CAP D3S : Il est plus que temps...

Version imprimable
Ci après, la déclaration liminaire du CHFO à la CAP D3S du 2 mars 2017

Les positions de Force ouvrière en matière statutaire ou hospitalière sont bien connues et nous les rappelons avec vigueur chaque fois que l'occasion nous en est donnée.

Ainsi, pour notre organisation, la recherche de la "performance" lorsqu'elle est l'avatar ou "l'habillage moderne" de la rentabilité ne saurait constituer l'alpha et l’omega de l'action publique, de l'hôpital public, du secteur médico-social public.

Bien pire : les deux notions sont, à nos yeux, bien souvent contradictoires.

De même, la défense du statut de la fonction publique, y compris hospitalière, est la pierre angulaire du respect du principe de neutralité lequel est un des fondamentaux de notre République.

C'est donc tout à la fois avec colère et tristesse que nous constatons que nos craintes, maintes fois exprimées, se sont avérées. 

Le 23 février dernier, en effet, les pseudos concertations auxquelles les pouvoirs publics nous convient ont révélé leur vraie nature : nous ne sommes plus dans une logique de petits pas, ni même dans du piétinement mais bien dans le recul statutaire !

Et le CHFO n'entend pas cautionner les régressions qui ont été proposées.

Ainsi l'introduction d'une idée de ratio promu /promouvable en plus de l'obligation de mobilité(s) pour accéder à la hors classe est totalement inacceptable, c'est bien pourquoi nous avons quitté la table que - faute de terme adéquat - on continuera d'appeler bien improprement de négociation.

C’est aussi pour ces raisons que le CHFO s’associe pleinement au mouvement de grève du 7 mars prochain, initié par notre Fédération et notre Confédération.

Notre pays va très prochainement être appelé aux urnes.

FO, conformément à ses principes d'indépendance, ne donnera à cette occasion aucune consigne de vote ni au premier ni au deuxième tour. 

Quel que soit le résultat,  une équipe gouvernementale nouvelle va être appelée aux affaires.

Nous formons l'espoir que celle-ci adopte  des méthodes différentes et que les mots retrouvent leur vrai sens : que les négociations prennent en compte les points de vue et cherchent si ce n'est le compromis du moins l'accord équilibré, que les consultations soient de vrais échanges d'arguments, que les conventions fassent l'objet de confrontations sincères et raisonnées ...

Tout ce à quoi nous ne sommes plus habitués depuis bien trop longtemps.

 

Pour ce qui est spécifiquement de cette CAP, on relèvera que les mouvements de détachements vers le corps des DH ne se ralentissent pas.

La conclusion à en tirer est pour nous toujours la même, est-il encore besoin de la reformuler ?

On relèvera également le nombre  - malheureusement habituel - d'établissements sans aucune candidature en première intention (26% de l'offre).

Lorsqu'on parle de déficit d'attractivité, c'est à cette aune-là qu'il convient de la mesurer : ni la carrière - c'est à dire crûment la rémunération et les perspectives - ni les conditions d'exercice sont de nature à convaincre les collègues d'aller venir s'investir dans des établissements notoirement sous dotés et soumis à des exigences intenables.

Ce qu'il convient en outre de pointer - et cela à notre avis est de nature à donner une coloration utile à nos travaux et décisions, - c'est l'accentuation des pressions et de regroupements de structures menées de façon autoritaire, sans respect des établissements et de leurs équipes à commencer par celle de direction ou de leur directrice / directeur lorsqu'il ou elle est seul(e) à la tête de la structure.

Les exemples sont nombreux, et tous autour de cette table pouvons en citer plusieurs.

Et s'il est vrai que les services du CNG s'efforcent de trouver des solutions individuelles pour compenser les effets très durs que les collègues ont à subir – à cet égard nous rendons hommage à leur action - il n'en reste pas moins vrai que ne pas surexposer les directeurs et/ou les utiliser comme fusible reste encore la meilleure méthode!

Les orientations suivies depuis plusieurs années ne vont pas le bon sens, les professionnels du secteur ne cessent de le répéter.

Le sort réservé et les signaux envoyés aux agents de la FPH et parmi ceux -ci les directeurs sont totalement désespérants.

A telle enseigne que l'on en vient à se demander si véritablement les pouvoirs publics veulent poursuivre une action médico-sociale digne de ce nom, digne de notre pays.

Il est plus que temps de revoir les copies et qu'enfin les promesses soient tenues.

 

Madame la Présidente,

Madame le directrice générale,

Mesdames, messieurs, chers collègues,

Merci de votre attention

Gilles CALVET et Jean Claude CHALANCON

 

Les résultats

TA hors classe complémentaire

entrées dans le corps

mouvements des directeurs adjoints

nominations