
Plus de 6 mois après la parution des nouveaux textes statutaires des DH dont le décret n°2025-1145 du 27 novembre et l’arrêté du même jour consacrés au nouveau régime indemnitaire paraissent au beau milieu de la période estivale un arrêté au JO du 2 août ainsi que l’instruction dite « pérenne » relative à la mise en œuvre du RIFSEEP, publiée au Bulletin Officiel du 04 août 2026.
Ce qu’il faut retenir
Outre le rappel des principes et mécanismes posés par le Décret n° 2025-1145 du 27 novembre 2025 et par l’arrêté du même jour, cette nouvelle instruction vise en particulier à décliner ces règles pour trois sujets :
- Le classement des emplois du corps dans les groupes de niveau
- Les modalités d’évolution de l’indemnité de fonctions, sujétions et expertise (IFSE)
- Les modalités d’attribution du complément indemnitaire annuel (CIA)
Une organisation particulière est annoncée pour les emplois supérieurs avec la mise en place d’un comité d’harmonisation.
L’instruction fait également un premier inventaire des situations particulières à prendre en compte pour la détermination de l’IFSE ou du CIA.
L’instruction rappelle aussi les modalités de fixation initiale de l’IFSE qui étaient décrites dans l’instruction DGOS/RH4/2026/12 du 20 février 2026 dite « bascule ».
Pour faciliter le décryptage, le CHFO vous propose 6 épisodes successifs correspondant à chacune de ces rubriques.
Le classement des emplois dans les groupes de niveaux
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Notre analyse
Les points positifs
Le processus de cartographie est une occasion d’un meilleur recensement des emplois de direction dans les établissements. Jusqu’à présent le CNG disposait seulement du résultat d’enquêtes ponctuelles. Même s’il n’est pas décideur, ce suivi des emplois par le CNG paraît indispensable pour sa mission de GPMC.
Le processus de cartographie assure un minimum de transparence pour les collègues concernés, qu’il s’agisse de leur emploi actuel ou futur.
Les points négatifs
L’instruction RIFSEEP a pour conséquence de réduire sensiblement la souplesse laissée par le décret et l’arrêté. Le critère de la taille des établissements reste dominant pour empêcher ou obliger à l’utilisation de tel ou tel groupe, alors qu’il n’est pas forcément représentatif du degré d’exposition de l’emploi.
Le passage obligé de la cartographie par le GHT a été combattu par le CHFO car il donne l’apparence d’une compétence à l’établissement support sur un domaine qui relève de l’autonomie de chaque établissement. Le fait que des collègues s’en parlent pour s’assurer d’une certaine cohérence entre « voisins » ne nécessitait pas ce processus bureaucratique.
Ce que le CHFO a obtenu :
Le classement de l’ensemble des emplois, même ceux occupés par d’autres fonctionnaires est un amendement FO
L’ouverture du niveau 1 pour les groupes G est un amendement FO, même si cela est insuffisant car certains établissements importants non support de GHT resteront exclus.
L’inscription du droit individuel à recours dans l’instruction est un amendement FO.
Chaque chef d’établissement va procéder au classement des emplois par une appréciation relative du degré d’exposition au sein de son organigramme, et aussi en tenant compte du critère d’attractivité pour les recrutements futurs. Le CNG pour sa part aura plutôt une appréciation comparée d’organigrammes d’établissements comparables selon lui.
Le CNG pourra faire obstacle à ce qu’il considère comme des erreurs manifestes d’appréciation de l’instruction, mais pour le reste il s’agira de dialogue…