Elle était composée de Philippe GUINARD, secrétaire général, Christine VERGNES secrétaire nationale DS, Etienne LESECQ bureau Ile de France, Bruno HIEZ bureau Nlle Aquitaine.

La délégation a présenté en substance les constats de dysfonctionnements, les inconnues et les lignes rouges dont vous trouverez le détail ci-après.
Il s’agissait de sensibiliser sur l’ampleur de la crise qui couve mais qui monte, mais l’objectif était aussi d’obtenir de premières réponses et l’engagement d’un nouveau cadre de discussion pour la suite.
Ce qui ressort de cet échange :
L’arbitrage politique d’une nouvelle étape d’universitarisation de la formation conduit, non pas à une réforme pédagogique mais à une révolution totale. En particulier le ministère de la santé perd la main et laisse les acteurs hospitaliers composer avec l’acteur universitaire.
La co-construction qui est sans cesse invoquée est une co-construction locale, interprétée variablement et donc avec des frictions. La dimension tripartite demeure, avec les IFSI, les Régions et les universités.
L’écoute attentive de nos interlocuteurs montre que s’ils ne découvrent pas les écueils déjà signalés lors des expérimentations, ils ont été interpelés par les exemples très concrets que nous leur avons donnés, en particulier sur la question des stages, et ils appellent à faire remonter les difficultés.
Il est admis que la parution du nouveau référentiel a été trop tardive, que le dossier d’accréditation est trop conséquent, et que donc des assouplissements vont être nécessaires.
Plusieurs mises au point ont été faites, par rapport à ce que l’on peut lire dans telle revue ou entendre à telle tribune : il n’est pas question d’effacer les GCS d’IFSI qui ont été construits et qui fonctionnent, ils peuvent être partie à la convention ; il est faux de dire que la future gouvernance est déjà définie.
En conclusion, l’entrevue s’est achevée sur deux ouvertures :
Que la concertation sur la gouvernance à mettre en place associe les représentants légitimes des Directeurs des soins que sont leurs organisations syndicales.
Que le périmètre de la réforme doit englober le statut des directeurs des soins, tant le lien est organique entre ce statut et la responsabilité des Instituts de formation.
Pour notre part, nous refuserons toute idée de démantèlement de nos missions, et porterons au contraire l’objectif d’une juste revalorisation pour tous les DS, c’est le moment.