Les décisions de l’Instance collégiale
Lors de cette séance, les membres de l’instance ont examiné les candidatures pour les 23 emplois résultant de 2 publications (15 et 22 avril 2026). Ces 23 emplois avaient recueilli un nombre variable de candidatures, entre 0 et 5.
Les membres de l’instance collégiale ont étudié les 42 candidatures émanant des 28 professionnels qui se sont portés candidats, dont 18 femmes et 10 hommes et parmi lesquels on dénombre 12 D3S, 3 personnes sur liste d’aptitude D3S, 2 DH, 1 autre fonctionnaire et 10 non-fonctionnaires.
Six emplois n’avaient recueilli aucune candidature (dont 2 donnant accès à l’échelon fonctionnel), soit plus d’un quart des emplois proposés.
Ceci confirme le manque d’attractivité constaté à chaque instance :
- 3 emplois recueillent 1 candidature unique,
- 6 emplois en recueillent 2,
- 3 en recueillent 3,
- 3 en recueillent 4,
- et 2 en recueillent 5.
A l’issue de l’instance, 6 emplois (dont 2 donnant accès à l’échelon fonctionnel) ne sont pas pourvus.
L’instance a retenu des candidats pour 17 emplois :
- 5 emplois ont 1 candidat,
- 5 emplois ont 2 candidats,
- 5 emplois ont 3 candidats,
- 1 emploi a 4 candidats,
- 1 emploi a 5 candidats.
Sur les 35 candidatures retenues, 8 concernent des hommes et 27 des femmes.
L’échéance de communication des choix définitifs est fixée au 31 juillet 2026.
Vous trouverez ci-après la déclaration des représentants du CHFO.
La déclaration liminaire des représentants du CHFO
DE LA POLITIQUE À LA COSMÉTIQUE : DES ESSAIS THERAPEUTIQUES POUR LE SECTEUR MEDICO-SOCIAL
Monsieur le Directeur général,
Mesdames et Messieurs les membres de l’instance,
Chères et chers collègues,
Nous voici réunis en ce mois de juin 2026, et si le calendrier nous annonce l’été, le moral des D3S, lui, semble bloqué dans un hiver interminable. Pour contrer cette morosité, l’administration semble avoir délaissé la stratégie politique pour se lancer dans une opération de « relooking » institutionnel voire de cosmétique de façade.
L’art du ravalement : quand l’étiquette remplace le budget
Plutôt que d’affronter le naufrage financier du Grand Âge, dont la réforme est une nouvelle fois portée disparue dans les méandres ministériels, voire abandonnée, on nous propose un nouveau concept : les « Maisons France Autonomie » d’ici 2027. Si l’intention de redorer l’image de nos établissements est louable, changer l’enseigne n’emporte-t-il pas le risque d’aggraver le déficit prévisionnel de 600 millions d’euros de la CNSA pour 2026 annoncé après adoption d’un budget modificatif le 8 avril dernier.
La réalité de nos structures est alarmante : 60 % des EHPAD autonomes sont déficitaires. Ils cumulaient en 2024 un déficit de 145 millions d’euros. Dans ce contexte, le maintien d’un « gel prudentiel » des financements de l’autonomie de 215 millions d’euros de crédits, pourtant votés par le Parlement, est une coupe budgétaire inacceptable qui entame gravement la confiance dans la parole publique.
GTSMS : Piloter un paquebot avec un pourboire de stagiaire
Cette passion pour l’illusion d’optique se poursuit avec les GTSMS. On nous impose une marche forcée, voire un sprint, vers ces nouveaux groupements territoriaux, chargeant son « directeur » d’une simple « fonction » additionnelle, comme s’il s’ennuyait par ailleurs.
Pour prix de cette extension massive de nos responsabilités, la proposition d’une obole entre 300 et 600 euros par mois est perçue comme du bénévolat déguisé. En outre, ce processus d’indemnisation est totalement décorrélé des nouvelles responsabilités qui seront confiées, leur périmètre ou leur nature. Mais en plus il faut y aller, et en courant… et pour tout programme, non pas une instruction mais une notice, telle qu’on pourrait en joindre une à la dernière crème antirides.…
Cette précipitation produit par ailleurs un effet collatéral dont l’administration semble sous-estimer l’ampleur : elle paralyse aujourd’hui les mobilités. Comment encourager les collègues D3S à candidater sur des postes de direction d’EHPAD lorsque personne n’est en mesure de leur dire ce que sera réellement leur poste dans quelques mois ? Certains sont invités à se positionner sur des fonctions de chef d’établissement sans savoir si celles-ci demeureront demain des postes de direction autonome ou deviendront des fonctions d’adjoint dans une cartographie territoriale encore inconnue.
Dans ces conditions, l’exercice de mobilité s’apparente moins à un choix de carrière qu’à une prise de risque. Trop d’incertitudes, trop peu de visibilité : ce cocktail est rarement un facteur d’attractivité. À vouloir bâtir les GTSMS dans l’urgence, on risque surtout d’assécher davantage le vivier de candidats que l’on prétend pourtant renforcer.
Si nous saluons l’avancée sur la protection fonctionnelle des directeurs face à la judiciarisation croissante, cela ne saurait compenser l’épuisement de directeurs dont on essore la résilience sur des budgets exsangues.
L’exode des talents et le chronomètre de la Génération Z
Sur le front budgétaire, nous observons une véritable technique de « l’horizon fuyant ». On nous annonce des plans de soutien qui se dérobent dès qu’on s’en approche. Pendant que nous attendons des arbitrages qui semblent s’évaporer avant d’atteindre nos bureaux, nos effectifs fondent. Le corps des D3S a déjà perdu plus de 16 % de ses membres en une décennie. Quant aux jeunes collègues, ils observent l’épuisement de leurs aînés et espèrent de meilleures perspectives. Il ne faudrait pas que comme leurs congénères de la « Génération Z » hospitalière, ils ne restent, en moyenne, que 1,1 an en poste avant de plier bagage pour s’envoler vers d’autres horizons plus porteurs, comme relevé dans le dernier baromètre CSA-MNH. Ce ne serait plus une carrière, mais un court séjour. Le RIFSEEP, promis comme une bouée de sauvetage compensatoire de l’immobilisme statutaire, reste un mirage lointain alors que nos voisins de l’État voient leurs réformes avancer à toute vapeur.
Trompe-l’œil financier et sécheresse sociale
Face aux pressions diverses et variées et à l’absence de perspectives, la santé mentale des cadres devient une urgence absolue, 58 % des professionnels plaçant désormais leur propre santé au sommet de leurs préoccupations, devant leur pouvoir d’achat, selon le même baromètre CSA-MNH.
Le dossier de la Protection Sociale Complémentaire (PSC) illustre ce déni : pour un besoin estimé à 800 millions d’euros, l’arbitrage gouvernemental de 400 millions est notoirement insuffisant. Proposer une participation de 15 euros par mois est une véritable provocation, qualifiée par certains d’« insulte à l’inflation ».
Nous ne demandons pas des cosmétiques pour masquer les cernes de nos établissements et de celles et ceux qui y œuvrent, mais une véritable politique assortie des moyens indispensables pour actionner les leviers et reconnaître les acteurs du changement.
Depuis plusieurs années, les directeurs du secteur médico-social ont appris à faire toujours plus avec toujours moins : moins de moyens, moins de marges de manœuvre, moins de visibilité. À présent, il leur est même demandé de se projeter dans des organisations dont les contours restent à dessiner. L’agilité est devenue une injonction permanente ; elle ne peut pas tenir lieu de doctrine de gestion des ressources humaines.
À force de demander aux directeurs de construire leur avenir professionnel sur des hypothèses mouvantes, l’administration prend le risque de transformer la mobilité en pari à l’aveugle. Les collègues ne réclament pas des promesses ; ils réclament de la visibilité, de la cohérence et du respect.
Alors que 2027 se profile avec la menace de 6 milliards d’euros de mesures d’ajustement, dont 2 milliards sur le champ social, le respect des directeurs et la viabilité des structures ne peuvent plus être des variables d’ajustement et ne sont pas des options décoratives. Sans une révision profonde de notre statut et des financements pérennes, l’exode des directeurs publics deviendra une réalité irréversible.
Nous vous remercions pour votre attention.
LE SERVICE PUBLIC A UNE HISTOIRE, DONNONS-LUI UN AVENIR
Instance collégiale D3S du 18 juin 2026
Le CHFO vous informe des travaux de l’instance collégiale D3S qui s’est réunie ce jeudi 18 juin 2026 pour examiner les candidatures à 23 emplois, dont 4 donnant accès à l’échelon fonctionnel.
Nouvelle liste des emplois fonctionnels de chef d’établissement
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D3S : avis de vacance d’emplois de directeur adjoint ou directrice adjointe du 4 juin 2026 et modificatif du 11 juin
Au journal officiel du jeudi 4 juin 2026, publication d’un avis de vacance d’emplois de directeurs adjoints ou de directrices adjointes d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux, avec avis modificatif paru le 11 juin.
CCN du 9 juin 2026 : le CHFO vous informe
Le comité consultatif national pour les corps de direction de la FPH s’est réuni ce mardi 9 juin 2026. La délégation CHFO vous rend compte.
Pour proposer des postes aux futurs DH de la promotion Madeleine Riffaud, c’est maintenant !
Vous avez jusqu’au 31 juillet 2026 pour transmettre au CNG les postes à publier pour nos futurs collègues de la promotion Madeleine Riffaud.
CAPN DH du 4 juin 2026
La Commission administrative paritaire des Directeurs d’hôpital s’est réunie ce jeudi 4 juin pour examiner 5 situations de placement ou de renouvellement de recherche d’affectation et 3 recours sur évaluation.