D3S : Face au déficit d'attractivité, il faut un nouveau statut. Vite !...

Publié le 30/03/2021Mis à jour le 31/03/2021

Lors de la dernière séance de la Commission Administrative Paritaire, le 25 mars , les syndicats représentatifs de la profession de D3S ont tous dit leur très ferme opposition à l’article 31 de la « Loi 4D ».

Le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière,  le même jour, a rejeté en bloc et à l’unanimité le rattachement à la Fonction Publique Territoriale des directeurs d’IDEF.

La fiction de la facilitation du pilotage de ces structures par les Conseils de Département n’a donc pas convaincu les professionnels …

Mais qui raisonnablement aurait pu en douter ?

Ce qu’il ne faudrait pas dès lors, c’est que, malgré une obligatoire deuxième présentation devant de CSFPH, les pouvoirs publics passent en force malgré tous les arguments avancés, les écueils, manques et incertitudes dénoncés.

Car, au-delà des craintes catégorielles, de la non prise en compte de la spécificité de métier, c’est avant tout de l’intérêt et de la sécurité des établissements, des équipes et des enfants pris en charge dont il s’agit ; c’est cela qu’il convient de préserver.

Les motivations qui sous tendent le projet ne sont pas clairement exprimées mais il ne fait guère de doute que l’objectif poursuivi n’est pas l’amélioration du service public.

Mais elles prêtent plutôt le flanc à une interprétation de logique pré-électorale de service rendu...

 

Plus spécifiquement à l’instance de ce jour, le CHFO souligne les points suivants :

Le décret emploi supérieur du 31 juillet 2020 – funeste à bien des égards ; et en particulier sur l’aspect démantèlement du dialogue social que ce texte introduit – a instauré une instance collégiale en lieu et place du comité de sélection.

Mais n’est pas à ce jour encore doté d’un règlement intérieur.

C’est pourquoi le CHFO a, la semaine passée, envoyé au CNG ses propositions d’amendement en insistant sur l’intérêt qu’il y a de disposer de critères d’inclusion ou d’exclusion des « short lists » clairs donnant des garanties quant aux parcours effectués par les collègues et limitant une ouverture trop grande aux contractuels ce qui serait interprétable comme une volonté de démantèlement du statut.

Par ailleurs, le CHFO insiste sur la nécessité d’une actualisation régulière – c’est à dire beaucoup plus fréquente que ce qui se pratique actuellement ! – des listes d’emploi : l’évolution des périmètres budgétaires et organisationnels des structures résulte d’une politique générale et il faut donc en tirer les conséquences à un rythme adapté, et avec une plus grande pédagogie sur la méthode pour éviter les multiples interrogations .

 

Enfin, sur ces premiers mois de fonctionnement de l’instance collégiale , on se doit de relever qu’une fréquence très élevée de parutions ne semble pas produire d’effet sur l’amélioration de la vacance des postes.

En effet , si en février sur 31 emplois ( 6 « fonctionnel » et 25 « autres emplois ») proposés (et qui ont suscité 43 candidatures dont 5 non fonctionnaires) , 4 ont été republiés.

Le 12 mars, pour les mouvements de chefs on constatait que sur les 30 postes publiés (6 « fonctionnel » et 24 « autres emplois ») 16 ont été non pourvus dont 14 pour candidatures non retenues !

Enfin aujourd’hui on dénombre, avant tout examen et sans compter les candidatures « doublonnées », 6 établissements qui seront sans postulation de collègues.

Certes, cela n’offre pas un recul important et tirer des enseignements peut paraître prématuré ; pour autant, la baisse de l’attractivité, a priori, ne devrait pas se guérir avec cette méthode.

Le CHFO a déjà eu l’occasion de le dire : la conjonction d’effectifs en baisse, de conditions d’exercice très difficiles et d’un statut qui a accumulé trop de retards quant à son évolution notamment sur l’aspect rémunération fait que le métier n’attire pas, n’attire plus et entre dans une spirale fatale…

D’où notre lourde insistance à ce que – enfin – le chantier statutaire soit ouvert, comme le demande l’ensemble des organisations syndicales, comme elles l’attendent depuis longtemps, comme elles l’espèrent à la suite des promesses qui avaient été formulées il y a plus de 10 ans...

 

 


Au titre des résultats , seront republiés :

         emplois accès échelon fonctionnel :

CH Sancerre (Cher) ; CH Buzençais et Châtillon & EHPAD Clion et Mézières (Indre) ; MECS Auxerre (Yonne)

        autres emplois :

CH Sartène (Corse) ; FDE Vals près-le-Puy (Haute Loire) ; EHPAD Hondschoote (Nord)