
Lors de cette séance, les membres de l’instance devaient examiner les candidatures pour les emplois publiés le 14 mai 2026 :
5 emplois fonctionnels de groupe I
dont 3 de chefs d’établissement:
- Directeur du CH Henri Ey à Bonneval et EHPAD de Brou (Eure-et-Loir)
- Directeur de l’EPSM des Flandres (Nord)
- Directeur du CH Rouffach – Pfastatt et EHPAD Soultzmatt( Haut-Rhin)
Et 2 d’adjoints au directeur ou de DSC
- Adjoint au directeur du GHU APHP Sorbonne université (Paris)
- Sous-directeur des services centraux -AGEPS APHP (Paris)
Au total, le CNG a recensé 31 candidatures sur les 5 emplois, dont 12 candidatures féminines (soit 38,7 % du total des candidatures).
L’instance collégiale a adopté les listes courtes pour les 5 emplois examinés ; les listes comptent de 2 à 7 candidats.
Les candidatures aux emplois qui devraient être publiées cette fin de semaine seront examinées lors de l’instance collégiale programmée le 10 septembre prochain.
Vous trouverez ci-après la déclaration des représentants du CHFO.
Déclaration liminaire du CHFO
Madame la Directrice Générale,
Mesdames et messieurs les membres de l’Instance collégiale,
Chers collègues,
Cette fois nul besoin de donner l’alerte dans le registre « l’été s’ra chaud ». Une crise à bas bruit prévaut dans nos établissements depuis des années ; été après été, les cellules de crise ne connaissent pas de pause estivale à la recherche d’urgentistes, de lits d’aval et de personnels médicaux et soignants. Cette fois donc, elle a surgi de manière assommante et fait la une.
Faire « tenir » l’hôpital…
Faire « tenir » l’hôpital…C’est effectivement en ces termes -y compris au plus haut niveau de l’Etat– qu’il est rendu compte des efforts de tous les hospitaliers en ces périodes particulièrement difficiles et pas seulement quand les records de chaleur sont battus !
Le lien santé climat devra désormais être reconnu comme un des fondamentaux de notre exercice.
Si l’hôpital n’est pas la solution à la crise climatique, il serait quand même paradoxal qu’il en devienne le problème !
Il faut donc prendre acte de l’effort d’investissement « coup de chaud »annoncé par la Ministre de la Santé en pleine canicule de la fin juin. Mais notre situation actuelle était malheureusement décrite avec réalisme par la Fédération FO Santé, qui déplorait, en ouverture du dernier Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière (CSFPH) que « la population est parfois moins exposée aux risques en faisant ses courses dans un centre commercial climatisé ou en se rendant dans une agence bancaire qu’en entrant dans un établissement hospitalier(…) »!
La fièvre monte…
Au-delà des déclarations syndicales, le récent rapport d’Oxfam France intitulé « Santé et climat : la fièvre monte » et publié le 18 juin dernier donne à voir quelques illustrations de la vulnérabilité de nos établissements et de leur conception face à l’explosion des besoins de soins majorés par le changement climatique.
Face à ces constats, chacun convient de la nécessité d’investir pour se prémunir : nous ne reviendrons pas longuement sur notre analyse des déclarations de la Ministre à Sant’Expo en matière d’investissement. Rappelons simplement qu’un plan pluriannuel de 6 milliards d’euros y a été annoncé alors qu’était quelques semaines plus tôt opérée une ponction sur les crédits résiduels des plans Hôpital 2007 et 2012 et qu’était concomitamment envisagée une réduction de voilure non négligeable des opérations prévues au Ségur de l’investissement …
Qu’il s’agisse de climat, de risque épidémique, de sécurité des personnes, des biens et des données, l’incertitude des temps doit être intégrée par tous ; la solution ne peut être de reprendre ses activités habituelles en tremblant à l’idée de la crise qui vient.
Viser robustesse plutôt que performance immédiate
Au CHFO, nous continuerons à plaider pour la mise en œuvre de politiques publiques visant à assurer la robustesse de nos services publics de santé et médico-sociaux plutôt que leur performance immédiate, évitant coups et à coups en privilégiant des réalisations durables plutôt que des opérations « coups de poing » en cas de « coups de chaleur » !
Au-delà des questions d’obsolescence de notre patrimoine hospitalier et de ses impacts sur les conditions d’accueil des usagers, de prise en charge des patients et de conditions de travail des équipes, c’est la régulation même de l’ensemble des capacités de notre système hospitalier qu’il convient de sécuriser.
Et au risque de vous surprendre, nous ne pouvons que souscrire aux propos récents de Lamine GHARBI, Président de la FHP, qui prônait sans réserve « (…) une complémentarité renforcée entre secteurs public et privé et une capacité accrue des territoires à agir ».
Chiche et dès à présent pour renforcer cet été « l’efficacité collective du système de santé à partir des ressources existantes ».
Mais à l’aune des 1ères remontées d’informations dont nous disposons sur l’état des déprogrammations nécessitées pour faire face à l’accueil des victimes du dernier épisode caniculaire, pas sûr qu’on y soit encore…
« Jeter le bébé avec l’eau du bain » !
Pas plus d’ailleurs qu’en termes de maintien de certaines activités de proximité essentielles pour l’équilibre des territoires : ainsi en a t’il été récemment de certaines « décisions » des opérateurs, les maternités privées de Sète et de Trappes notamment, qui souhaitent transférer au plus tôt vers des hôpitaux publics voisins leur activité et ce, malgré l’opposition des ARS concernées et même du Ministère, ces derniers allant jusqu’à faire aveu d’impuissance pour renverser la tendance !
Et nos collègues n’auront qu’à prendre leur responsabilité et continuer à les assumer seuls et sans protection lorsque pour maintenir ces activités, ils n’auront d’autres choix que de déroger aux règles de rémunération prévues pour recruter les effectifs indispensables à la sécurité des patients.
Et donc de nouvelles sueurs froides en perspective pour celles et ceux les plus exposés alors même que le projet de loi « visant à renforcer l’Etat local » qui intégrait notamment les dispositions tant attendues d’extension de la protection fonctionnelle en cas de mise en cause devant les juridictions financières vient d’être retiré par le Gouvernement, sans avoir été examiné par le Sénat où il avait été déposé.
Un temps pour tous à bien préparer…
Chaud sera encore ce début d’été pour les équipes du CNG en charge de rédiger l’instruction sur la campagne d’évaluation annuelle : les précisions attendues sur la réforme du régime indemnitaire sont pour part intégrées dans la future instruction pérenne.
Eu égard aux dernières précisions sur le circuit d’examen et de signature de ladite instruction, quand sera-t-il possible que les collègues soient destinataires des éléments qui cadrent la campagne d’évaluation de l’année et sa traduction en termes de régime indemnitaire lié aux résultats (CIA, notamment) ?
Cette campagne devrait intégrer l’examen des perspectives professionnelles des collègues en termes d’avancement au 2ème, voire au 3ème grade, dans le cadre de lignes directrices de gestion en cours de discussion.
Les attentes sur l’un et l’autre de ces sujets sont importantes et ne peuvent et ne doivent plus longtemps rester sans réponse…
Et ce n’est pas l’examen récent du décret relatif à l’évaluation des personnels de direction présenté en Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière qui permettra aux collègues d’y voir plus clair sur des questions qui intéressent 100% d’entre eux.
Il importe de rappeler que ledit texte n’a été introduit que pour « légaliser » les pratiques de délégations des entretiens d’évaluation des chefs d’établissement par les DG d’ARS, que ces chefs soient DH ou D3S, à la tête ou non d’établissements supports de GHT…
A ce sujet comme sur beaucoup d’autres, le CHFO s’est mobilisé pour tous en proposant des amendements dès l’envoi du texte aux membres de la Commission des statuts, dont certains ont d’ailleurs été repris par le Gouvernement lui-même dans le texte soumis ensuite au Conseil Supérieur
Le CHFO a œuvré en amont de l’examen dudit texte par le Conseil Supérieur pour que les délégations en question ne concernent que la pratique de l’entretien et pas la responsabilité de l’évaluation attestée par la prise de connaissance et la signature de toutes les évaluations de chefs d’établissement par le DG d’ARS et ce, quel que soit le directeur concerné sans distinction aucune !
QQOQCP
Le traitement de chacune et chacun dans cette procédure doit être respectueux du professionnel engagé et des responsabilités qu’il assume et pour le CHFO si le « qui » a bien sûr toute son importance, le « quoi » et le « comment » en ont également et tout autant.
C’est bien en raison de ces convictions profondes que le CHFO agit au quotidien pour les respect des chefs d’établissement support ou non de GHT, sanitaires ou médico-sociaux.
Il doit en aller de même pour tous leurs adjoints et la priorité doit donc rapidement être la clarté pour toutes et tous sur le sens, la forme et les conséquences de ce rendez-vous annuel d’évaluation.
Merci de votre attention.