Auteur/autrice : PGUINARD@dm1n

Instance collégiale DH du 16 janvier 2025 : le CHFO vous informe

Lors de cette séance, les membres de l’instance devaient examiner les candidatures pour les emplois publiés le 26 octobre 2024  :

1 emploi fonctionnel de groupe I

  • Directeur du GHU APHP Paris Nord Université de Paris

3 emplois fonctionnels de groupe II

  • Directeur des Centres hospitaliers de Châteauroux-Le Blanc, de la Châtre et Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes d’Argenton-sur-Creuse et de Saint-Gaultier (Indre)
  • Directeur Centre hospitalier de Blois (Loir-et-Cher)
  • Directeur du Groupe hospitalier du Havre, centre hospitalier de Pont-Audemer et EHPAD de Beuzeville (Seine-Maritime)

2 emplois fonctionnels de Groupe III

  • Directeur général adjoint du CHU de Montpellier (Hérault)
  • Adjoint au directeur des Centres hospitaliers intercommunaux Robert Ballanger à Aulnay-Sous-Bois, de Montreuil et du groupe hospitalier intercommunal Le Raincy-Montfermeil (Seine-Saint-Denis)

Au total, le CNG a recensé 54 candidatures  sur les 6 emplois, dont 10 candidatures féminines (soit 19% des candidatures).

L’instance collégiale a adopté les listes courtes pour les 6 emplois  ; les listes comptent de 2 à 9 candidats.

Les candidatures aux emplois publiés le 20 décembre 2024 seront examinées lors de l’instance collégiale du 27 février 2025.

Vous trouverez ci-après la déclaration des représentants du CHFO et une synthèse des débats.

Déclaration liminaire du CHFO

Madame la Directrice générale,

Mesdames et messieurs les membres de l’instance collégiale,

Chers collègues,

Si nous avons déjà eu l’occasion de présenter nos vœux les meilleurs pour cette année 2025, permettez-moi de les renouveler aux membres de cette instance, à vos équipes ainsi qu’à celles et ceux que nous représentons : osons collectivement espérer que la dépression ambiante qui se décline sur tous les plans en ce début d’année cède très vite la place à des signaux plus positifs : ceux-là mêmes qui devraient nous conduire à substituer la robustesse à la recherche de la performance  permanente. La robustesse, moins sujette aux variations de nos environnements, permet justement d’être performant dans les nombreux moments où cela est indispensable.

Pour un service public robuste

Qu’à une conception de la performance, privilégiant leaders agressifs et pratiques anxiogènes pour des résultats fulgurants, se substitue une réelle approche analytique des déterminants de nos environnements, de leurs interactions et des solutions, fussent elles à plus long terme, pour s’y adapter durablement !

En empruntant cette voie, nous permettrons à la nouvelle génération d’entrevoir des perspectives plus stables et robustes, moins polluées par l’X et les croyances, parfois toxiques, qui s’y véhiculent.

Pour l’heure, nos établissements et les équipes qui y exercent demeurent plus que jamais confrontés à des tensions extrêmes et ce en tous points du territoire : le recours au plan « hôpital en tension » est quasiment devenu le mode de fonctionnement normal de nos établissements, y compris sur les disciplines les plus aiguës obligeant bon nombre d’équipes hospitalières à mettre en œuvre des mesures de déprogrammation dont on sait, depuis la crise COVID, à quel point elles s’avèrent délétères à terme tant pour la santé des patients que de nos établissements.

Un ministère chargé de l’accès aux soins ?

Sur ce thème des capacités hospitalières, nous sommes à mi-parcours de la réforme du régime des autorisations d’activités. Alors, on peut légitimement s’interroger sur les perspectives d’équipements en activité et en lits qui découleront de la première vague des décisions d’autorisations en 2024…

Quid de l’évolution des lits de réanimation et de soins intensifs ?

Quelles leçons ont été tirées de la période traumatique de l’épidémie COVID ?

Peut-on entrevoir le bout du tunnel autrement que par la mise en œuvre de services accordéons et/ou de réa éphémères, quasi impossibles à organiser sans limiter par ailleurs les autres activités ?

Quelles mesures d’accompagnement ont pu être initiées pour que le respect des nouveaux critères de fonctionnement soit effectif ?

Sur ce champ, le CHFO demande à ce qu’un premier bilan soit consolidé au niveau national, tant sur les autorisations déjà accordées ou renouvelées que sur leur répartition entre les différents acteurs et effecteurs.

Réduire les inégalités d’accès, qu’elles soient territoriales ou financières doit demeurer un objectif central dans la prise des décisions sur l’aménagement sanitaire de nos territoires, si l’on en croit toutefois l’intitulé de notre ministère. De même que la promotion d’une logique de parcours gradué ne peut s’apparenter à démultiplier des « parcours du combattant », notamment pour les patients les plus âgés et souvent les plus vulnérables.

Une revalorisation urgente de l’ONDAM Etablissements

Ce début d’année est également marqué par des tensions toujours aussi nombreuses au plan budgétaire et désormais palpables sur la trésorerie de la majorité des établissements. Si au niveau national, le spectre de l’impossibilité de lever des emprunts a été mis à distance pour les organismes de sécurité sociale depuis la promulgation de la loi spéciale, il n’en est pas de même pour nos établissements : le retrait de prêteurs s’y fait aussi fréquent que le retrait des assureurs en Californie… En clair, la garantie de fonctionnement régulier des services publics accordée à l’Etat reste des plus précaires pour le service public hospitalier.

Il est aujourd’hui admis par tous que ni le Ségur ni l’inflation n’ont été couverts par les ONDAM antérieurs. Si une inflexion significative est indispensable  pour 2025, nous attendons donc la concrétisation des annonces récentes. A défaut,

l’exercice budgétaire auquel les directions sont priées de se soumettre avec mesure et sincérité confirmera une permanente asymétrie des exigences et relèvera du culte du vœu… pieu !

Qu’avec nous, nos Ministres et tout particulièrement ceux de la Santé et de la Fonction Publique fassent leur notre vœu qu’« à nouvel an, nouvel élan ».

Si les élèves directeurs et attachés ont sans doute apprécié d’être accueillis et félicités par le Ministre de la Santé lui-même, s’inscrire à leurs côtés devrait aussi relever a minima d’un engagement à agir : il n’est pas entendable que le risque de ne plus être là dans 3 mois soit brandi comme dédit à toute action tangible !

Même « son de cloche » au Ministère de l’Action publique, de la Fonction publique et de la Simplification pour justifier de l’absence de toute proposition d’un calendrier de discussions aux fédérations de fonctionnaires, au motif de « la fragilité de son poste et de ses marges de manœuvre en indiquant qu’il ignorait combien de temps tiendrait le Gouvernement ».

Halte au ruissellement de l’inaction

Sortir de l’hypothèque d’une éventuelle ironie du sort est aujourd’hui indispensable tout autant que de mettre un terme aux discours attentistes de 2024. 

Certes, l’adage « Quand on veut, on peut » relève parfois du coup de menton illusoire, mais l’abstention répétée face au possible révèle souvent une absence de volonté.

Or nous constatons qu’il est possible pour une Ministre de l’Education Nationale, nommée un 23 décembre de signer le 27 décembre un décret portant revalorisation de la carrière des personnels de direction des établissements relevant de son ministère, même sans loi de finances.

Alors comment comprendre le standby de nos dossiers statutaires, alors même que le financement de leur revalorisation était engagée dès la campagne tarifaire 2024 ?

Est-ce par une nouvelle déclinaison de la théorie du ruissellement que l’attentisme contamine même des actes relevant des affaires courantes ? L’engagement pris en septembre dernier par les services de notre Ministère d’actualiser au titre de 2024 les listes d’emplois fonctionnels des trois corps n’est toujours pas tenu, ce qui conduit d’ailleurs l’instance de ce jour à examiner des emplois dont le classement est obsolète…

Contrairement à l’adage d’Alphonse Allais selon lequel « Je ne prendrais pas de calendrier cette année car j’ai été très mécontent de celui de l’année dernière », le CHFO attend que sans délai soit défini un nouveau calendrier de discussions et de mise en œuvre des réformes statutaires, sans les subordonner à la durée de vie ministérielle de nos interlocuteurs successifs, mais bien au respect de la parole de l’Etat et de la continuité de son action.

Que son soutien aux équipes hospitalières ne soit pas seulement manifeste aux lendemains d’agressions mais se matérialise par un travail de fond sur l’évolution des risques encourus et la manière de les prévenir et de les traiter : cela vaut bien sûr pour l’ensemble des hospitaliers mais aussi pour leurs responsables dont la surexposition est désormais tous azimuts sans que n’aient encore été adaptées les modalités de leur protection.

L’instance collégiale de ce 16 janvier va devoir élaborer les listes courtes pour 6 emplois  fonctionnels. 54 candidatures se sont manifestées initialement, dont 10 candidatures féminines. Cela posera une fois de plus la question des moyens pour atteindre l’objectif légal de nominations équilibrées. Il nous semble que la tendance récente n’est pas bonne. C’est pourquoi nous demandons que soit renouvelé pour 2024 le bilan que nous avions demandé pour 2023, non seulement sur l’application de la loi, mais aussi sur les dispositifs de nature à l’atteindre. Nous pensons par exemple au programme talentueuses, car s’il conduit à des expressions de candidatures, il reste bien modeste en volume, et doit sans doute être complété par des dispositifs propres à nos métiers.

Au-delà de l’intention, c’est d’attention dont nos collègues ont besoin, non seulement sur les mécanismes visant à en nommer davantage mais bien sur les conditions d’exercice qui leurs sont encore trop souvent réservées.

Je vous remercie de votre attention.

Synthèse des débats

En réponse à nos questions, le CNG a apporté plusieurs éléments d’information :

La DGOS a annoncé la signature prochaine de la liste actualisée des emplois fonctionnels (pas d’indication si cela concerne les 3 corps ou les seuls DH), mais aussi la signature de l’arrêté sur le taux de promotion 2025 à la hors classe.

Le CNG a indiqué son intention de formuler des recommandations de bonnes pratiques sur le processus de recrutement sur les emplois supérieurs.

Sur la mise en oeuvre de la protection fonctionnelle, le CNG a affirmé faire le plaidoyer avec d’autres pour qu’elle concerne les mises en cause devant la Cour des Comptes.

Sur les nominations équilibrées

Tout d’abord, le CNG a présenté le bilan des nominations 2024 sur les emplois supérieurs de DH :

A noter qu’en 2023, la part de nominations féminines était de 34%, mais sur un nombre total plus important (86).

Le CHFO a demandé que le bilan soit précisé en ce qui concerne les primo-nominations puisque ce sont celles qui sont visées par la loi sur les nominations équilibrées.

Le CNG a précisé avoir des échanges avec l’EHESP pour réfléchir à des dispositifs complémentaires au programme Talentueuses qui demeure restreint. Un bilan de la contribution du programme Hopital Plus sera également communiqué.

Le CNG veut aussi réactiver le dispositif « PasSansElles » qui propose un accompagnement par des paires aux directrices intéressées pour postuler sur des emplois supérieurs de chef.

Ces sujets seront inscrits à l’ordre du jour d’un prochain Comité consultatif national. Ils mettent cependant en évidence la faiblesse des moyens disponibles en comparaison de ce qui est déployé pour la fonction publique d’Etat.

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AAH : l’Etablissement Intercommunal Ouest Strasbourg recrute un(e) adjoint(e) de direction

L’Etablissement public intercommunal Ouest Strasbourg recherche son/sa futur(e) Adjoint(e) de Direction, chargé(e) de la cellule éco-finances à compter du 1er avril 2025.

Les candidatures sont à transmettre par mail avant le 14 mars 2025 à :

Madame CENEC, Directrice 

ccenec@epios67.fr

Pour prendre connaissance de cette offre et du profil de poste proposé, cliquer ici

DS : avis de vacance d’emplois du 14 janvier 2025

L’avis propose 28 emplois : consulter l’avis

Les 28 emplois se répartissent en 13 postes de Coordonnateur Général des Soins, 5 postes de Directeur des soins adjoint au CGS, 4 postes de Directeur des soins et 6 postes de Directeur d’institut de formation.

La répartition par région est la suivante :

4 en Auvergne-Rhône-Alpes, 4 en Centre-Val-de-Loire, 1 en DOM-COM, 2 en Grand-Est, 1 en Hauts-de-France, 2 en Ile-de-France, 2 en Nouvelle-Aquitaine, 9 en Occitanie, 2 En Provence-Alpes-Côte-d’Azur, 1 en Pays-de-la-Loire.

Pour obtenir la fiche de poste, vous devez vous adresser directement à l’établissement.

Le délai de candidature court jusqu’au 04 février 2025.

L’envoi de la candidature se fait par messagerie à :

  • cng-mobilite-dirsoins@sante.gouv.fr, (CV + lettre de motivation) avec copie au supérieur hiérarchique
  • et au chef d’établissement recruteur (CV + lettre de motivation + 3 évaluations)

La prochaine publication d’emplois est programmée le 28 janvier 2025 pour les emplois fonctionnels et le 11 mars 2025 pour les emplois de DS.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité : 

    01 47 07 22 34 (permanence)

DH : résultats du mouvement 2024-6 emplois fonctionnels .

La publication comportait un emploi de groupe II et six emplois de groupe III.

L’instance collégiale s’est réunie le 21 novembre 2024 pour arrêter les listes de candidats présélectionnés.

Pour les 7 postes proposés, 2 femmes et 5 hommes ont été retenus.

Consulter les résultats

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité : 

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Les vœux du secrétaire général

Chers collègues

 Il me revient, au nom du bureau national et de toute l’équipe du CHFO de vous adresser nos meilleurs vœux pour 2025, à vous-même ainsi qu’à vos proches.

Si pour certains, 2024 restera dans notre pays l’année témoin  des valeurs de l’olympisme d’amitié, de respect et d’excellence, elle aura également été pour d’autres synonyme de progression des discours de haine en augmentation partout dans le monde…

En réponse à ces tendances alarmantes de xénophobie, de racisme et d’intolérance, de violences faites aux femmes, d’antisémitisme et d’islamophobie, le CHFO considère aux côtés de sa  Fédération et Confédération que son action doit  s’inscrire plus que jamais, et fusse-t-elle au prix d’un rapport de force, dans une perspective condamnant toute forme de violence ,de régression sociale et de paupérisation.

Ces réalités au plan international affectent  y compris nos contextes d’exercice professionnel où se déclinent encore trop souvent  discours, postures et attaques qui fragilisent le pacte républicain, visent à détruire les fondements mêmes de nos services publics et à décrédibiliser celles et ceux qui les assurent au quotidien : le CHFO s’est employé tout au long de 2024 à dénoncer  avec force et conviction de tels agissements.

Résister, c’est ce qu’il aura fallu faire toute l’année 2024, pour défendre nos métiers et statuts et éviter l’effondrement du service public.

Malgré les vents contraires, chacun et chacune garde à l’esprit ce qu’il ou elle a pu réaliser au plan professionnel en 2024 pour un meilleur service au public.

Il en va de même pour le CHFO : son action intransigeante et précise pour défendre les situations individuelles et nos droits collectifs a apporté son lot de « petites » victoires qui sont le ferment de l’espoir pour faire lever des conquêtes plus décisives en 2025.

« A nouvel an, nouvel élan », et c’est avec toujours plus de motivation et de détermination qu’en 2025, le CHFO portera votre voix et s’engagera avec vous et pour vous dans toutes les actions indispensables à l’amélioration du fonctionnement de nos établissements au service des plus vulnérables.

Avec vous et pour vous, le CHFO continuera de se battre pour que les promesses engagent, au-delà de  ceux qui les ont faites, ceux qui leur ont succédé et se traduisent en 2025 par la mise en œuvre effective des réformes statutaires déjà trop attendues !

Avec vous et pour vous, le CHFO poursuivra son action pour restaurer des conditions de travail plus positives et de nature à favoriser la promotion et l’attractivité de nos métiers.

Avec vous et pour vous, le CHFO accueillera les plus jeunes dès leur entrée dans la carrière et mettra tout en œuvre pour les accompagner au mieux.

Avec vous et pour vous, le CHFO soutiendra les plus anciens à mieux appréhender leur fin de carrière.

Tels sont les 1ers  vœux que nous vous adressons pour cette nouvelle année : pour les réaliser, toutes et tous avons besoin d’une représentativité syndicale forte.

Meilleure année 2025 à toute et à tous, et vive le CHFO.

Philippe GUINARD,

Secrétaire général

 

« Le changement n’aura pas nécessairement lieu, mais il est assurément possible. »

Noam CHOMSKY « Le bien commun »

D3S : avis de vacance d’emplois de directeur adjoint ou directrice adjointe des 19 et 20 décembre et modification du 24 décembre 2024

16 emplois de directeurs adjoints ou directrices adjointes sont proposés aux D3S de classe normale ou hors classe par lors de la 1ere publication : Consulter l’avis

2 emplois supplémentaires sont proposés lors de la publication de l’avis complémentaire du 20 décembre: Consulter l’avis

1 emploi paru le 19 décembre est modifié par avis du 24 décembre : Consulter l’avis

Les fiches de poste vont être mises en ligne par le CNG , sinon vous pouvez les solliciter auprès de l’établissement.

Les candidatures peuvent être adressées jusqu’au 9 janvier 2025 pour les postes proposés par le 1er avis et 10 janvier 2025 pour ceux figurant au second avis, au Centre National de Gestion à l’adresse électronique suivante : cng-mobilite-d3s-da@sante.gouv.fr

Les candidatures, si elles sont multiples, seront regroupées sur une seule lettre et classées par ordre préférentiel.

Le dossier de candidature, composé du CV, d’une lettre de motivation et des 3 dernières évaluations, doit être adressé en parallèle directement aux chefs des établissements, où le candidat postule.

Les publications suivantes sont prévues le 4 février 2025  pour les emplois de chefs d’établissement, et le 5 février  pour les emplois d’adjoints. 

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DH :publication d’emplois fonctionnels, de chef d’établissement et de directeurs adjoints : avis du 20 décembre 2024

Le premier avis propose 5 emplois fonctionnels de groupe I,II et III : consulter l’avis

Le second avis propose un emploi de chef d’établissement : consulter l’avis

Le troisième avis propose 7 emplois de directeur adjoint : consulter l’avis

Ce qu’il faut retenir en substance de la procédure de recrutement :

Le délai de candidature court jusqu’au 10 janvier 2025.

Pour les candidatures reçues aux emplois fonctionnels et de chef d’établissement, elles seront examinées lors de l’instance collégiale du 27 février 2025 pour arrêter les listes courtes. Les choix définitifs seront communiqués par le CNG le 4 avril 2025.

  •  Pour les candidatures aux emplois fonctionnels et de chef d’établissement, l’envoi du dossier de candidature se fait uniquement par messagerie à : cng-MOBILITE-DH-CHEF-EF@sante.gouv.fr, avec copie au supérieur hiérarchique ; les documents composant le dossier sont transmis en pièces jointes au format PDF.
  • Pour les candidatures aux emplois de directeurs adjoints, l’envoi du dossier se fait auprès du chef de l’établissement concerné ainsi qu’au CNG par messagerie à:cng-mobilite-dh-da@sante.gouv.fr 

En complément de la publication de “l’offre d’emploi”, il est conseillé de consulter la fiche de poste complète. Aussi, nous vous invitons à télécharger les fiches de postes sur le site du CNG

La prochaine publication d’emplois fonctionnels et de chefs d’établissements est programmée pour le 31 janvier 2025 et le 30 janvier prochain pour les emplois d’adjoints.

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Le poisson pourrit par la tête

Il y a quelques jours, France Stratégie, organisme placé auprès du premier ministre, publiait un rapport intitulé « Travailler dans la fonction publique – Le défi de l’attractivité ».

Par un cruel télescopage temporel, ce rapport était publié au moment où un gouvernement déjà finissant avait ouvert les vannes de tous les discours empreints de la haine du fonctionnaire.

A ce propos, on lira avec intérêt l’ouvrage de trois universitaires, Julie Gervais, Claire Lemercier et Willy Pelletier, consacré à « La haine des fonctionnaires ». L’ouvrage explore en particulier une question : « Pourquoi certains (hauts) fonctionnaires comptent-ils parmi ceux qui la répètent le plus ? ». Elle est de première importance, car l’adage d’Erasme est bien connu : le poisson pourrit par la tête.

Dans notre environnement, ne voyons-nous pas d’anciens hauts responsables hospitaliers vilipender un statut qui les fit rois ?

Le CHFO pour sa part défend sans complexe le statut, il n’a jamais cédé aux illusions du modernisme managérial qui s’apparente parfois à une dérive sectaire qui maltraite les collègues.

Le CHFO défend le statut pour ses membres et pour tous les hospitaliers. Il dénonce le recours abusif aux contractuels, car, comme l’illustre le recensement récent effectué par le CNG, ce recours s’est répandu dans des établissements qui manifestement ne sont pas les premiers frappés par un déficit d’attractivité géographique.

Le CHFO n’adhère pas plus aux concepts bullshit du management générationnel, qui insinue que le statut ne fait plus rêver les jeunes. Il n’a jamais fait rêver personne, on ne brûle pas des cierges devant l’autel du statut. Il s’agit de respecter une construction patiente de notre République et de ses révolutions, qui a défini le service public, le service au public avec les contraintes qu’il nous impose et les protections qu’il nous doit en retour.

Le CHFO ne refuse pas les adaptations du statut, il en a porté et en porte encore. Mais toujours il interrogera sur les finalités de chaque règle et de chaque réforme, dans le sens du progrès et de l’attractivité.

Alors, quels messages porte le rapport de France Stratégie ?

Tout d’abord un message d’alerte car « nous faisons face à une crise structurelle et durable qui menace nos services publics ». Les constats portent sur les postes non pourvus, la baisse des candidatures aux concours et la difficulté à fidéliser les agents. Tout cela trouve un large écho dans nos établissements comme pour les corps de direction de la FPH.

Il n’y a donc pas lieu de dénoncer nos discours de Cassandre, c’est une institution de l’Etat qui le dit !

Ainsi il faut balayer d’un revers de main l’idée que nous, comme d’autres, serions en train de défendre des privilèges.

Dans la comparaison avec le privé, on nous a asséné l’impératif d’égalité sur les jours de carence ; faut-il faire la balance avec le niveau de protection sociale complémentaire entre les groupes privés et nos établissements ? Nous sommes battus à plate couture.

Dans cette comparaison, on peut encore prendre l’exemple affligeant du CTI. Sa généralisation au secteur privé n’a pas fait un pli l’été dernier. Les agents des établissements publics du handicap ou de l’insertion attendent encore.

Parlons retraite. Les difficultés que connait aujourd’hui la CNRACL seraient-elles dues à un régime trop favorable. Certainement pas, puisqu’à la question posée d’y affilier les contractuels pour faire entrer plus de cotisations, il a tout de suite été répondu non, car ces derniers seraient perdants…

Le rapport délivre aussi un message d’action car « il existe plusieurs leviers mobilisables pour reconstruire l’attractivité de la fonction publique ». Il propose 3 grands types de leviers :

  • un discours de revalorisation de la fonction publique, (reconnaissance de la diversité et de la spécificité de ses missions et métiers, reconnaissance de son sens propre, le service de l’intérêt général dans une société en mutation) ;
  • une action pour mieux faire connaître les atouts de la fonction publique, pour déconstruire les perceptions erronées, et améliorer la transparence sur ses conditions d’exercice et la visibilité de ses carrières ;
  • une consolidation des avantages à travailler dans la fonction publique pour en faire des arguments d’attractivité.

Sur ce troisième volet, le rapport précise les pistes :

  • combiner la garantie de l’emploi avec des perspectives d’évolution et de progression,
  • valoriser les possibilités de maîtrise du temps de travail et de son organisation pour répondre à la demande de conciliation des temps professionnels et personnels,
  • renforcer la reconnaissance, y compris salariale, pour (re)donner les moyens aux agents de faire leur travail et de satisfaire leur volonté d’être utiles.

Reconnaissons qu’il est assez incroyable de lire cela, émanant d’une institution étatique début décembre 2024. Même s’il est un peu tôt, faisons le vœu que cela soit le signal d’un nouveau cap ce l’action publique.

Sur les déroulements de carrière, sur la conciliation vie personnelle/professionnelle, le CHFO a diffusé récemment les résultats de son enquête sur la mobilité. Il s’en dégage une réalité complexe, qui mêle l’intérêt et la diversité du métier, mais aussi le poids de la mobilité sur nos vies personnelles et familiales. Il faut admettre que cela peut faire fuir, que c’est un équilibre fragile qu’il faut sans cesse adapter : donner plus de visibilité, sécuriser les retours, etc. Mais quand on nous bassine sur cet incroyable privilège du logement par nécessité absolue de service, c’est le dégoût qui l’emporte.

Nous avons bien relevé que cette question de la mobilité est inscrite dans les priorités de la feuille de route du CNG, nous sommes prêts avec des propositions, et en articulation étroite avec l’amélioration et l’enrichissement des Lignes directrices de gestion.

S’il faut parler du levier salarial, nous avons plutôt des exemples d’inaction.

Pour les directeurs des soins, rien n’est plus irritant que d’entendre une nouvelle fois le discours « main sur le cœur » du caractère indispensable de ce métier, car aussitôt on distille l’idée que ce n’est pas qu’une question de salaire, ou pire on assène qu’il ne faut pas aligner sur les DH car c’est spécifique. Argument qu’il faut bien qualifier de « crasse » si l’on connait la grille des ingénieurs en chef. Avec de tels amis, les DS n’ont pas besoin d’ennemis.

Pour les D3S, on atteint le sommet des contradictions avec les beaux objectifs de lisibilité et de simplification. Nous constatons un degré inégalé de confusion entre statuts, métiers, structures. On occupe indifféremment des missions sanitaires ou médicosociales du CHU à l’EHPAD mais on doit conserver deux statuts, en attendant l’implosion inéluctable.

Pour nos trois corps globalement, l’absence de transposition de la réforme de la haute fonction publique est en train de creuser le fossé. Les semestres s’enchaînent avec la perte afférente en échelons.

Pendant ce temps, la DIESE réfléchit doctement à la prochaine étape de la réforme de la haute fonction publique, car « il y a un narratif à reconstruire », mais pour nous le narratif c’est celui « d’un jour sans fin ».

Tout cela serait-il anodin ? Pourtant, on nous signale que les concours 2024 de l’INSP ont battu un record historique d’inscriptions depuis la création de l’ENA. C’est donc étonnant, les postulants savent lire une grille indiciaire et indemnitaire…

La question des concours est d’ailleurs à l’ordre du jour du Comité consultatif national de ce 17 décembre 2024. Elle comprend une première dimension : combien faut-il recruter de directeurs pour répondre aux besoins de renouvellement des effectifs. Mais tout de suite surgit la seconde dimension : combien peut-on en recruter ? Pour pouvoir, nous y reviendrons dans cette séance, il faut s’en donner les moyens : calendrier des concours et de la formation, conditions à l’Ecole et dans les stages, postes proposés à la sortie de l’Ecole.

Le CHFO a élaboré ses propositions avec les élèves sortants, il souhaite la bienvenue aux entrants et les appelle à porter avec vigueur les revendications qui répondent aussi à l’intérêt général.

Publication d’emplois de DH adjoints : avis du 12 décembre 2024

 55 emplois de directeurs adjoints ou directrices adjointes sont proposés :

4 en Auvergne-Rhône-Alpes, 1 en Bourgogne-Franche-Comté, 1 en Bretagne, 4 en Centre-Val-de-Loire,  4 en PACA et Corse, 4 dans les DOM, 6 en Grand-Est, 4 en Hauts-de-France, 3 en Ile-de-France, 9 en Nouvelle-Aquitaine, 5 en Normandie,  6 en Occitanie, 4 en Pays de la Loire.

Consulter l’avis

Toute demande de communication de fiche de poste devra être effectuée par l’intéressé auprès de l’établissement de santé concerné.

Les candidatures sont à adresser jusqu’au 02 janvier 2025 :

  • au Centre National de Gestion à l’adresse électronique suivante : cng-mobilite-dh-da@sante.gouv.fr (CV, lettre de motivation),
  • au chef de l’établissement recruteur (CV, lettre de motivation, trois dernières fiches d’évaluation).

La prochaine publication est programmée le 20 décembre 2024 pour les emplois de chefs d’établissements et le 09 janvier 2025 pour les postes d’adjoints.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité :

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CNRACL : la situation de notre régime de retraite

Dans le cadre du programme de travail du CHFO, et avant même qu’éclate ce que certains qualifient de « crise inédite » de notre Caisse de retraite, le Bureau National faisait appel à vous (cf. bulletin des adhérents de septembre 2024) pour contribuer aux réflexions  d’un groupe de travail consacré à la fin de carrière.

En introduction à ce travail, notre collègue  Jean-Pierre Cazenave, élu à la Présidence  de la CNRACL le 20 juin dernier a accepté de répondre à nos questions et de nous livrer son diagnostic au beau milieu de la tourmente.

Au-delà du brulot actuel de l’impact sur le budget de nos établissements de l’augmentation des cotisations patronales dès 2025, Jean-Pierre Cazenave nous a resitué la problématique et ses causes.

Son diagnostic est sans appel : « Sans solutions structurelles pérennes, un mur se rapproche de nous très rapidement ».

Des conclusions sur le constat et les causes de même nature que celles avancées par la mission commune  IGAS/IGF/IGA de mai 2024,  qui cite d’ailleurs à plusieurs reprises un rapport de la Cour des Comptes de 2016 , préfigurateur de ce que l’on pourrait qualifier aujourd’hui de « Chronique d’une crise annoncée «  plutôt que de situation de crise inédite…

1/Les données de base  pour comprendre 

La CNRACL, c’est la caisse de retraite des fonctionnaires hospitaliers(1/3) mais aussi des agents des collectivités territoriales (2/3). Elle ne dispose pas de personnels en propre, l’organisme gestionnaire étant la CDC. Son Conseil d’Administration est plutôt un Conseil de surveillance, les paramètres régissant les grands équilibres du régime dépendants exclusivement de mesures réglementaires. C’est donc bien l’Etat qui est à la manœuvre…

La CNRACL ne dispose que des ressources provenant de ses cotisations contrairement aux autres régimes où les cotisations représentent en moyenne 66% de leurs ressources

Fin 2023 :

  • des prestations versées à 1,3 millions de pensionnés pour 26 milliards d’euros(dont 2 ,7 milliards pour invalidité )
  • des cotisations prélevées à 2,2 millions de cotisants pour un montant de 24,4 milliards

Si seules les prestations vieillesse avaient été financées par les cotisations (soit 23,3 milliards d’euros), à l’équilibre, nous direz-vous  ?

C’est sans compter  sur ce que la CNRACL a  dû encore « mettre au pot » du dispositif de la compensation démographique inter-régimes.

Au motif réel d’un ratio démographique (rapport nombre de cotisants/nombre de pensionnés) beaucoup plus favorable pour notre régime que pour d’autres( 4 actifs pour 1 pensionné dans les années 80 ; moins d’1,5 actifs pour 1 pensionné aujourd’hui), ce sont au total près de 80 milliards d’euros qui ont été versés à ce titre depuis la mise en œuvre du dispositif en 1974 !

2/ Quelles solutions pour ne pas « aller dans la mur » ?

Jean-Pierre Cazenave a été très clair sur le fait que les mesures proposées par la mission commune sus-évoquée ne permettraient pas de rétablir l’équilibre…

Pour autant et  à ce stade, aucune des 6 mesures chiffrées n’a fait l’objet d’un arbitrage par l’Etat alors même qu’elles seraient susceptibles d’atténuer le déficit de 1,8 milliards en 2025 à 3,3 milliards en 2030.

Pour le CHFO ,Philippe Guinard a réaffirmé en conclusion de ce webinaire que face à cette situation, « on ne peut pas se contenter de dire en tant qu’employeurs qu’on ne veut pas payer cette augmentation de cotisations car il en va de la retraite de nos équipes et de nous-mêmes ! ».

Actif ou retraité, nous sommes tous concernés !

Pour participer au groupe de travail CHFO sur la fin de carrière : helene.thalmann@chfo.org

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