CAPN D3S du 17 octobre 2019 : l'attractivité en question !

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Le CHFO vous communique les résultats de la CAPN D3S de ce jour ainsi que la déclaration de nos représentants.

La déclaration liminaire des représentants CHFO

"Madame la Directrice générale,

chers collègues,

Tout d’abord qu’il nous soit permis de saluer l’arrivée de Madame Parier à la tête du CNG.

 Et si cette nomination n’est plus exactement d’une actualité brûlante, c’est tout de même la première fois que vous présidez, madame la Directrice générale, une instance D3S.

Votre tâche ne sera pas aisée, tant le climat dans les établissements est troublé un peu plus chaque jour, tant les crises qui les secouent sont chaque jour plus aiguës.

Mais également en raison des sujets qui « sont sur la table » :

Qu’il s’agisse de la loi fonction publique du 6 aout 2019, de la loi Santé du 24 juillet 2019, de la réforme du secteur grand âge faisant suite au rapport Libault et juste avant le rapport El Khomri, de la réforme SERAPHIN pour le secteur handicap… les attentes – c'est-à-dire les craintes (abondantes) et les espoirs (incertains) – sont nombreuses.

Renforcer l'attractivité de tous les métiers du médicosocial, D3S compris !

Les D3S auront à relever les divers défis que ne manqueront pas d’apporter ces différents changements (on hésite à utiliser le mot réforme tant certains d’entre eux sont éloignés de l’idée de progrès !) ; ils auront à les appliquer, conscients qu’ils sont de leur devoir et de leurs missions.

Mais, au rythme actuel des départs et arrivées dans le corps, en restera-t-il suffisamment pour le faire ?

A l’instar de nos collègues DH et DS le corps des D3S subit en effet une érosion certaine et réellement préoccupante.  Ainsi, le déséquilibre actuel entrées/ sorties s’établit de la manière suivante : environ 100 entrées dans le corps par an pour 72 départs en retraite et 46 titularisations dans le corps des DH. (Moyenne établie sur les 5 dernières années sur les éléments du bilan social du CNG).

Il souffre d’une désaffection réelle due, à n’en pas douter, aux conditions d’exercice plus difficiles, aux contraintes accrues, aux marges de manœuvre réduites au point d’en être inexistantes, aux injonctions paradoxales, à la non prise en considération du corps au point d’être ressentie comme l’expression d’un mépris profond.

Et pour ne prendre qu’un seul exemple pour illustrer ce propos, on rappellera que les D3S n’ont, malgré deux protocoles, connu aucune revalorisation, aucune avancée  depuis plus de 11 ans !

PLFSS 2020 : une amorce qui n'est pas à la mesure de l'urgence

Les annonces contenues dans le PLFSS peuvent cependant laisser entrevoir des améliorations futures pour le secteur médico-social si l’on considère « les têtes de chapitre ».

A cet égard, le CHFO veut y voir l’effet des mobilisations de tout le secteur ces derniers temps, à commencer par celle de janvier 2018 pour laquelle Force Ouvrière a été un des moteurs principaux.

Depuis, elles se sont succédé jusqu’au mouvement de ces derniers jours dans les EHPAD pour lesquels le CHFO apporte son soutien plein et entier.

Toutefois, à la lecture plus attentive de ce PLFSS, l’enthousiasme se trouve largement tempéré lorsqu’on considère les montants qui sont consacrés, les calendriers envisagés et les montants financiers hasardeux induits !

Les demi-mesures et la procrastination en la matière sont moins que jamais de mise : face notamment aux difficultés croissantes de recrutement, de l’aide soignant au médecin en passant par les infirmières et les directeurs, face aux besoins criants en termes de création de places, face aux manques d’investissements pour l’existant (matériels comme cadre bâti), le CHFO interpelle les pouvoirs publics sur l’impérieuse nécessité d’un plan d’urgence pour le secteur.

Nous ne nous laisserons pas entraîner vers une opposition stérile entre domicile et établissement, les deux réponses sont nécessaires pour faire face aux besoins générés par le  vieillissement de la population.

Mais si la future Loi Grand Age donnera des réponses, celles-ci seront largement conditionnées par les moyens qui seront consacrés.

Lorsque l’Etat veut aller vite, il sait le faire. Nous n’en voulons pour preuve que les décisions prises en matière d’allégements fiscaux ou de d’allégement de cotisation sociale, sans parler du démantèlement du statut de la fonction publique.

Il serait  bien venu que le même zèle soit apporté à la résolution de ces problèmes si cruciaux.

Enfin, sans assombrir davantage le tableau, sachons profiter de ce moment de dialogue social avant que les cartes ne soient redistribuées pour une réduction de la compétence de cette CAP qui est débattue ce jour même  au Conseil commun de la Fonction Publique."

Les résultats de la CAPN

Entrées dans le corps et titularisations

Positions (détachements, disponibilités, mises à dispositions)

Mouvements de directeurs adjoints