité d’un dialogue sincère avec les partenaires est on ne peut plus amoindrie.

Nos propositions

Pour le CHFO, il n’est jamais trop tard pour ouvrir le dialogue. L’évolution de la position de la ministre sur les franchises médicales montre qu’elle peut entendre et lire plusieurs partitions.

La diversité des périmètres et contenus des GHT a été un choix politique des ARS. Il en est de même de la gestion des autorisations d’activités. Chacun doit assumer ses responsabilités.

Compte tenu de cette diversité, la direction commune intégrale ne saurait être le modèle unique pour faire avancer l’intégration de l’offre et l’amélioration de l’efficience. Cela paraît évident par exemple pour les GHT comptant un CHU. Il reste la place, dans de multiples territoires, pour un vrai modèle coopératif qui ne se limite pas à débattre avec soi-même !

Pour ouvrir le débat, le CHFO va saisir les maires, les parlementaires. Il demandera qu’un échange soit organisé entre les syndicats représentatifs des directeurs et le ministère sur les impacts et les risques et sur les scénarii alternatifs.

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