Instance collégiale D3S du 29 janvier 2026

Le CHFO vous informe des travaux de l'instance collégiale D3S qui s'est réunie ce jeudi 29 janvier 2026 pour examiner les candidatures à 23 emplois, dont 6 donnant accès à l’échelon fonctionnel.

Les décisions de l’Instance collégiale :

Lors de cette séance, les membres de l’instance ont examiné les candidatures pour les 23 emplois résultant de 6 publications (27 et 30/11/2025 ainsi que 4, 7, 13 et 24/12/2025). Ces 23 emplois avaient recueilli un nombre variable de candidatures, entre 0 et 5. 

Les membres de l’instance collégiale ont étudié les 32 candidatures émanant des 28 professionnels qui se sont portés candidats, dont 19 femmes et 9 hommes et parmi lesquels on dénombre 21 D3S, 3 DH, 1 DS, 1 autre fonctionnaire et 2 non-fonctionnaires.

Huit emplois n’avaient recueilli aucune candidature (dont 1 donnant accès à l’échelon fonctionnel), soit près de 35% des emplois proposés.

Ceci témoigne d’un manque d’attractivité patent :

  • 8 emplois recueillent 1 candidature unique,
  • 2 emplois en recueillent 2,
  • 2 en recueillent 3,
  • 1 en recueille 4,
  • et 2 en recueillent 5.

A l’issue de l’instance, neuf emplois (dont 2 donnant accès à l’échelon fonctionnel) ne sont pas pourvus.

Trois des emplois non pourvus (1 AEF et 1 autre) ont été republiés au journal officiel de ce jour.

L’instance a retenu des candidats pour 14 emplois

  • 9 emplois ont 1 candidat,
  • 2 emplois ont  2 candidats,
  • 2 emplois ont 3 candidats,
  • 1 emploi a 4 candidats.

Sur les 23 candidatures retenues, 8 concernent des hommes et 15 des femmes.

L’échéance de communication des choix définitifs est fixée au 6 mars 2026.

Vous trouverez ci-après la déclaration des représentants du CHFO.  

La déclaration liminaire des représentants du CHFO :

Madame la Directrice Générale du CNG,
Mesdames et Messieurs les Membres de l’instance,
Chères et chers collègues,

Opéra de quat’sous comique ou tragique ?

Vœux de reconnaissance et d’harmonie, voilà ce que nous formulons en ce début d’année 2026, alors que la morosité ambiante menace de fausser la partition de nos établissements. Nous nous retrouvons pour cette instance collégiale dans un climat qui hésite encore entre l’opéra-comique et la tragédie grecque. Si l’année 2025 s’est achevée sur une note législative forte avec la promulgation de la LFSS 2026, l’interprétation qui en est faite sur le terrain reste empreinte de dissonances majeures.

Une partition budgétaire entre bémols et mesures de rigueur

Le budget 2026 acté par la LFSS, affiche pour le médico-social un Objectif Global de Dépenses de 34,3 milliards d’euros. Si l’on peut saluer la création d’une nouvelle ressource issue du relèvement de la CSG sur les revenus du capital, apportant 1,4 à 1,5 milliard d’euros à la branche autonomie, le compte n’y est pas pour nos structures. En effet, la quasi-totalité de cette manne est siphonnée par la réduction du déficit de la branche plutôt que d’irriguer le quotidien de nos EHPAD.

Pendant que nous jouons ce « jeu de cache-cache budgétaire » où les 150 millions d’euros supplémentaires pour soutenir les EHPAD semblent bien dérisoires face aux besoins, certains établissements en sont réduits à l’improvisation, recourant à l’emprunt citoyen pour financer leur modernisation. La réalité est là, brutale comme une fausse note : le syndrome de la petite cuillère qui sonne comme une casserole ! Oui, le non-remplacement de simples petites cuillères peut aujourd’hui mettre en péril la santé des résidents d’EHPAD.

L’orchestration territoriale : symphonie ou cacophonie ?

Le paysage institutionnel subit une mutation structurelle profonde qui ressemble fort à une marche forcée. Les GTSMS sont désormais une réalité obligatoire pour les structures publiques autonomes depuis le 31 décembre dernier. Mais le flou persiste encore sur le niveau de reconnaissance des responsabilités qui seront assurées par les directeurs de ces groupements et de leurs établissements.

Parallèlement, le projet de décentralisation porté par le Premier ministre fait craindre une rupture d’égalité nationale, une sorte de « droit du code postal » où l’accès à l’autonomie dépendrait du département. Quant au Plan Grand Âge, promis pour le 12 février 2026, il ressemble de plus en plus à l’Arlésienne de Bizet : on l’attend, on en parle, mais la scène reste désespérément vide d’actions concrètes immédiates.

Il en est de même pour Serafin-PH : le tempo est si lent, qu’on risque de s’assoupir…

Chœur des directeurs : retrouver la justesse de l’engagement

Le moral des troupes est au plus bas. Un récent baromètre montre que 54 % des directeurs d’EHPAD ressentent un épuisement professionnel. Comment diriger avec sérénité quand les réformes s’empilent comme des strates numériques, parfois sans cohérence et sans que les moyens humains ne suivent ? Le choc démographique est là, et nous ne pouvons plus nous contenter de « promesses en l’air ».

Si, comme le dit la chanson, « la vie c’est moins désespérant en chantant », encore faut-il que la partition que l’on nous donne à jouer soit juste et harmonieuse.

Le solo oublié des D3S : un silence radio de l’administration

Dans ce grand orchestre de la Haute Fonction Publique, si certains réclament l’alignement, on peut dire que les D3S ont le sentiment d’avoir été « alignés » au sens le plus punitif du terme. Si la réponse statutaire du 30 novembre a permis une avancée pour les directeurs d’hôpital, reconnaissance légitime des responsabilités exercées, elle a créé chez les D3S le sentiment d’être exclus et méprisés, laissés sur le banc de touche de la réforme. Ils font pourtant preuve d’un investissement sans faille, doivent répondre aux exigences toujours plus conséquentes des démarches qualités, avec des indicateurs calqués sur le sanitaire sans les moyens et avec des contextes financiers intenables et engagent au quotidien, comme leurs collègues directeurs d’hôpital, leur responsabilité pleine et entière.

A cette absence de reconnaissance statutaire, s’ajoute de surcroît un ressenti des plus acerbes quant à la « gestion » des situations individuelles de nos collègues, y compris lorsqu’elles relèvent des actes les plus courants et ne suppose aucun arbitrage : Est-il acceptable qu’un collègue doive attendre près de quatre mois pour obtenir un arrêté de nomination, se retrouvant dans l’incapacité juridique de signer les salaires de ses agents ?

Si pour certains théoriciens du management, il convient d’envisager le « vide » comme potentiel de développement, en l’espèce, il est perçu comme absence totale de considération et plutôt synonyme d’abandon !

Plus de note discordante, trouvons l’harmonie

Le CHFO restera ferme et déterminé pour que les D3S ne soient plus la variable d’ajustement d’une gestion en pointillés. Si certains aujourd’hui semblent plaider l’innocence dans le sort statutaire réservés aux D3S, les intéressés se rappelleront qui a manqué à l’appel unitaire pour les embarquer dans la transposition de la réforme haute fonction publique, que ce soit en 2023, 2024 ou 2025…

C’est ce qu’on appelle pour le moins un couac, mais il n’est jamais trop tard pour apprendre le solfège de la négociation. Ce qui nous importe, c’est l’intérêt et l’avenir des collègues.

Le CHFO demande la reconnaissance de l’engagement et des responsabilités exercées par les D3S, avec la reprise immédiate de véritables négociations statutaires avec des grilles et des régimes indemnitaires qui permettent de retrouver l’harmonie et l’équité au sein des équipes de direction.

C’est avec force et conviction que nous formulons ces vœux.

LE SERVICE PUBLIC A UNE HISTOIRE, DONNONS-LUI UN AVENIR 

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