Les décisions de l’Instance collégiale
Lors de cette séance, les membres de l’instance ont examiné les candidatures pour les 22 emplois résultant de 2 publications (29/01 et 03/02/2026). Ces 22 emplois avaient recueilli un nombre variable de candidatures, entre 0 et 6.
Les membres de l’instance collégiale ont étudié les 38 candidatures émanant des 29 professionnels qui se sont portés candidats, dont 17 femmes et 12 hommes et parmi lesquels on dénombre 19 D3S, 6 personnes sur liste d’aptitude D3S et 5 non-fonctionnaires.
Quatre emplois n’avaient recueilli aucune candidature (dont 2 donnant accès à l’échelon fonctionnel), soit un peu plus de 18% des emplois proposés. Ceci confirme une fois de plus le manque d’attractivité.
- 5 emplois recueillent 1 candidature unique,
- 9 emplois en recueillent 2,
- 2 en recueillent 3,
- 1 en recueille 4,
- et 1 en recueille 6.
A l’issue de l’instance, quatre emplois (dont 2 donnant accès à l’échelon fonctionnel) ne sont pas pourvus.
L’instance a retenu des candidats pour 18 emplois :
- 9 emplois ont 1 candidat,
- 7 ont 2 candidats,
- 1 emploi a 4 candidats
- 1 emploi a 5 candidats.
Sur les 32 candidatures retenues, 14 concernent des hommes et 18 des femmes.
L’échéance de communication des choix définitifs est fixée au 13 mai 2026.
Vous trouverez ci-après la déclaration des représentants du CHFO.
La déclaration liminaire des représentants du CHFO :
Monsieur le Directeur général,
Mesdames et Messieurs les membres de l’instance,
Chères et chers collègues,
De la déshérence des friches à la transhumance vers des pâturages plus verts
Nous voici réunis pour cette instance collégiale dans un paysage qui, loin de ressembler aux jardins fleuris du printemps, évoque plutôt une succession de friches administratives et de terres en jachère. En ce lendemain de 1er avril, l’humour s’efface devant la réalité d’un corps de direction qui ne veut plus se contenter de brouter sur une vaine pâture budgétaire et statutaire pendant que leurs homologues récoltent les fruits de la réforme justement méritée.
Une friche législative abandonnée
Le premier constat de cet abandon est le report sine die du plan Grand Âge, initialement promis pour février 2026. Ce projet est devenu une véritable terre en friche suite au départ de la ministre déléguée. Pour nos établissements, la situation est aride : 70 % des EHPAD publics sont en déficit.
L’administration nous fait miroiter de nouvelles ressources issues de la CSG, mais cette manne est immédiatement siphonnée pour réduire le déficit de la branche autonomie plutôt que d’irriguer le quotidien de nos structures. Nous refusons de voir nos directeurs condamnés à l’improvisation budgétaire sur des terres laissées à l’abandon par le pouvoir politique.
Une vaine pâture à 300 euros
Le deuxième acte de notre ruralité administrative concerne les GTSMS. L’administration, après avoir envisagé la direction de ce dispositif comme un emploi à temps plein, le reconnaît comme une fonction. Mais pour quelle reconnaissance !
La valorisation proposée plafonne à 300 ou 600 € mensuels. C’est une définition très littérale de la vaine pâture : on autorise les directeurs à exercer des responsabilités territoriales élargies avec une charge de travail accrue pour un complément indemnitaire dérisoire qui n’a même pas pu faire l’objet d’un échange lors du CSFPH du 26 mars dernier, témoignant un peu plus, s’il le fallait encore, du mépris de l’administration à l’égard des D3S.
De la déshérence à la transhumance ?
Le cœur de notre alerte aujourd’hui concerne l’avenir même du corps des D3S. Nous ne sommes plus seulement dans une crise d’attractivité, mais dans une véritable déshérence démographique avec la perte de 16,4 % de nos effectifs en 10 ans. Quant à nos collègues directeurs d’hôpitaux (DH), leurs effectifs remontent, portés par un arrimage sur les administrateurs de l’État, arrimage que l’on refuse obstinément aux D3S.
Faute de perspectives et de reconnaissance, le corps des D3S s’apprête à passer de la déshérence à la transhumance. Nos collègues risquent de chercher désormais des pâturages plus verts vers d’autres corps, non par désamour du métier, mais par recherche d’une reconnaissance mieux valorisée.
Face à ce risque de fuite des talents, la seule réponse envisagée par le CNG a été de tenter d’interdire les détachements avant 5 ans d’ancienneté vers d’autres corps de la FPH. C’est une stratégie de « l’enclos » que le CHFO dénonce avec force : on ne retient pas des cadres supérieurs en verrouillant les portes, mais en rendant leur propre terre attractive par une véritable réforme statutaire ainsi que le passage au RIFSEEP.
Un dialogue social en jachère
Enfin, la Protection Sociale Complémentaire (PSC) illustre parfaitement ce sentiment de mépris. Le ministère patine, la ministre est absente, et les représentants de la DGOS n’ont toujours pas de mandat clair. On demande aux organisations syndicales de boucler en 4 mois une négociation que les autres versants de la fonction publique ont menée en 18 mois.
Le scénario qui se dessine est celui d’un accord au rabais, où les hospitaliers subiraient une augmentation de 20 % de leurs cotisations sans garantie de gratuité des soins. C’est une jachère sociale que nous ne pouvons accepter.
Le CHFO ne restera pas spectateur de la désertification du corps des D3S. Le respect et l’équité doivent redevenir la boussole de notre gestion nationale. Il est urgent de transformer ces friches en projets d’avenir par la réouverture immédiate de véritables négociations statutaires. À défaut, ne vous étonnez pas que la transhumance de nos collègues devienne leur seul horizon de survie.
Nous vous remercions pour votre attention.
LE SERVICE PUBLIC A UNE HISTOIRE, DONNONS-LUI UN AVENIR
Instance collégiale D3S du 2 avril 2026
Le CHFO vous informe des travaux de l’instance collégiale D3S qui s’est réunie ce jeudi 2 avril 2026 pour examiner les candidatures à 22 emplois, dont 9 donnant accès à l’échelon fonctionnel.
CAPN DS du 31 mars 2026 : le CHFO vous informe
La Commission administrative paritaire des Directeurs des Soins se tenait ce mardi 31 mars, en présence des représentants de la DGOS et du nouveau Directeur Général du CNG, Frédéric PIGNY.
DS : avis de vacance d’emplois du 28 mars 2026
Au journal officiel du 28 mars 2026, parution d’un avis de vacance d’emplois de directeur ou directrice des soins.
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Le JO du vendredi 27 mars 2026 publie deux avis de vacance d’emplois de directeur d’hôpital (emplois fonctionnels et chefs d’établissement).
GTSMS : quand certains annoncent, le CHFO fait avancer
Ce 26 mars 2026, les textes relatifs à l’indemnité de direction des GTSMS étaient présentés au Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière (CSFPH)