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Auteur/autrice : @dm1nCHF0

Protection de l’Enfance : loi 3DS, loi TAQUET,… le décryptage complet

Le gouvernement est à la peine dans ses relations avec les collectivités territoriales, alors il veut se donner un air décentralisateur et concocte fin 2020 un “paquet” de cadeaux : le projet de loi dit « 4D » (différenciation-décentralisation-déconcentration-décomplexification) est un ensemble hétéroclite de mesures d’ajustement des compétences et des relations entre l’Etat et les Collectivités locales.

Aucune des interrogations majeures sur la politique de Protection de l’Enfance n’y est traitée, mais deux « dispositions diverses » y sont inscrites : le transfert de la responsabilité des pupilles de l’Etat aux départements et le transfert des directeurs des structures de protection de l’enfance de la FPH vers la fonction publique territoriale. Drôle de parallèle et symbole saisissant ! Le risque identifié est d’ouvrir la boite de Pandore en s’attaquant au statut des grandes Ecoles, et surtout en entrouvrant la porte au démantèlement du corps des D3S

En novembre 2020, le rapport de la Cour des comptes sur la protection de l’enfance faisait à nouveau le diagnostic des dysfonctionnements, et soulignait : « l’Etat, qui devrait être en mesure de garantir l’égalité de traitement des enfants protégés sur le territoire, n’assure pas ce rôle aujourd’hui » ; le rapport insistait sur les nécessités de coordination intersectorielle (santé, éducation, handicap) pour piloter les actions.

Une concertation factice sur une décision ficelée.

Le 9 mars 2021 une réunion de concertation sur l’article 31 du projet est organisée par le ministère des solidarités (DGOS, DGCS) et le CNG, la réaction du CHFO est vive, nous refusons d’être cantonnés dans une échange sur les conséquences et la mise en oeuvre, il s’agit de revenir au “pourquoi” de la mesure. A l’évidence les services de ministère répondent sans conviction à une commande extérieure, ils font valoir la perspective flatteuse d’être détachés dans le corps des administrateurs territoriaux, promesse qui n’engage que ceux qui l’écoutent. Le CNG lâche ses troupes sans hésiter, faisant valoir que la gestion des directeurs de la protection de l’enfance pose souvent des difficultés ! 

En fait la machine est déjà en marche, le projet de loi est déposé au Conseil d’Etat, une commission des statuts est organisée dès le 17 mars, puis un Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière le 25 mars, qui doit être re-convoqué le 2 avril suite à un vote défavorable unanime sur cet article. Force Ouvrière y a contribué en soulignant l’incohérence et les risques de cette disposition, et FO émet aussi un vote négatif lors du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale alors que d’autres s’abstiennent, laissant ainsi passer le texte.

Le CHFO a saisi le ministre des solidarités pour un nouvel arbitrage le 7 avril, faisant appel à la cohérence de ses différents départements ministériels, et à l’unité de la Fonction publique hospitalière. Face à la vigueur des réactions, les cabinets des 2 ministères (Solidarités et Cohésion des territoires) organisent une rencontre commune des OS avec l’Association des Départements de France, rencontre qui tourne à la débandade, l’ADF ne daignant pas se déplacer.

De nombreuses interventions convergentes ont été entreprises pour faire valoir les arguments de raison pour ne pas procéder ainsi, mais quelle que soit la forme très médiatisée ou non, aucune réponse favorable n’a été obtenue.

En fait le projet de loi est déposé au Sénat le 12 mai 2021, dans une version largement remaniée. Le langage évolue, il s’agit désormais de la Loi 3DS et de l’article 40, mais le fond du problème reste le même.

Le CHFO a continué de persévérer tout au long de la procédure parlementaire. Lire nos communiqués précédents Cf notre Newsletter du 09 mars 2021 Cf notre Newsletter du 24 mars 2021 Cf notre Newsletter du 17 mai 2021.

La première lecture au Sénat

Le gouvernement a décidé de déposer le projet en première lecture au Sénat, voulant en faire un symbole de sa volonté de décentralisation. Lors de son audition par la commission des lois du Sénat le 17 juin, Madame de Montchalin déclare : « les directeurs des IDEF étant détachés dans la fonction publique territoriale, cela permettra au président de département de mieux les piloter ». L’intention était donc bien de mettre fin à l’équilibre actuel qui distingue l’élaboration et le contrôle de la politique de protection de l’enfance dans le département par le CD, et sa mise en œuvre par les opérateurs que sont par exemple les IDEF. Le CHFO, le répète depuis le départ : cette opération entraînera indéniablement des conséquences dommageables à la fois pour les établissements et leurs équipes mais aussi pour les publics accueillis. En effet, la distinction des rôles est utile pour le Département comme pour les opérateurs. Le principe d’indépendance est indispensable pour pouvoir saisir les autorités compétentes et préserver les capacités partenariales, notamment avec les autorités judiciaires ou les ARS. Il est regrettable de constater que cette disposition ne semble pas fondée sur l’intérêt supérieur de l’enfant. Pire encore, elle est non seulement dépourvue d’utilité mais conduira de surcroît à fragiliser le fonctionnement existant, en plaçant le directeur en position de détachement dans la Fonction publique territoriale, elle le coupera ainsi de l’ensemble de ses équipes.

Le CHFO est auditionné par les rapporteurs du projet au Sénat le 7 juin,  et pour enfoncer le clou, il saisit l’ensemble des sénateurs Cf notre courrier du 01 juillet 2021. Des rencontres et des échanges s’en sont suivis. 

Malgré un premier amendement repoussé en juillet au Sénat, le CHFO a poursuivi son action incessante en rencontrant régulièrement des parlementaires. Plusieurs sénateurs et députés ont loué la qualité des échanges et les propositions portées par le CHFO.

Si le projet d’article entendait régler le « sort » des actuels directeurs par ce détachement, elle a surtout généré l’incertitude. L’enquête du GESPO réalisée entre le 19 et le 29 juin 2021 révèle que seuls 14% des directeurs concernés souhaitent rester dans ce nouveau cadre, alors qu’ils font état dans leur immense majorité d’une relation constructive avec l’autorité de tutelle départementale. Et cette interrogation pour l’avenir s’est transformée en crise immédiate de gouvernance. La principale conséquence est une absence de solution dans la gestion actuelle des établissements avec des postes vacants, gelés, des intérims de direction sans fin, usant les professionnels en poste. Pour l’avis de vacances de poste du 01er septembre, la DGOS a retiré tous les postes de chefs d’établissement de la Protection de l’Enfance pour les élèves directeurs sortants de l’EHESP, une première, historique.

En pratique, la disposition va entraîner l’assèchement du recours à ces professionnels formés, car on ne connaît aucun métier de la fonction publique à qui l’on « promet » d’exercer systématiquement par détachement dans une autre fonction publique. Et cela nuit gravement à l’attractivité des emplois, déjà fortement érodée. L’état de nos établissements, le niveau des besoins sont tels que notre système ne saurait se permettre de telles « pertes en ligne ». Pour toutes ces raisons, le CHFO a demandé le retrait de cette disposition aussi néfaste qu’infondée, et réclamé qu’une politique globale et ambitieuse de protection de l’enfance puisse être travaillée en réelle concertation avec l’ensemble des acteurs concernés au premier rang desquels nous nous trouvons.

Et maintenant la première lecture à l’Assemblée nationale

Le 1er septembre 2021, le CHFO a saisi les membres de la Commission des Lois ainsi que de la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale Cf courrier du 01er septembre 2021.

Plusieurs parlementaires ont réagi. Au cours de rencontres, le CHFO a rappelé que les directeurs d’établissements de la protection de l’enfance relèvent d’un corps national, dont la carrière est gérée par le ministère des Solidarités et de la Santé. Nous avons également souligné notre attachement à l’EHESP qui prépare aujourd’hui spécifiquement à la gestion et au pilotage de ce type de structures, ce qui n’est pas le cas de formations relevant de la fonction publique territoriale. Nous avons enfin reprécisé que la nomination d’un directeur par le CNG s’effectuait après avis du Président du CD ou de son représentant, garantissant ainsi le rôle des Départements dans le processus de nomination, de même qu’au moment de leurs évaluations.

Les directeurs effectuent une carrière mobile sur le territoire national mais aussi entre structures à vocation sociale ou médicosociale (handicap, santé mentale, enfants, adultes,…) ce qui conforte leur expérience et leur compréhension des nécessaires articulations intersectorielles. Les directeurs se trouvent ainsi être les vecteurs et garants d’un fonctionnement d’établissements qui sont au confluent de plusieurs « mondes » (hospitalier, médico-social, justice,…). Concourir à la mise en œuvre des politiques sociales, médico-sociales et sanitaires au sein d’un territoire, favoriser l’intégration de l’établissement dans un tissu social, médico-social et sanitaire permettant une prise en charge globale et coordonnée des personnes accueillies ou accompagnées ainsi que de leurs familles, sont les missions du Directeur d’établissement social et médico-social.

Et pendant ce temps, un autre projet de loi sur la “protection des enfants” !

En parallèle, le projet de Loi sur la Protection des enfants ou Loi Taquet qui a été déposé le 16 juin 2021 à l’Assemblée Nationale, est débattu en séance publique au Sénat les 14 et 15 décembre. Si un débat sur l’organisation est nécessaire, il se devait de trouver sa place aussi dans ce projet de loi. Le CHFO a donc saisi les sénateurs pour proposer des amendements sur ce texte. Cf notre courrier du 18 octobre 2021Alors que les sénateurs débattent de la définition d’une stratégie de maîtrise des risques de maltraitance dans les établissements. Nous avons insisté de manière conséquente auprès des parlementaires pour que cette stratégie prenne en compte, notamment en son article 5, la santé globale des enfants protégés. Il nous semble primordial que les schémas d’organisation sociale et médico-sociale s’attachent à prendre en considération la santé des enfants au sens large. Le CHFO a pu repréciser aux parlementaires que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme « un état de complet de bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». La santé est ainsi prise en compte dans sa globalité et est associée à la notion de bien-être. Il serait de bonne augure de s’en inspirer.

Le CHFO est allé encore plus loin en demandant l’ajout d’une disposition dans la Loi Taquet pour garantir une formation avec un socle national commun à l’ensemble des professionnels impliqués dans la Santé de l’Enfant, au sens large. Un des objectifs est de permettre aux professionnels de la Protection de l‘enfance l’obtention d’un diplôme national de l’enseignement supérieur, délivré par l’université, s’appuyant sur les recommandations de bonnes pratiques professionnelles de la HAS. Nous pensons également comme urgent et prioritaire que la logique du projet de loi Protection des enfants renforce l’exigence de formation de l’ensemble des professionnels intervenant sur ce secteur.

Où en est la loi 3DS aujourd’hui ?

Le 17 novembre 2021, 5 députés issus de la majorité présidentielle déposaient un amendement visant la suppression de l’article 40, s’appuyant sur les arguments avancés par le CHFO. Mais l’amendement n’a finalement pas été soutenu en commission.

Les séances publiques se déroulent du 06 décembre jusqu’au 04 janvier 2022, avec un débat et un vote, article par article. Deux nouveaux amendements ont été déposés par les parlementaires, le 01er décembre l’amendement 1266 et le 02 décembre l’amendement 2544, reprenant les arguments défendus par le CHFO depuis le départ. Les prochains jours s’avèreront cruciaux pour l’avenir des directeurs de la Protection de l’Enfance, et plus largement, révélateurs du dessein pour les D3S.

Les professionnels de la Protection de l’Enfance, à l’instar des directeurs d’établissements, ont fait et font preuve de leur engagement ; ils conservent l’intérêt supérieur de l’enfant chevillé au corps. Une société moderne, dit-on, se mesure à sa capacité à protéger les plus vulnérables. Le CHFO souhaite faire entendre la voix de ceux que l’on entend peu ou mal : les enfants qui sont protégés et accompagnés dans nos structures.

Le CHFO reste en alerte pour une vision au service des usagers et ne lâchera rien pour défendre les collègues D3S !

801 !

801 !

Ce n’est pas le modèle d’un fleuron français de l’automobile, ni un nouveau modèle de pantalon en toile DENIM.

Non, ce nombre correspond à la baisse cumulée des effectifs des 3 corps de direction en 10 ans. Autrement dit un modèle très slim…

C’est une vérité à rappeler, et à commenter, à l’aune du discours savamment entretenu par certains personnages politiques en mal d’idées. Comment en effet ne pas faire le parallèle avec le discours ambiant sur la suradministration des établissements ? Comment ne pas s’insurger, en regardant ces chiffres éloquents, alors que beaucoup dénoncent une bureaucratie hospitalière, supposément entretenue par les directions ? Cette petite musique qui a toutes les allures d’une grosse fanfare démagogique, nous parait d’autant plus insupportable après plus de 20 mois de crise sanitaire.

La crise de la ressource humaine dans nos établissements est à la une chaque jour, elle est emblématique de la crise sociale du pays, et plus largement d’une crise sociétale, osons le dire, car elle interroge sur la clairvoyance de l’action publique, et sur le sens du mieux vivre ensemble.

-13,1% en 10 ans, nul ne pourra soutenir que c’est pure passivité ou imprévision.

C’est bien une politique destructrice persévérante mais non assumée, qui a été mise en œuvre au long cours.

Elle constitue une transposition de l’esprit malthusien qui pèse sur le champ sanitaire et social français depuis des générations ; elle correspond en même temps à une illustration symbolique du toujours plus avec toujours moins.

En plein rebond de la crise sanitaire, le résultat de cette longue dégradation est encore plus visible, multipliant les expressions de lassitude et de retrait chez les professionnels de nos établissements, y compris chez les cadres.

Alors, est-ce que le « monde d’après », encore en gestation, va mettre fin à l’ère « COPERMISTE » ?

C’est en tous cas l’espoir de nombre de nos jeunes collègues qui dénoncent les conditions de travail bien peu exemplaires qui règnent de la base au sommet de nos établissements.

C’est l’objectif du CHFO quand il demande avec insistance que l’on affiche explicitement la stratégie pluriannuelle des ressources humaines de direction, à travers cette Ligne Directrice de Gestion en perpétuelle préparation.

Le diagnostic présenté par le CNG lors de la commission de conditions de travail du mois de novembre était lui-même éloquent :

Pour les DH :

« Le nombre de postes en établissement restant à pourvoir à chaque publication est important » ;

« Le nombre de départs à la retraite ne décroît pas aussi vite que prévu » ;

Et cette conclusion interrogative : « le corps est-il bien dimensionné ? »

Pour les D3S :

« De nombreux départs par le biais de détachements et d’intégrations dans le corps des DH, ce qui transforme pour partie le corps de D3S en corps de passage »

« Une proportion importante de postes non pourvus après publication, y compris sur les postes de chefferie. »

Pour les DS :

« Le corps des DS n’arrive pas à se renouveler de manière optimale compte tenu des postes qui restent non pourvus à l’issue des concours »

« Un fort recours aux faisant fonction dans les établissements »

Il est donc urgent et indispensable de mettre fin à cette politique de réduction de nos emplois, et surtout se donner les moyens de pourvoir les emplois disponibles, et donc former plus de collègues.

Ce sera le sens de notre prise de position dans le débat sur les places à ouvrir au concours.

Et si l’on nous objecte la question de l’attractivité des concours, nous signalerons qu’elle doit trouver des traductions concrètes. Pour le CHFO la volonté de recruter les meilleurs ne saurait s’assimiler au culte de la rareté.

Un premier pas vient d’être fait avec la revalorisation du régime indemnitaire des élèves DH et D3S ; il faut emboîter le pas pour les DS et aménager les conditions d’accès au corps et à la formation.

Par ailleurs, la promotion des métiers est à nouveau engagée, elle doit être prolongée et mieux mettre en valeur la notion de responsabilité pour contrecarrer le directeur bashing ambiant qui peut conduire aux menaces ou intimidations, inacceptables, à l’instar notamment de ce que vivent nos collègues des DROM COM.

Notre environnement bouge que ce soit dans l’encadrement supérieur de la fonction publique d’Etat ou dans notre secteur avec la perspective de l’extension de la notion de service public au champ médico-social. Le cœur du sujet sera bien sûr celui des statuts, les revalorisations sont urgentes pour les 3 corps, solidaires pour l’avenir de nos établissements.

Consulter notre synthèse sur les statistiques des 3 corps

Consulter notre synthèse sur la PFR 2020

Instance collégiale DH du 7 décembre 2021 : Oui repousser les limites a sa limite.

La prochaine Instance collégiale se réunira le 20 janvier pour les candidatures aux emplois publiés en novembre.

A noter que le CHFO participe le 10 décembre à une réunion de bilan de la mise en œuvre des Lignes directrices de gestion du CNG, dont celle pour l’accès aux emplois supérieurs.

Vous trouverez ci-dessous la déclaration liminaire des représentants CHFO :

Oui repousser les limites a sa limite.

Il y a seulement trois semaines nous alertions sur le mur d’incertitudes auquel se heurtent les directeurs d’établissements publics de santé en pleine irruption de la 5ème vague.

Aussi plutôt que de nous paraphraser, nous l’exprimons dans les mêmes termes : la capacité à repousser encore les limites n’est pas certaine, loin de là.

Le management de nos établissements se résume de plus en plus à une gestion de crises en poupées russes.

Dans ce contexte, les directions d’établissements sont en droit d’attendre que l’on n’en rajoute pas dans les contraintes non indispensables et dans les incertitudes.

Nous percevons que les pouvoirs publics sont sans doute en partie désarmés, mais rien ne serait plus illusoire que de croire qu’avec l’expérience les établissements pourront faire face quoi qu’il arrive, et qu’il faut avant tout penser aux fêtes de fin d’année et aux échéances politiques prochaines.

Nos collègues ne doivent pas être abandonnés, il y va de leur propre santé et de celles de tous les hospitaliers.

Les directeurs doivent encore moins faire office de boucs émissaires ; on entend à nouveau par endroits circuler l’idée que tout ayant été fait au niveau national, les problèmes viendraient des directions. Il faut faire un sort à cette légende, la réalité c’est que le système hospitalier n’a plus de réserve.

Pour la période immédiate, il faut en revenir à une mobilisation totale des pouvoirs publics sur la crise sanitaire, et en particulier assurer une régulation de la prise en charge entre les secteurs public et privé pour faire face.

Pour toutes ces raisons, et parce qu’un nouveau seuil critique a été franchi, nous ne reviendrons pas sur l’ensemble des autres questions que nous avons soulevées le 16 novembre et qui devront pourtant trouver leurs réponses.

Mais nous entendons être cohérents et nous demandons que toutes les contraintes non essentielles ou non urgentes soient suspendues.

Bien entendu, nous saurons demander aussitôt que possible que l’on revienne à un cadre normal de dialogue, en particulier pour la reconnaissance du poids des responsabilités et des efforts qu’il faut à nouveau déployer.

Le CHFO sera présent à chaque instance et chaque rendez-vous pour rappeler cela, et pour obtenir que cela change vraiment

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AAH : le Centre Hospitalier Ardèche méridionale (07) recrute

Consulter la fiche de poste

Les candidatures (CV + lettre de motivation) sont à adresser à Monsieur Darin Jean-Philippe, Directeur des Ressources Humaines (jean.philippe.darin@ch-ardeche-meridionale.fr), tél : +33(0)4 75 35 60 03

 Date limite de réception des candidatures fixée au 28 février 2022

DH : avis de vacance d’emplois de directeurs adjoints du 2 décembre 2021, modifié le 12 décembre

87 emplois de directeurs adjoints ou directrices adjointes sont proposés, aux directeurs ou directrices d’hôpital de classe normale, hors classe ou classe exceptionnelle : consulter l’avis

L’avis modificatif ajoute 21 emplois et en retire 1 : consulter l’avis

Les candidatures doivent être adressées au Centre National de Gestion à l’adresse électronique suivante :

cng-mobilite.dh-da@sante.gouv.fr.

Les fiches de poste sont à solliciter auprès de l’établissement et le dossier de candidature doit leur être adressé directement.

La publication suivante est programmée  le 20 janvier pour les emplois de chefs d’établissements et emplois fonctionnels, et le 2 février 2022 pour les emplois d’adjoints : Consultez le calendrier des publications 2022 pour les adjoints.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité : 

    01 47 07 22 34 (permanence)

L’unicité des corps DH/D3S : ce qu’il faut savoir

Nombre de collègues D3S ont démarré leur carrière alors que ce débat était déjà ouvert : la fusion des deux corps DH/D3S au sein de la fonction publique hospitalière.

Au mois de juin, le ministère a annoncé qu’il acceptait de mettre à nouveau cette question au programme de travail avec les organisations syndicales. Une réunion devait se tenir cet automne avant d’être fixée au 11 janvier 2022.

Le CHFO défend depuis de nombreuses années l’idée de l’unicité des corps, jugeant obsolète le maintien d’une gestion distincte des corps de direction DH et D3S. L’évolution des fonctions et la démographie des corps justifient pleinement la fusion des statuts. Fin 2021, l’unicité statutaire correspond encore plus à la cohérence du management et à la recomposition du paysage hospitalier et médico-social. En effet le développement du nombre de directions communes, de fusions ou de GHT ces dernières années a entrainé une mixité croissante des emplois entre les deux corps, une mixité effective au sein des équipes de direction.

La formation dispensée à l’EHESP est d’une même durée pour les deux cursus, alternant stages et formations théoriques, avec des troncs communs dans les modules d’enseignement. Le référentiel métier repose sur les mêmes conceptions de nos fonctions. La rémunération des élèves est identique.

Les profils de candidats aux deux concours sont similaires, d’ailleurs ils présentent souvent les deux, générant une déperdition de places occupées dans les formations compte tenu des désistements opérés.

A l’heure où l’attractivité métier ne fait que décliner chez les D3S, et où les pouvoirs publics recherchent des solutions mobilisant avec force leurs moyens de communication, pourquoi ne pas activer ce formidable levier que représente la fusion ? Il n’est que temps.

Les détachements de D3S vers le corps des DH ne cessent de croitre, à hauteur de 4 en 2011, avec un pic de 57 en 2016, ils atteignent désormais en moyenne 50 par an, pour devenir un mouvement majeur d’entrée dans la carrière des DH. En sens inverse, les DH exercent sur des chefferies d’établissements médico-sociaux. Cette porosité, ce flux dans les deux sens traduit bien l’interopérabilité des compétences dans nos métiers.

Alors bien sur un seul corps ne veut pas dire tout le monde au même niveau, ne tombons pas dans la naïveté ou le sarcasme de certains arguments mis en avant. Il y a un déroulement de carrière bien évidemment et des champs de responsabilités différents entre un directeur général de CHU et un chef d’établissement médico-social. Mais ces mêmes questions existent déjà au sein des équipes de direction, de surcroit avec la mise en place des GHT, le directeur d’une direction commune ou d’un établissement support n’occupe pas les mêmes fonctions, ni le même niveau de responsabilité qu’un directeur de site ou un directeur adjoint. Le chantier de l’unicité doit permettre d’identifier ces différences mais sur une base commune d’un statut ouvert à la diversité des parcours.

Un des syndicats refuse le front commun qui s’organise, et s’oppose à la fusion pour privilégier l’alignement salarial. Sa position aurait le mérite d’être clair, si elle n’était pas illusoire. Et lorsque l’on voit les résultats obtenus pour les DS avec la même logique argumentaire, il y a une lourde responsabilité à choisir d’affaiblir la solidarité de nos corps de la FPH. Cette réunion n’est pas à aborder sous l’angle d’un problème à résoudre mais bien comme une opportunité à transformer.

Le CHFO assume sa position, et dit oui à la fusion des corps de direction.

Le sujet revient dans l’actualité au moment où viennent de paraître deux décrets importants au JO du jeudi 02 décembre 2021.

Le Décret n°2021-1556 crée l’Institut national du service public (INSP) au 1er janvier 2022, en remplacement de l’ENA. La mission de préfiguration insistait sur la nécessaire coopération entre les écoles de service public, tant il existe une proximité entre l’EHESP, l’EN3S, l’INSP et l’Institut national des études territoriales (INET), dans l’optique notamment de favoriser les parcours transversaux et les mobilités.

Le Décret n°2021-1550 crée le statut particulier du corps des administrateurs de l’Etat : il place en voie d’extinction 13 corps de la FPE !

Ces textes déclinent les orientations préconisées par le rapport THIRIEZ qui encourageait à poursuivre le mouvement de fusion des corps pour améliorer la gestion des cadres dirigeants. Il identifiait entre autres la fusion DH/D3S.

Pour le CHFO, il ne s’agit pas de subir mais bien de porter une amélioration pour notre statut et pour nos établissements !

DS : avis de vacance d’emplois fonctionnels du 25 novembre 2021

Cette parution propose 5 emplois ouverts aux directeurs des soins hors classe : consulter l’avis

Pour obtenir la fiche de poste, vous devez vous adresser directement à l’établissement.

Le délai de candidature court jusqu’au 16 décembre 2021.

La lettre de candidature visée du chef d’établissement et accompagnée du CV est adressée au CNG par voie électronique : cng-mobilite.dirsoins@sante.gouv.fr
Le dossier complet de candidature doit être adressé directement à l’établissement recruteur.

La prochaine publication est prévue pour le 13 janvier 2022. Calendriers CNG

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité. N’hésitez pas à nous en faire part et à nous saisir de toute question : 

    01 47 07 22 34 (permanence)

DH adjoint : le Centre Hospitalier de GUISE et la Maison de Santé de BOHAIN (02) recrute

Consulter la fiche de poste

Les candidatures (CV + lettre de motivation) sont à adresser à Monsieur Christophe BLANCHARD, Directeur des Centres Hospitaliers de SAINT QUENTIN, CHAUNY, PERONNE, GUISE et BOHAIN et du GHT Aisne Nord-Haute Somme

Secrétariat : Tél : 03 23 06 73 30 ; Mail : directiongenerale@ch-stquentin.fr

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