PARMI LES URGENCES : LA NECESSAIRE REFORME DU FINANCEMENT DE L'HOPITAL

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Alors que vient de paraître l'arrêté définissant les conditions de la garantie de financement des établissements de santé en 2020, le CHFO alerte sur un effet d'horizon dont il faut se défaire : on ne pourra revenir à la T2A antérieure à la fin 2020.

Le CHFO s'en est déjà expliqué, nous ne sommes pas sortis de la crise et les acteurs de premières lignes que nous sommes sont avant tout engagés dans la mise en oeuvre de la nouvelle phase, très complexe, qui voit cohabiter la prise en charge d'une épidémie active et la reprise des autres segments d'activité, que ce soit dans les établissements de santé, les EHPAD, les établissements accueillant les enfants et adultes handicapés, ou encore les établissements sociaux.

Pour l'Hôpital, dès le surgissement de la crise sanitaire, l'inadaptation du mécanisme actuel de financement des activités de soins par la T2A a éclaté. Il était donc nécessaire de le mettre entre parenthèses. Mais la crise ne sera pas qu'une simple parenthèse, car le fonctionnement de nos établissements est durablement transformé, alors qu'ils sont déjà affaiblis par les économies demandées sur les 10 dernières années avec le calcul rationné de l’ONDAM

C'est ce qu'explique la note ci-jointe en montrant que le retour au "business as usual" n'est pas pour demain.

C'est pourquoi l'un des chantiers urgents à ouvrir est celui de la réforme du financement : l'avenir n'est pas écrit mais nous ne voulons pas qu'il s'écrive sans nous, acteurs hospitaliers.

Nous avons connu d'un côté la déflation sur les tarifs qui a entraîné course au volume et paupérisation, avec une dépendance aux banques sourdes à nos missions de service public, et de l'autre côté la glaciation des dotations qui a entraîné rationnement et paupérisation (cf. la psychiatrie). L'avenir radieux ne sera pas dans un mélange mi-chèvre mi-chou de ces deux maux. 

C'est la logique même de construction de l'ONDAM qui est à revoir, ce qui obligera à sortir d'un débat technicien. Il devra donc associer tous les acteurs de l'hôpital, mais aussi les élus et les usagers.

Consultez la note du CHFO