Auteur/autrice : PGUINARD@dm1n

Publication d’emplois de DH adjoints : avis du 29 mars 2025

 5 emplois de directeurs adjoints ou directrices adjointes sont proposés :

2 en Grand-Est, 1 en Ile de France, 1 en PACA, et 1 en Pays-de-la-Loire.

Consulter l’avis

Toute demande de communication de fiche de poste devra être effectuée par l’intéressé auprès de l’établissement de santé concerné.

Les candidatures sont à adresser jusqu’au 19 avril 2025 :

  • au Centre National de Gestion à l’adresse électronique suivante : cng-mobilite-dh-da@sante.gouv.fr (CV, lettre de motivation),
  • au chef de l’établissement recruteur (CV, lettre de motivation, trois dernières fiches d’évaluation).

La prochaine publication est programmée le 16 avril pour les emplois de chefs d’établissements et le 6 mai 2025 pour les postes d’adjoints.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité :

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Régime indemnitaire des élèves DS

Chères et chers collègues Directeurs des Soins,

Que vous soyez encore élèves ou que vous l’ayez été, le sort réservé à notre corps et ce dès son entrée à l’Ecole n’est pas acceptable !

La perte financière subie par les élèves directeurs des soins pendant leur année de formation à l’EHESP est loin d’être négligeable : les collègues sortis de l’Ecole sur les 3 dernières années l’ont chiffré entre 10 000 et 15 000 €, les obligeant à de nombreux sacrifices alors même que leur investissement a été maximal pour réussir le concours et leur engagement total pour suivre la scolarité !

Halte aux  inégalités de traitement qui depuis des années se traduisent notamment pour les élèves directeurs de soins par un régime indemnitaire infamant pendant la formation au regard de ce qui est prévu pour nos collègues ED3S et EDH : près de 80% en moins sur l’indemnité de formation, plus de 50% en moins sur l’indemnité forfaitaire mensuelle et absence complète de dispositif de maintien de rémunération !

Chaque fois que le sujet est évoqué, nos interlocuteurs ministériels affichent une « écoute attentive », mais aucune concrétisation n’est intervenue depuis la revalorisation intervenue en 2022 pour les autres élèves. Il suffit pourtant de modifier un décret et un arrêté, et les modèles existent…

Alors, en concertation avec des élèves et anciens élèves DS, le CHFO vous propose d’interpeler le ministre pour qu’il passe enfin à l’acte.

Quel que soit notre appartenance syndicale, notre fonction ou notre génération, faisons corps pour alerter sur cette profonde injustice.

Pour contribuer à cette action et promouvoir l’attractivité du corps des directrices et directeurs des soins :

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Réforme de la haute fonction publique

Paris, le 19 mars 2025

En 2023 et 2024, nos trois organisations ont agi ensemble et avec vous pour que la transposition de la réforme de la haute fonction publique au versant hospitalier soit l’occasion d’une revalorisation globale pour nos trois corps de direction. Grâce à la mobilisation des collègues en poste et des élèves, nous avions obtenu l’engagement d’un traitement de l’ensemble des dossiers statutaires et de l’instauration d’un nouveau régime indemnitaire commun pour la fin 2024.

Chacun l’aura compris, la dissolution de l’Assemblée nationale et l’instabilité gouvernementale, ont paralysé le dossier de la réforme statutaire de nos corps de direction. De plus, la dégradation des finances publiques est désormais invoquée pour ne pas rouvrir le dossier en cette année 2025.

Nos trois organisations ont décidé de reprendre en commun nos revendications pour que soit relancé et achevé le chantier de la transposition.

Le caractère inabouti de la réforme de la haute fonction publique n’est pas seulement la conséquence technique d’un aléa politique. Il contredit l’objectif même de cette réforme en termes de simplification, d’ouverture aux carrières diversifiées et de fluidité des parcours. A l’inverse, nous nous retrouvons dans une situation où les écarts se creusent entre les versants de la fonction publique, ce qui constitue bel et bien une régression.
Par ailleurs, et contrairement aux discours tenus, tous les dossiers ne sont pas bloqués, puisque nous continuons à voir des publications de décrets de revalorisation statutaire pour des agents et cadres de l’Etat.

Quel prix accordent donc nos ministres à la continuité de direction et de transformation de nos établissements de santé et médicosociaux ? C’est bien l’enjeu, alors que la crise de recrutement s’aggrave, au même rythme que nos difficultés d’exercice. Faire face aux crises sanitaires, assurer la transition démographique et écologique, former des dizaines de milliers de professionnels supplémentaires, faire que nos territoires et nos services « tiennent », est-ce possible sans DH, DS ou D3S ?

Est-il décent de nous demander toujours plus et sur tous les fronts sans aucun retour, en dépit des engagements antérieurs ? Que vaut la parole de l’Etat ?

Après un premier rendez-vous au Ministère de la fonction publique, nous demandons dès maintenant un échange conjoint avec les ministères de la santé et de la fonction publique pour que les pouvoirs publics sortent enfin du silence et de l’inaction.

En complément, nous appelons chaque collègue à s’adresser aux élus de son territoire, parlementaires, présidents de conseil de surveillance en utilisant la lettre ci-jointe.

Faites-nous part de vos démarches et des retours.

En fonction des réponses obtenues, nous vous proposerons une nouvelle initiative.

DH :publication d’emplois fonctionnels : avis du 19 mars 2025

L’ avis propose 6 emplois fonctionnels de groupe I, II et III : consulter l’avis

Ce qu’il faut retenir en substance de la procédure de recrutement :

Le délai de candidature court jusqu’au 09 avril 2025.

Les candidatures reçues aux emplois fonctionnels  seront examinées lors de l’instance collégiale du 15 mai 2025 pour arrêter les listes courtes. Les choix définitifs seront communiqués par le CNG le 16 juin  2025.

Pour les candidatures aux emplois fonctionnels et de chef d’établissement, l’envoi du dossier de candidature se fait uniquement par messagerie. à : cng-MOBILITE-DH-CHEF@sante.gouv.fr, avec copie au supérieur hiérarchique ; les documents composant le dossier sont transmis en pièces jointes au format PDF.

En complément de la publication de “l’offre d’emploi”, il est conseillé de consulter la fiche de poste complète. Aussi, nous vous invitons à télécharger les fiches de postes sur le site du CNG

La prochaine publication d’emplois fonctionnels et de chefs d’établissements est programmée pour le 19 mars 2025 et le 13 mars prochain pour les emplois d’adjoints.

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Le billet du secrétaire général

En haut de la pile, qu’ils disaient ?

Chacun l’aura compris, après le triple crash électoral, gouvernemental et financier qui a marqué le second semestre 2024, le dossier de la réforme statutaire de nos corps de direction risque fort d’être passé du « haut de pile » au « fond du fossé » pour cette année 2025.

Le caractère inachevé de la réforme de la haute fonction publique n’est pas seulement une conséquence technique d’un aléa politique. Il contredit l’objectif même de cette réforme en terme de simplification, d’ouverture et de fluidité des parcours. A l’inverse, nous ne retrouvons dans une situation où les écarts se creusent entre les versants de la fonction publique, ce qui constitue bel et bien une régression par rapport à la situation antérieure.

Tant que cela n’aura pas bougé, nous demandons aux ministres et à leurs représentants de cesser de prendre la pause sur les photos pour rappeler le caractère essentiel de nos métiers, en piétinant les engagements antérieurs. A défaut, l’état d’esprit des collègues passera vite de l’amertume à la colère.

Passé la phase d’installation du nouveau gouvernement et de ses cabinets, le CHFO a considéré que le silence ne pouvait se prolonger et a demandé à reprendre les échanges avec le ministre de la santé, en charge de la FPH, ce qui a été engagé par un premier rendez-vous le 5 mars avec son cabinet. Sur la transposition de la réforme de la haute fonction publique, les réponses sont d’une consistance minime, entre invocation du contexte budgétaire 2025, et annonce de la reprise des dossiers et du dialogue interministériel. Le CHFO a rappelé les engagements interministériels antérieurs et la décision prise d’une première phase de financement lors de la campagne tarifaire 2024.

Dans la continuité le CHFO a participé à une délégation intersyndicale au ministère de la Fonction publique, avec le SYNCASS-CFDT et l’UFMICT-CGT, le 6 mars 2025.

Nous ne vous réexposons pas ici nos demandes ou argumentations que vous connaissez.

La position des représentants du ministre ont combiné bonnes intentions et impossibilité de réaliser en 2025. Nous avons été invités à nouveau à effectuer le plaidoyer sur la transposition de la réforme de la haute fonction publique, tout en nous signalant que de nombreux dossiers catégoriels sont comme le nôtre restés dans le fossé !

Pour le CHFO, nous avons exprimé notre agacement sur le traitement fait à nos corps et à la FPH en général, puisque nous continuons à voir des décrets de revalorisation statutaire publiés pour des agents et cadres de l’Etat.

Même si nous ne voulons pas perdre une chance de débloquer nos dossiers, la question de la méthode se pose : faut-il répéter le plaidoyer alors que des engagements écrits étaient pris et que le pour et le contre avaient été pesés, y compris au plan budgétaire ? L’argument de la situation financière pèse peu, quand nous savons que nos baisses d’effectifs et nos efforts accrus ont payé plusieurs fois le coût de la réforme.

Nos trois organisations se concertent pour prendre de nouvelles initiatives et vous proposer d’y participer.

Dans l’adversité, restons combatifs !

Publication d’emplois de DH adjoints : avis du 13 mars 2025

 59 emplois de directeurs adjoints ou directrices adjointes sont proposés :

5 en Auvergne Rhône Alpes, 1 en Bourgogne Franche-Comté, 7 en Bretagne, 4 en Centre-Val-de-Loire,  3 en Grand-Est, 6 en Hauts-de-France, 4 en Ile de France, 6 en Nlle Aquitaine,  5 en Normandie, 10 en Occitanie, 4 en PACA, 2 en Pays-de-la-Loire, et 2 en collectivités d’outremer.

Consulter l’avis

Toute demande de communication de fiche de poste devra être effectuée par l’intéressé auprès de l’établissement de santé concerné.

Les candidatures sont à adresser jusqu’au 3 avril 2025 :

  • au Centre National de Gestion à l’adresse électronique suivante : cng-mobilite-dh-da@sante.gouv.fr (CV, lettre de motivation),
  • au chef de l’établissement recruteur (CV, lettre de motivation, trois dernières fiches d’évaluation).

La prochaine publication est programmée le 19 mars pour les emplois de chefs d’établissements et le 6 mai 2025 pour les postes d’adjoints.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité :

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CCN du 7 mars 2025 : le CHFO vous informe

Cette séance du CCN comportait 6 points à l’ordre du jour, complétés par deux questions diverses posées par le CHFO.

Vous pouvez aussi consulter notre déclaration liminaire.

1) Présentation bilan PFR des trois corps ;

Les résultats 2023 présentés par le CNG constituent une alerte sur la baisse des taux de retour des évaluations. (-10% en 10 ans pour les DH, -15% pour les D3S, stable pour les DS).

Les résultats différenciés selon les régions seront présentés aux ARS.

Par ailleurs on relève une montée du nombre de collègues au plafond de part résultats.

L’analyse par genre ne montre pas d’écart marqués des montants de PFR, même s’il reste quelques points de vigilance.

Le CHFO a remercié le CNG d’intégrer la répartition entre les collègues logés par nécessité absolue de service, avec logement du patrimoine ou avec ICL, et ceux percevant le doublement de la part fonction.

Le CNG lui a bien confirmé que tous les collègues qui participent à la permanence de direction doivent soit être logés sur le patrimoine, soit percevoir l’ICL.

2) Bilan de l’expérimentation de l’accès dérogatoire par la voie du détachement aux corps des DH et D3S pour les fonctionnaires en situation de handicap ;

2 tours de recrutement seulement ont été organisés en 2022 et 2023. A chaque fois une place était proposée pour DH et une place pour D3S. Le CNG a fait un bilan positif de la phase recrutement, formation puis prise de poste. Le CHFO avait écrit au CNG pour demander ses intentions pour 2025 : le CNG a indiqué que le ministère ne l’a pas autorisé à ouvrir un nouveau recrutement, « l’expérimentation » jusqu’en 2025 étant interprétée comme devant être terminée fin 2025, y compris la formation des recrutés. A noter qu’en conséquence, le CNG ne prévoit plus la dépense correspondante à son budget.

Le CNG a indiqué les actions qu’il entreprend avec l’EHESP pour l’adaptation de la formation, des stages et de la prise de poste pour les élèves fonctionnaires avec handicap.

Le CHFO a demandé que soit recensé le nombre de candidats qui demandent des adaptations d’épreuves pour le concours.

3) Refonte de la formation initiale et continue des directeurs d’hôpital

Cécilia WAHEO, responsable de la filière DH a présenté les adaptations de la maquette de formation des EDH mises en œuvre pour la promotion entrée en 2025. Il s’agit en particulier de la réintégration de certains enseignements « techniques » (finances, RH, etc.) dans le tronc commun alors qu’ils étaient renvoyés auparavant en spécialisation.

Par ailleurs le stage de direction doit désormais se dérouler sur 2 établissements, dans le but de faire découvrir plusieurs types d’établissements et d’augmenter ainsi les terrains de stage, la visibilité des élèves et le nombre de postes offerts en sortie.

Un point a également été présenté sur quelques actions de formation continue : Formation d’adaptation à l’emploi de chef d’établissement, FAE du tour extérieur, Hôpital+ (à noter que les promotions Hôpital+ sont constituées à 55% de collègues femmes). Une nouvelle formation Hôpital Défi doit être mise en place pour les collègues en poste sur des établissements particulièrement difficiles.

4) Point d’information sur les concours Talents

Le CNG a finalement publié un avis complémentaire d’ouverture de concours 2025 en proposant des places au concours externe spécial dit « Talents ».

Le CNG fait une évaluation positive de ce dispositif encore expérimental. Il devait se terminer fin 2024 pour évaluation et éventuelle pérennisation. Une proposition de loi visant à proroger l’expérimentation est à l’examen du Sénat après adoption à l’Assemblée nationale.

5) Présentation et bilan de la formation sur les biais de recrutement.

Cet action de sensibilisation aux discriminations identifiées par la loi, aux stéréotypes et aux biais cognitifs a été réalisée en 2024 auprès de 80 recruteurs (responsables en ARS pour les chefs d’établissements, ou PCME pour les chefs de pôles et de services). Elle doit se poursuivre en 2025

6) Feuille de route SAGA pour 2025.

Les projets d’évolutions de SAGA, outil de gestion des dossiers des directeurs ont été présentés.

La plus prochaine évolution doit intervenir dès ce semestre et concerner la notification à l’agent et à l’établissement des décisions d’avancement d’échelon chargées automatiquement sur le dossier SAGA de l’agent.

Le CHFO, comme toutes les OS, a dénoncé la situation actuelle d’absence de notification qui peut léser un agent. Le CNG a toutefois précisé que dans l’attente d’évolution, le CNG diffuse un mail générique quand une vague d’arrêtés d’avancement est chargée sur SAGA.

Les évolution suivantes devraient concerner la possibilité de candidater aux emplois via SAGA.

QUESTIONS DIVERSES

Le CHFO a demandé que soit présenté au CCN un bilan de l’application de la loi sur les nominations équilibrées en 2024.

Le CHFO a obtenu l’assurance que les lignes directrices de gestion révisées seront bien validées avant l’élaboration des tableau d’avancement à la hors classe DH 2025 et avant les tableaux d’avancement à la classe exceptionnelle des DH et DS.

Les réunions préparatoires à ces tableaux sont prévues entre fin mai et fin juin.

CCN du 7 mars 2025 : la déclaration du CHFO

Pour un Comité consultatif national programmé à la veille de la Journée internationale des droits des femmes, nous serions tentés de saluer la posture inclusive du CNG.

Avec un ordre du jour centré sur les questions de diversité sociale, d’inclusion des personnes vivant avec un handicap ou d’égalité professionnelle, nous sommes un peu fiers de faire un pied de nez aux délires antiwoke et masculinistes du chef états-unien, et de tous ses adeptes là-bas, et malheureusement ici.

Pour le CHFO, la question de l’inclusion est évidemment indissociable de l’idée de santé globale. De ce point de vue, d’importants efforts devront encore être déployés pour que les cadres hospitaliers quittent le statut de cordonniers mal chaussés.

Les dispositifs en place tels que les concours talents, les recrutements dérogatoires ou la sensibilisation aux biais de recrutement sont en général classés dans la catégorie des mesures compensatoires. Chacun sait qu’une action de fond pour réduire les freins à l’inclusion doit porter complémentairement sur les conditions d’accès, sur les conditions de formation et sur les conditions d’exercice.

Lever les freins lors de l’accès aux corps de direction

Sur les conditions d’accès à nos corps, le CHFO a demandé et continuera de revendiquer le changement du calendrier des entrées en formation et donc des concours. Nous l’avons déjà évoqué ici au mois de décembre. Le repositionnement des rentrées en septembre est clairement une mesure d’accessibilité sociale, qu’il s’agisse des lauréats du concours interne ou du concours externe.

Le CHFO demande également que des préparations ouvertes aux fonctionnaires des autres versants de la fonction publique soient ouvertes à l’EHESP, au-delà de l’actuel cycle préparatoire réservé aux hospitaliers.

Lever les freins lors de la formation

Sur les conditions de formation, la question du logement des élèves est également très sensible en termes d’accessibilité sociale et d’accessibilité tout court. L’absence d’avancées sur ce point maximise les tensions générées par la hausse du nombre d’élèves sur les récentes promotions. Il n’est pas normal que l’EHESP ne soit pas soutenue sur ce plan.

Sur les contenus de formation, les attentes sont nécessairement multiples, et parfois contradictoires. En tout état de cause, le CHFO privilégiera une approche pragmatique sur la question de la durée des formations. C’est le cas dans les autres Ecoles de service public, où les durées ont été plusieurs fois ajustées. Il n’est pas interdit de réinterroger l’équilibre entre la formation initiale d’une part, la formation post initiale dans le cadre de la prise de poste d’autre part, et la formation continue ensuite. Nous avons connu dans le passé d’autres formules que l’actuelle.

Les conditions d’exercice comme frein à l’inclusion et à la mixité.

La rudesse de nos conditions d’exercice n’est sans doute pas une évidence pour le grand public. Elle est d’ailleurs peu documentée, en termes de données, comme en termes de recherche, même si les contacts pris par notre organisation ou par d’autres montrent un intérêt de plusieurs équipes universitaires sur le sujet. Nous sommes convaincus de l’intérêt que trouverait le CNG à encourager des recherches sur nos conditions de travail, leur impact sur la santé comme sur le fonctionnement du service public.

En termes d’actions, le CHFO demande que la question du retour ou du maintien au travail des collègues après un accident de santé soit l’objet de mesures spécifiques. Nous sommes régulièrement saisis de difficultés rencontrées par des collègues, mais il s’agit sans doute de la partie émergée d’un iceberg. Le seul fait d’une absence longue a souvent pour conséquence que l’institution a tourné le dos au collègue, et que le retour est mal préparé. Si en plus s’ajoute quelques limitations fonctionnelles, le niveau de tolérance de la structure s’abaisse encore plus, s’agissant de cadres dirigeants qui ne doivent pas montrer de faiblesse, dans une conception viriliste ou sacrificielle du métier.

L’exposition implique la protection

A la rubrique rudesse de nos conditions d’exercice, figure très certainement au premier plan le niveau d’exposition de nombre de nos emplois. Pour le CHFO, il n’est pas question de dénoncer par principe cette exposition, elle est intrinsèquement liée à l’autonomie et à la responsabilité. Alors pourquoi ne constitue-t-elle pas un élément d’attractivité qui provoque la ruée de fonctionnaires d’autres corps ? Sans doute instinctivement perçoivent-ils ce que nous vivons cruellement, c’est-à-dire que cette exposition n’est pas assortie d’une protection à la hauteur.

La dispute actuelle provoquée par des refus de protection fonctionnelle en cas de mise en cause  devant la Cour des comptes est symbolique. Les grands esprits auront beau jeu d’appeler au courage managérial des hauts fonctionnaires, si c’est pour aboutir au lâchage administratif combiné au lynchage médiatique, ils ne trouveront pas 5000 kamikazes pour diriger le service public hospitalier et médicosocial.

Heureusement, plusieurs acteurs plaident pour une évolution de la situation, non par empathie mais plutôt par pragmatisme : il faut continuer à trouver des volontaires ! Ce plaidoyer doit être amplifié, et nous attendons avec impatience une prise de position courageuse de notre administration et de notre ministère.

Mais le CHFO n’hésite plus à le dire aujourd’hui, si l’indifférence persiste, chaque collègue devra s’interroger : faut-il encore accepter de prendre un intérim pour être ensuite lâché par une ARS amnésique, qui non contente de vous refuser la protection fonctionnelle, ne lèvera pas le petit doigt pour vous aider mais pensera surtout à sa propre protection ? Le sujet n’est pas négligeable : selon les données issues des bilans PFR, ce sont chaque année environ 160 collègues qui assurent l’intérim d’une chefferie d’établissement.

Le sujet de la PFR et de l’évaluation est à l’ordre du jour de cette séance, avec la présentation des bilans de la campagne 2023 pour les trois corps. Nous y reviendrons donc, mais d’ores et déjà un point doit être souligné, c’est l’érosion continue du taux de retour des supports d’évaluation vers le CNG. En 10 ans, il a baissé de 10 points pour les DH, et de 15 points pour les D3S, alors qu’il est quasi stable pour les DS. Outre le fait que cela entame la représentativité des données présentées, c’est une alerte sur le respect de l’obligation annuelle de l’entretien professionnel. Et c’est sans compter sur le sort inconnu des plus de 350 contractuels recensés par le CNG dans son enquête de cartographie à l’été 2024.

Favoriser l’inclusion et l’égalité professionnelle nécessite un accompagnement des parcours.

Cette évidence est logiquement portée par le CNG. La disparité des moyens mis en œuvre pour ce faire avec ceux déployés au niveau de l’Etat, au niveau interministériel mais aussi dans chaque département ministériel, cette disparité est cruelle pour nous. Pourtant le récent rapport de France Stratégie sur « Le défi de l’attractivité » souligne l’impérieuse nécessité de son renforcement.

Au lieu de cela, nous entendons les couloirs ministériels bruisser des projets de réduction du nombre et des moyens des opérateurs de l’Etat élégamment habillés dans des contrats de « simplification » et d’efficience.

Le CHFO n’a jamais été partisan du mouvement « d’agenciarisation » de l’Etat. L’opposition entre l’Etat stratège et l’Etat gestionnaire est souvent une stratégie de fumiste, qui permet de se laver les mains des basses contingences de la mise en œuvre de sa politique et de se dispenser d’en rendre compte…Nous n’avons pas cette dispense dans nos établissements.

Quoi qu’il en soit, ce qui demeure pour nous, c’est le niveau de service rendu aux collègues.

D’ores et déjà le CNG subit un coup de rabot qui ne nous dit rien qui vaille, compte tenu de sa situation de départ. Mais s’il venait à certains l’idée de passer du rabot à la tronçonneuse, ce serait pour nous un casus belli, car la porte ouverte à la liquidation de la gestion nationale de nos corps professionnels.

Que cela soit bien clair aussi : notre défense de la gestion nationale des corps de direction et notre revendication de moyens adaptés à cette gestion ne seront jamais un motif d’abaissement de nos attentes vis-à-vis du CNG. Et que cela soit entendu.

Le CHS de Thuir recrute un Directeur/Directrice des ressources humaines et des affaires médicales

Consulter la fiche de poste

Pour tous renseignements et contact, merci d’adresser un mail à direction.generale@ch-thuir.fr

 

DH : résultats du mouvement 2024-7 emplois fonctionnels .

La publication comportait 2 emplois de groupe I, 2 emplois de groupe II et 2 emplois de groupe III.

L’instance collégiale s’est réunie le 16 janvier 2025 pour arrêter les listes de candidats présélectionnés.

Pour les 6 postes proposés, 1 femme et 5 hommes ont été retenus.

Consulter les résultats

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