Trois points et puis c'est tout ...

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Une CAP au contenu très léger qui a été l'occasion pour le CHFO de mettre l'accent sur les dossiers à traiter en urgence

La CAPN des D3S s'est réunie au aujourd'hui pour la dernière de l'année, l'ordre du jour était succinct - la raison en tenant au rôle restreint désormais dévolu à cette instance pourtant majeure.

Voici donc les trois points que le CHFO a tenu à rappeler avec force dans sa déclaration liminaire (voir ci dessous) .

Pour ce qui est des titularisations prononcées, les résultats sont consultables en cliquant sur :

ce lien pour la classe normale

ce lien pour la hors classe

 

La déclaration du CHFO :

 

Madame la Directrice générale, mesdames messieurs, chers collègues ;

 

Pour cette dernière déclaration liminaire de l’année nous nous contenterons de trois points

 

En premier lieu, la pédagogie, dit-on couramment, consiste à redire plusieurs fois la même chose sous des formes différentes.

La disparité de traitement réservée aux agents au sein de la fonction publique hospitalière quant à leur rémunération nous en donne une nouvelle occasion On parle bien sûr ici du CTI , complément de traitement indiciaire.

Cette situation artificiellement créée est incompréhensible et cela est encore plus flagrant pour celles et ceux qui ont à en gérer les conséquences managériales immédiates vis à vis d’agents qui se côtoient et travaillent au sein d’un même établissement.

Elle est quasiment ubuesque lorsque l’on considère le risque (avéré et en marche) de concurrence entre établissements médico-sociaux de secteurs d’activité différents : on relève déjà quelques démissions et demandes de mutation en ce sens.

Les directeurs que nous sommes ont du mal à comprendre le pourquoi de cette décision gouvernementale hormis celui d’un argument financier quelque peu pusillanime au regard des sommes consacrées aux plans de soutien actuels (et dont nous ne remettons pas en cause la nécessité).

Pour autant, cette position aux relents dogmatiques contrevient de façon flagrante aux principes d’égalité de traitement et d’unicité qui prévalent pour la fonction publique : la même rémunération pour le même grade.

Il ne s’agit pas là d’égalitarisme mais bien de l’application de la même règle pour chacun ce qui est un des fondements majeurs du pacte républicain.

 

En deuxième lieu, et plus spécifiquement pour les D3S, le CHFO insiste sur l’urgence à traiter de la question de leur statut au moment où « les lignes bougent » (et sur ce point c’est tant mieux!) pour les personnels d’encadrement et les personnel soignants.

Mais elles bougent tant et si bien que les différences de rémunération entre catégorie A et catégorie A+ , les « «catégories managériales » vont s’estompant.

Ce qui pourrait être apprécié comme un signe manifeste de désintérêt et de déconsidération pour ces emplois de la part des pouvoirs publics et dont les niveaux de recrutement (en termes quantitatifs) apparaissent comme très préoccupants.

Assurément, cela participe de la désaffection dont notre corps souffre depuis de trop nombreuses années ; ce qui, au moment où doivent se mettre en place des réformes majeures pour le médico-social n'est pas le plus pertinent, le plus adapté ni le plus efficace.

En troisième lieu enfin, on se doit de considérer le fonctionnement de notre CAPN qui désormais se voit dotée d’une « voilure réduite », format mouchoir de poche, à telle enseigne que nous ne sommes même plus informés de la liste des sortants d'école et de leur lieu d'affectation!   Mais qui voit se multiplier les procédures disciplinaires à l’encontre des collègues !

Leur nombre va croissant et, sans préjuger du fond de chaque affaire, on ne peut que s’émouvoir, de s’inquiéter de cette augmentation.

Peut être faut-il voir là la manifestation d’une crise profonde sur laquelle le CHFO n’a eu de cesse d’alerter et qui , à ce jour, n’est pas pris en compte par le ministère. Cette multiplication de procédures est à n’en pas doter à corréler avec les conditions d’exercice, les réductions de moyens, les pressions multiples et accrues auxquelles les collègues sont confrontés.

Ne pas s’interroger sur cet aspect des choses peut être entendu comme un manque de responsabilité de la part des pouvoirs publics mais on peut compter sur le CHFO pour en rappeler l’importance, l’acuité, et la nécessité de son traitement.