Le sens des priorités ?
Au conseil supérieur de la fonction publique hospitalière

Ce matin le Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière était convoqué pour avis sur un projet de décret relatif à l’évaluation des personnels de direction.
Mais, à la demande des organisations syndicales, l’administration accepte que la séance soit précédée d’une réunion exceptionnelle sur les conséquences de la canicule sur les conditions de travail de travail des agents de la fonction publique hospitalière. C’est une occasion possible d’avoir au moins un consensus sur le sens des priorités.
Pendant ce temps les retards de chantiers s’accumulent sur nos dossiers statutaires quand il ne s’agit pas de véritables friches industrielles s’agissant des D3S et des Directeurs des soins. Même le chantier indemnitaire de ces corps annoncé à plusieurs reprises et confirmé par la ministre lors de SANTEXPO, ne connaît pas un début de commencement d’exécution.
Pendant ce temps le gouvernement retire de l’ordre du jour son projet de loi sur « l’Etat local » qui allait enfin autoriser la protection fonctionnelle des agents publics mis en cause devant la juridiction financière.
Pour le CHFO, la protection et la reconnaissance des collègues est la priorité ; elle doit être placée à égalité de priorité par les pouvoirs publics.
Nous demandons que soit déposé au plus vite un nouveau projet de loi spécifique sur les questions de protection fonctionnelle qui faisaient consensus.
S’agissant de l’évaluation, nous demandons que soient transposées pour nos catégories des droits inscrits dans le code du travail :
- Le droit à un entretien annuel sur la charge de travail pour tous les cadres au forfait jour : Il doit porter sur la charge de travail, l’organisation du travail, la permanence de direction, la programmation des congés, l’articulation entre l’activité professionnelle et la vie personnelle et familiale.
- Le droit à un entretien de parcours professionnel tous les quatre ans, distinct de l’évaluation et organisé par le Centre national de gestion.
Les cadres hospitaliers ne doivent pas être moins protégés et accompagnés que ceux du secteur privé !
Le CHFO poursuit sa vocation de créateur de droits