Les actualités

Mois : avril 2021

D3S : avis de vacance d’emplois de chefs d’établissements du 27 avril 2021

Cet avis propose 13 emplois de chefs d’établissements dont 6 donnant accès à l’échelon fonctionnel : consulter l’avis

Le descriptif des emplois est publié dans les annexes de cet avis. Même si ce n’est pas indiqué dans l’avis, nous vous conseillons de demander au CNG la fiche de poste complète de l’emploi auquel vous envisagez de candidater.

Le délai de candidature court jusqu’au 18 mai 2021. L’instance collégiale qui établit les listes courtes de candidats se réunira le 17 juin 2021 et les choix définitifs seront communiqués le 26 juillet 2021.

La publication suivante est programmée pour le 25 mai 2021. La publication de postes d’adjoints aura lieu le 18 juin.

Le CHFO est à votre écoute pour vos projets de mobilité : 

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DS : avis de vacance d’emplois du 23 avril 2021

Cette parution propose 6 emplois, dont 5 en coordination de soins, et 1 en coordination d’Institut : consulter l’avis

Pour obtenir la fiche de poste, vous devez vous adresser directement à l’établissement.

Le délai de candidature court jusqu’au 14 mai 2021.

La lettre de candidature visée du chef d’établissement et accompagnée du CV est adressée au CNG par voie électronique : cng-mobilite.dirsoins@sante.gouv.fr
Le dossier complet de candidature doit être adressé directement à l’établissement recruteur.

La prochaine publication est prévue le 12 mai pour des emplois fonctionnels ; viendra ensuite la publication des emplois proposés aux Elèves directeurs des soins. Calendriers CNG

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D3S : avis de vacance d’emplois de directeurs adjoints du 23 avril 2021

Cette publication propose 36 emplois de directeur ou directrice adjointe : consulter l’avis

Un rectificatif du 4 mai 2021 a modifié l’intitulé d’un poste à l’E.P.D.A.H.A.A. à Arras : consulter l’avis modificatif

Pour obtenir la fiche de poste d’un emploi, vous devez vous adresser à l’établissement concerné. 

Le délai de candidature court jusqu’au 14 mai 2021 ; vous devez adresser votre candidature d’une part au Centre national de gestion à l’adresse électronique suivante : cng-mobilité.D3S@sante.gouv.fr.
Vous devez d’autre part adresser au chef d’établissement concerné votre candidature accompagnée de votre curriculum vitae, de votre lettre de motivation et des trois dernières fiches d’évaluation.

Les calendriers des publications d’emplois par le CNG sont en ligne :  Les calendriers CNG

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Instance collégiale D3S du 22 avril 2021 : le chfo rappelle le besoin de clarté et de clarification

Madame la directrice générale, chers collègues,

Nous voilà donc réunis pour la troisième instance collégiale D3S depuis le début de l’année, instance qui va devoir élaborer  les “short lists” pour quelques établissements alors même que les résultats du tour de recrutement précédent ne sont pas encore connus !

Pour le CHFO, cela a pour conséquence  de nous entretenir dans une apparence de candidatures en nombre suffisant, dans l’illusion d’une relative attractivité des postes alors qu’en réalité les postulations se chevauchent. 

En effet, dans bien des cas, ce sont les mêmes collègues désirant changer d’établissement, de poste, de mission et ne sachant pas ce qu’il est advenu – succès ou insuccès – de leur demande précédente qui se retrouvent dans l’obligation “d”enchaîner” les actes de candidature.

Outre la vision brouillée que cela donne du flux sur les postes aussi bien que du dynamisme et de la “santé du secteur”, cette situation présente également l’inconvénient, par le maintien des collègues dans les brumes de l’incertitude, de donner une mesure peu enviable de la considération qu’on accorde ainsi à leur carrière et à la manière de la mener.

C’est pourquoi le CHFO propose donc qu’un rythme un peu moins soutenu soit adopté et de revenir à quelque chose de mieux adapté aux réalités et à la “saisonnalité”, ce qui accessoirement améliorera le respect dû aux collègues.

Le CHFO demande également que soient systématiquement connus les motifs qui ont conduit à écarter des candidatures. C’est à cette condition que l’instance collégiale peut élaborer et prendre ses décisions de manière éclairée.

Sur un plan plus général, l’annonce faite par M. le Président de la République relative à la suppression de l’ENA ou du moins à sa future transformation dans un ensemble plus vaste et plus général, se situe dans la ligne tracée par le rapport Thiriez.

Le CHFO avait dès sa parution fait part de son attentif positionnement.

Mais la refonte des écoles de service public, dont l’EHESP, ne saurait faire obstacle à ce que nous réclamons depuis des années : la révision statutaire pour les D3S.

On fera grâce à cette instance des arguments en faveur de cette révision, arguments qui ne font que se renforcer ; nous continuons d’insister lourdement sur le caractère urgent et impérieux qu’il y a à la mener : la proposition 31 du rapport précité suggérait justement d’avancer à court terme le chantier de la fusion des corps DH et D3S.

Un dernier mot enfin pour saluer celle qui vient de quitter cette instance, et lui dire toute l’estime et le respect mais aussi toute l’amitié que les représentants du CHFO ont eus pour Annick Van Herzele,cela va constituer pour vous, à n’en pas douter Madame la Directrice Générale, un rude challenge de la remplacer…

 

Les republications :

  • maison d’accueil spécialisé d’Andelot (Haute-Marne)
  • EHPAD de Steenbecque et de Haverskeque (Nord)
  • Pôle adolescents du Val-de-Marne à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne)
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Instance collégiale du 20 avril 2021 : la crise ne doit pas devenir la norme

Vous trouverez ci-après la déclaration des représentants du CHFO.

La déclaration liminaire des représentants CHFO :

Le travail de l’Instance collégiale pour contribuer au recrutement sur des emplois à haute responsabilité ne peut rester étranger au contexte dans lequel s’exerce le pilotage des établissements de santé.

Ce qui prime aujourd’hui encore c’est la crise sanitaire et les tensions multiples qu’elle génère.

Ce qui inquiète, c’est la perception d’une coupure entre les préoccupations des professionnels et celles des dirigeants du pays. Certes même s’ils tiennent la distance, les professionnels sont rincés par la succession des épreuves. Cela pourrait rendre irritable ou insensible mais cela n’empêche pas de réfléchir et de se projeter.

La nécessaire relance du service public hospitalier

Ce qui pointe c’est la crainte d’une grave dépression sur les ressources humaines hospitalières. La relance de l’activité du secteur marchand est une priorité des pouvoirs publics ; mais la relance du service public hospitalier va être un défi d’ampleur : le décrochage vis-à-vis du secteur privé se creuse dans la nouvelle phase de la crise, les vocations pour l’hôpital semblent se tarir, avec un risque restructurant qui réjouira les éternels cost-killers à l’affût des opportunités. Il faut une traduction concrète des annonces du SEGUR, une traduction consistante et large, loin des corporatismes étriqués, mais à la hauteur des attentes de nos équipes qui entendent chaque semaine les annonces à coups de milliards du ministre de l’économie.

La crise ne doit pas devenir la norme

Mais pour assurer la relance du service public hospitalier, la crise ne doit pas devenir la norme, et ce qui est admis en gestion de crise ne sera pas toléré dans la durée. Il y a chez nos collègues la vague impression que l’on profite du fait qu’ils ont le dos tourné… C’est une perception inquiétante, car les établissements ont besoin de pilotes engagés, et confiants, et non d’exécutants à la merci des humeurs changeantes d’une tutelle, voire des conflits entre tutelles.

Les soubresauts connus par cette instance collégiale font partie de ce paysage de crise dont il faut sortir. Ils illustrent cette impression des coups en douce pendant qu’on est occupé.

Aujourd’hui, nous souhaitons la bienvenue aux nouveaux membres au sein de cette instance même si leur arrivée se situe dans le sillage d’effets pas si secondaires, et dont la récurrence n’est ni exclue ni souhaitée…

Un mauvais signal de plus

Les personnalités sollicitées pour participer aux travaux ont assez d’expérience pour entendre que le nouveau format donné à l’instance collégiale n’est pas pour nous un signal positif. Après avoir choisi de placer les représentants des directeurs à un rang consultatif, il a donc été décidé de modifier le nombre de membres délibératifs. A chaque étape, on semble vouloir économiser sur le dialogue social et renoncer un peu plus à la co-construction des décisions.

Nos craintes ne sont donc pas effacées sur la contagiosité du variant parisien surgi au mois de janvier ; nous avons dû décider une injection de contentieux, et nous ferons le nécessaire pour éviter un cluster. Si besoin, nous disposons des doses nécessaires pour les rappels, mais nous aspirons évidemment à des travaux plus constructifs.

Jamais notre présence ne servira à cautionner des entorses aux valeurs et principes d’équité et d’impartialité qui doivent régir l’accès aux emplois. Nous ne cautionnons pas, mais nous ne renonçons pas.

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Quand les tableaux d’avancement n’avancent pas…

Le CHFO vous a informés avec le plus de clarté et de transparence possible sur le mauvais coup infligé aux DH avec l’instauration du taux de promotion à la hors classe qui freine la progression de carrière des jeunes collègues (voir plus loin).

Il faut compléter le tableau en ce qui concerne la deuxième partie de carrière, en faisant le point sur les promotions à la classe exceptionnelle.

Pour mémoire

La classe exceptionnelle est le troisième grade du corps. C’est un grade dit à accès fonctionnel (GRAF), accessible donc en raison des fonctions exercées. Il est contingenté à hauteur de 20% de l’effectif du corps. Il est alimenté par trois viviers : le vivier I correspond principalement aux emplois fonctionnels et à des emplois de même niveau dans le secteur public, le vivier II correspond à un deuxième niveau d’emplois à haute responsabilité et comprend 9 catégories d’emplois listés par arrêté, le vivier III permet de promouvoir des collègues qui ont un parcours exceptionnel en dehors des listes précitées, ce dernier étant lui-même contingenté à 20 % des promotions.

La situation en 2021

Depuis le premier tableau d’avancement en 2015, 352 collègues ont été promus jusqu’en 2020. Début 2021, ils sont 240 présents dans l’effectif des DH, sur un total de 2942 (soit 8,2%). Nous sommes donc très loin du quota de 20% après 6 tableaux d’avancement. Nous avons même relevé qu’après avoir promu 51 collègues en 2020, le nombre de DH en classe exceptionnelle est revenu à son niveau de l’année précédente !

Pour cette année le nombre de promus augmente légèrement, avec 63 inscrits au tableau. Vous trouverez ci-après notre analyse précise de ce tableau d’avancement.

Les collègues remplissant les conditions statutaires de durée sur les emplois du Vivier I et du Vivier II sont un peu plus nombreux et l’application des Lignes directrices de gestion pour le vivier III a été affinée par le CNG, comme nous l’avions demandé lors de la préparation du tableau 2020. Le CHFO regrette que des propositions positives du CNG aient été remises en cause par certains représentants des directeurs, ce n’est pas notre conception de la défense de vos intérêts. Pour autant, nous sommes parvenus finalement à un tableau amélioré par rapport à la proposition initiale du CNG.

Cependant, au vu des constats sur les années précédentes, il est probable que cette évolution ne permette pas de progresser fortement vers le quota de promotion.

Il faut changer de braquet

Dès 2019, et malgré les changements de règles intervenus pour ce tableau (création du 3ème vivier, réduction des durées exigées de fonction), le CHFO alertait sur une approche trop malthusienne, malgré les propos rassurants de certains de nos collègues annonçant que c’était une montée en charge progressive et « qu’on y arriverait ».

Les données de cette année montrent que le quota de 20% risque de rester très théorique si les règles ne sont pas changées. Il est impératif de restaurer une vraie perspective tout au long de la carrière, une motivation à progresser et une reconnaissance de l’engagement.

La mise en œuvre réelle des possibilités de promotion au troisième grade nécessite donc plusieurs changements

En premier lieu il s’agit de réviser la définition des emplois fonctionnels, puisque depuis plusieurs années, nous voyons leur nombre diminuer en deçà du quota, du fait des directions communes. Nous demandons que la gestion des emplois soit mise en adéquation avec la politique voulue par les pouvoirs publics. Cela permettra à tout le moins d’alimenter le vivier I à due concurrence.

En second lieu, il faut revoir la définition des autres fonctions « GRAFables » dans le cadre du vivier II. Le nombre de collègues éligibles à ce titre reste faible chaque année, du fait d’un liste restrictive et qui n’est plus adaptée au contexte, en particulier avec les GHT et les directions communes.

Et en troisième lieu, il faudra poursuivre une prise en compte plus complète des critères de parcours pour ouvrir les possibilités d’accès par le vivier III, à due concurrence pour permettre d’appliquer le ratio de 20%.

Pour le CHFO, ce sujet est une priorité de travail de cette année dans les chantiers à mener avec la DGOS.

C’est aussi le cas pour la promotion à la hors classe.

L’instauration du taux de promotion se traduit par une iniquité forte qui pénalise l’attractivité de notre corps. Il n’est pas question d’en rester à la situation créée avec le tableau d’avancement décidé dans la précipitation en mars, et la révision des règles doit être négociée au plus vite.

En 2021 plus que jamais, le CHFO est à vos côtés pour une juste appréciation de la valeur professionnelle et des contraintes d’exercice.

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DH : résultats du mouvement 2021-1 pour les emplois fonctionnels et de chefs d’établissements

La publication comportait 6 emplois fonctionnels et 1 emploi de chef d’établissement non fonctionnel

L’instance collégiale s’est réunie le 16 mars pour arrêter les listes de candidats présélectionnés. 

Le CNG publie aujourd’hui la liste des candidats retenus  :

consulter les résultats

consulter le site du CNG : emplois fonctionnels   emplois non fonctionnels

Les candidatures aux emplois fonctionnels et de chefs d’établissements publiés le 16 février 2021 seront examinées lors de l’instance collégiale du mardi 20 avril 2021.

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DH : avis de vacance d’emplois fonctionnels du 15 avril 2021

La publication  propose 5 emplois fonctionnels dont 2 de groupe II et 4 de groupe III : consulter l’avis.

Ce qu’il faut retenir en substance de la procédure de recrutement :

Le délai de candidature court jusqu’au 6 mai. Les candidatures reçues seront examinées lors de l’instance collégiale du 15 juin 2021 pour arrêter la liste courte. Le choix définitif sera communiqué par le CNG le 19 juillet 2021.

Le CNG maintient les modalités de transfert électronique des dossiers de candidature instaurées au printemps 2020.

Si la publication de “l’offre d’emploi” est plus détaillée que précédemment, elle est cependant une version condensée de la fiche de poste complète. Aussi, nous vous invitons à demander les fiches de postes au CNG.

La prochaine publication d’emplois fonctionnels et de chefs d’établissements est programmée pour le 19 mai 2021.

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CONCOURS 2021 : ouverture des inscriptions le 12 avril 2021

En résumé, pour les DH, D3S et DS, la plateforme d’inscription doit être ouverte ce lundi 12 avril 2021. Pour les attachés d’administration, ce sera à partir du 10 mai. Les inscriptions se font en ligne à partir du site du Centre national de gestion (cf. infra).

A noter parmi les nouveautés que le Décret n° 2021-334 du 26 mars 2021 a supprimé la limitation du nombre de présentations pour l’ensemble des concours.

Autre innovation pour les concours DH et D3S, la création d’un concours externe spécial par “l’Ordonnance n° 2021-238 du 3 mars 2021 favorisant l’égalité des chances pour l’accès à certaines écoles de service public”. Cela conduit à augmenter le nombre de places pour ces 2 concours en 2021.

Malgré la difficulté des temps, il faut encourager à présenter ces concours ; la formation à l’EHESP prépare à de beaux métiers, avec des responsabilités et missions diversifiées. Contrairement à une légende entretenue par quelques esprits chagrins, il n’y a pas d’inflation du nombre de directeurs dans nos établissements, les effectifs ont diminué depuis 10 ans, et la relève est nécessaire !!


Principales informations propres à chaque concours 

Directeur d’Hôpital

Directeur d’établissement sanitaire social et médicosocial

Directeur des soins

Attaché d’administration hospitalière

CAPN DH du 6 avril 2021 : l’après-crise, partie remise ?

La déclaration liminaire des représentants CHFO

Cette CAPN se réunit à un moment où la disponibilité d’esprit de nos collègues est proche du zéro absolu, tant la pression de la troisième vague épidémique est forte sur nos établissements. Même la participation à cette instance est difficile pour nous en cette période.

Les difficultés pour faire face sont permanentes depuis des mois et elles vont aujourd’hui en s’accroissant. Les renforts invoqués le 31 mars pour parvenir à armer 10000 lits de réanimation sont très théoriques. En réalité, la réponse aux besoins de soins critiques pour les patients COVID ne va être possible que par un mouvement massif de déprogrammation d’autres soins. Des choix ont été faits, qui ne laissent plus le choix à nos équipes.  

Les applaudissements évanouis ont été évoqués par plusieurs, et nous voulons absolument empêcher que prospère l’idée d’un hôpital contre l’économie, contre la liberté, contre la société. Ce qui est mis en œuvre aujourd’hui, ce qui devra être amélioré demain, ce n’est pas pour protéger l’hôpital mais pour protéger des vies humaines.

Nous n’avons plus le temps de la polémique, nous demandons pour l’avenir que l’impact sanitaire de ces choix soit analysé en toute indépendance, et que des méthodes alternatives d’adaptation de notre système de soins soient réfléchies.

Pourtant aujourd’hui, nos craintes sont grandes de voir l’après crise tourner à la méprise.

On pourrait appeler à l’indulgence en considérant que tout le monde est actuellement mobilisé sur la gestion de crise. Mais les mois qui viennent de s’écouler ont montré qu’il restait du temps à certains pour tantôt poursuivre des actions illustrant la persistance des vieux réflexes, tantôt s’occuper de la carrière de tel ou tel, tantôt perpétrer de nouveaux coups bas démobilisateurs pour les cadres hospitaliers dans leur ensemble ou les DH en particulier.

Des travaux confus et insécurisants sur la gouvernance

Sur le plan de l’organisation et de la gestion de nos établissements, nous avons ainsi à déplorer des travaux confus et insécurisants sur la gouvernance. Nos collègues Directeurs des soins s’en souviendront longtemps et savent pour la suite qu’il y a loin des bonnes paroles aux actes. Le résultat s’annonce complexe et compte tenu des conditions d’élaboration de la partie législative, nous demandons encore une confirmation des arbitrages sur les textes réglementaires.

Une mise en œuvre gâchée du protocole SEGUR

Sur la mise en œuvre du protocole carrières et rémunérations, nous déplorons ce jeu du chat et de la souris qui dure depuis des mois sur le périmètre de mise en œuvre du CTI. D’un côté on fait les louanges de la coopération entre le sanitaire et le médicosocial, on signale l‘urgence de restaurer l’attractivité des métiers, et de l’autre on crée des écarts incompréhensibles entre services ou établissements voisins. Voilà comment on aboutit à un mot d’ordre de grève pour demain 8 avril, alors que tout cela aurait dû être du positif. Et l’inquiétude grandit de ne pas connaître le retour des arbitrages sur les négociations pour les catégories A, comme si la signature de notre ministère était sous curatelle.  

Nous déplorons aussi les efforts déployés pour rendre opaque le financement du protocole en 2021. Pourquoi rendre encore plus illisible la tarification, alors que la réalisation des activités est complètement perturbée et que le système doit profondément évoluer ?

Non vraiment, il faut prendre la mesure de la crise que nous connaissons, il faut tomber les vieux habits, quitter les vieux réflexes.

Pour les cadres hospitaliers qui doivent piloter les établissements il faut des signaux positifs et mobilisateurs. Nous pouvons en citer quelques-uns :

  • Plutôt que de regarder s’effriter le nombre de postulants au concours, nous demandons que le ministère et le CNG accompagnent l’ouverture des inscriptions la semaine prochaine par une campagne active et positive sur les perspectives de nos métiers, et que des actions concrètes soient engagées pour améliorer la situation des élèves à l’EHESP.
  • Plutôt que de discuter de lignes directrices de gestion sinueuses, nous demandons que s’ouvre la discussion sur la stratégie RH pluriannuelle du ministère pour les directeurs, sur les effectifs, la définition des emplois, les perspectives dans les GHT, etc.
  • Plutôt que de décider de mettre en minorité les personnalités qualifiées au sein de l’instance collégiale pour l’accès aux emplois supérieurs, nous demandons que soient favorisés la co-construction des décisions, le respect de l’impartialité et la prévention des conflits d’intérêt.
  • Plutôt que de passer toute décision statutaire à la toise du versant étatique, nous demandons que la réalité de l’hôpital et des parcours hospitaliers soit prise en compte pour la promotion à la hors classe.

Tout cela est simple mais concret, et ne peut s’accommoder de quelques réponses lénifiantes.

Ajoutons, puisqu’il est question d’évaluation lors de cette CAPN, que nous demandons un bilan rapide de la campagne 2020, et que nous n’admettrons pas, quelles que soient les difficultés de l’exercice, qu’une ARS décrète une année blanche pour les directeurs précisément cette fois.

Il y a des signaux qui ne peuvent tromper.

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